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bloody valentine (my)

bloody valentine (my)
Aka: meurtres à la st-valentin

bloody valentine (my)

Dans un petit village d'Amérique, de jeunes mineurs attendent avec impatience le bal qui célébrera la Saint Valentin. Et tout le village participe, les jeunes et les moins jeunes, les commerçants, le maire, à décorer la ville avec de jolis coeurs rouges pour l'occasion. Cependant, le tenancier du bar avertit tout ce monde qu'il y a un mauvais présage sur ce jour de fête et qu'il vaudrait mieux ne pas la célébrer...
En effet, il y a une vingtaine d'années, quatre mineurs étaient décédés suite à un éboulement dans la mine car les contremaîtres, pressés de se rendre à la fête, n'avaient pas pris toutes les précautions de sécurité avant de sortir. Un seul avait survécu : Harry Warden. C'est ce Harry qui, un an plus tard, tua les contremaîtres et menaça le village de tuer quiconque oserait penser à célébrer cette fête...
Mais comme celui-ci est interné à l'asile et qu'il ne peut logiquement plus tuer, personne n'écoute le tenancier. Et c'est le coeur plein de joie et de légèreté que le village se prépare à célébrer l'amour en ce jour de St Valentin.
Mais l'ombre de Harry Warden rôde encore...


meurtres à la st-valentin

Dès le générique, on sent qu'on va visionner un bon petit slasher. Quoi de plus intéressant que l'atmosphère oppressante de la mine pour réaliser des meurtres sanglants ? L'obscurité, aidant, c'est le lieu approprié pour commettre des délits sans être aperçu. C'est aussi le lieu approprié pour trouver ses victimes parmi tous ces jeunes en mal de sensation ou qui recherchent un coin tranquille pour faire des câlins à l'abri des regards indiscrets...
Et dans la mine, il y a ... ? des mineurs, bien sûr, affublés de masques énormes pour pouvoir respirer. Intéressant pour notre réalisateur qui peut rendre incognito son tueur de façon aisée. Ainsi, il peut surgir de nulle part, et nous surprendre en brandissant son pic sanglant !
Donc dans ce lieu obscur et angoissant, tous les sons (bruits amplifiés de respiration à travers le masque, ampoules qui explosent, bruits de pas), participent à rendre de plus en plus oppressant le lieu de l'intrigue.


bloody valentine (my)

D'autant plus que ce lieu sinistre côtoie un autre lieu, coloré, joyeux, vivant, qu'est la ville et plus particulièrement la salle de la fête.
George Mihalka évidemment joue avec ces contrastes, puisqu'il y introduit notre affreux tueur. Celui-ci vient semer la pagaille dans ce paradis terrestre où tout n'est que joie et libertés. Et voilà que les amoureux éperdus reçoivent des boites de chocolats en forme de coeur qui contiennent de vrais coeurs tout frais arrachés aux victimes de notre farceur de tueur.
Ce genre d'acte est trop horrible pour être réel, mais l'espace d'un instant, cette idée traverse l'esprit du spectateur, qui le sursaut au coeur se dit : "et si c'était réel ?"...
Le concept est ancestral, vu et revu, et étonnamment on se prend au jeu. Peut être parce que le rythme n'est pas lent, que les meurtres sont parfois originaux. Mais le grand coup de maître de George Mihalka, est de garder le suspense jusqu'à la fin quant à l'identité de son tueur.


meurtres à la st-valentin

Les personnages sont à la fois très simples et très complexes.
Tellement simples, qu'on a même du mal à avaler que ces jeunes gens, de toute évidence majeurs et adultes (puisqu'ils travaillent à la mine), soient aussi adolescents et naïfs dans leurs comportements... on se croirait parfois à la "boom". Les années 80 en supplément. Ceci constitue la principale faiblesse du film. Mais on pardonne aisément ce côté puéril, car comme pour l'ambiance, le réalisateur a joué avec les contrastes pour les personnages.
En effet, ils constituent principalement des stéréotypes : on a droit au flic habituel, au maire de la ville, aux jeunes rivaux qui lorgnent sur la même dulcinée, aux post-adolescents qui ne pensent qu'à danser et à faire des galipettes... Mais certains ont quelque chose qui, soit dans leur attitude, soit dans leur vécu, pourrait faire penser qu'ils sont le tueur. Et le réalisateur brouille habillement les pistes. De sorte que ceux que l'on soupçonne ne sont jamais présents lors des crimes... à tel point qu'on se dit que le tueur est peut être aussi Harry, qui se serait échappé de l'asile. Le secret ne sera percé qu'à la toute fin. Et ce n'est sûrement pas moi qui vais vous le révéler. Car tout l'attrait du film est là.


bloody valentine (my)

Ainsi, même si la réalisation est parfois empreinte de défauts typiques des années 80, le film se tient. Nous avons un bon suspense, une bonne intrigue, un sujet intéressant, des acteurs qui jouent correctement, une ambiance oppressante, un décor lugubre... et certains pourront même frissonner d'horreur l'espace d'une ou deux secondes.
Bref, "My bloody Valentine" est un bon petit slasher, sans trop de prétentions, mais intéressant. Les points communs avec d'autres films connus du même genre, tel "Halloween", ou du type "Silent Night, Deadly Night" sont flagrants, notamment par le sujet : un personnage, traumatisé par un événement qui s'est déroulé un jour de fête précis, pète un plomb et tue tout ce qui bouge... L'idée n'est pas en soi originale. Ceci dit, la plupart de ces slashers contiennent des longueurs, ou encore prêtent à rire, alors que "My bloody Valentine" est divertissant et intéressant.
On pourrait d'ailleurs le rapprocher du célèbre "Vendredi 13" ("Friday the 13th"), réalisé un an auparavant et auquel le réalisateur fait franchement référence.
Ainsi, "My Bloody Valentine" se distingue de ses congénères et tire son épingle du jeu.
Il se regardera entre amoureux, bien au chaud dans son fauteuil, un soir de Saint Valentin...


bloodyjane

Affiche(s)

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