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tumba de los muertos vivientes (la)

tumba de los muertos vivientes (la)
Aka: le trésor des morts vivants, bloodsucking nazi zombies, el desierto de los zombies, grave of the living dead, oasis of the zombies, the oasis of the living dead, the treasure of the living dead

tumba de los muertos vivientes (la)

Le début du film est prometteur, pour qui connait Franco : deux jeunes demoiselles vêtues de mini mini shorts, balancent leurs fesses rebondies dans le désert. On se demande d'ailleurs bien ce qu'elles font dans un coin si paumé... Quelques bruits de ci de là commencent à les effrayer et la caméra, qui fouine dans les coins, laisse apparaitre quelques insignes nazies plus ou moins cachées. Puis, le coup classique, lorsque l'une d'elles tente de s'enfuir, deux mains toutes déséchées sortent de terre pour attraper les jolies chevilles de la demoiselle qui bien sûr, comme toute jeune fille jouant dans un film d'horreur qui se respecte, se met à hurler...
Petite mise en bouche qui n'a, ceci dit, rien à voir avec l'histoire. Robert, un jeune étudiant, retrouve le manuscrit de son père décédé qui a fait la seconde guerre mondiale. Entre autres, le manuscrit lui révèle qu'un trésor nazi serait caché dans le désert. Robert décide donc de partir avec ses amis à la recherche de ce trésor perdu, qui en fait est jalousement gardé par nos amis zombies.


le trésor des morts vivants

J'annonce immédiatement la couleur : si le début est prometteur, et nous laisse envisager que nous allons voir avec joie et bonne humeur un bon petit film mettant en scène des filles dénudées qui crient dès qu'une brise chatouille les feuilles des arbres, il n'en est de rien. La déception est grande : la suite est tout simplement soporifique. Je dirais qu'il y a tout bonnement tromperie sur la marchandise.
En effet, on est loin des films kitchs de Jesus Franco, mêlant érotisme et horreur... ces films dont on savoure les défauts et le penchant pour les belles filles si possible dénudées.
Ici, il n'y a pratiquement pas de filles nues, Jesus Franco nous filme une scène d'amour ennuyeuse plus soft encore que les films TV à papa du samedi soir, et l'horreur, second degré ou pas, n'est absolument pas au rendez vous...


tumba de los muertos vivientes (la)

Pourtant, "Oasis of the Zombies" aurait dû porter sa patte, puisqu'il a pratiquement tout fait tout seul. Il est crédité comme réalisateur, metteur en scène, monteur, et il a même fait lui même la musique, sous le pseudo somptueux de "Pablo Villa". Et oui, ce brouhaha strident, mélange de sons d'orgues divers, sans mélodie, qu'on sent pianoté maladroitement, c'est Franco le musicien ! Il faut l'avouer, ceci est quelque peu indigeste...
Le film est monté au couteau, sans réelle cohérence. On a droit à de nombreux plans d'ensemble (agrémentés de sons affreux) nous montrant le désert, avec ou sans chameaux. C'est joli le désert, mais il n'y a pas grand chose à y voir. Entre deux plans de désert, le réalisateur intègre plus ou moins habilement l'intrigue, et plusieurs fils qui se chevauchent. On passe ainsi de l'histoire d'amour entre le père de Robert et sa dulcinée du désert, à la recherche du trésor perdu par les bons (Robert et ses amis) et par les méchants, à une trame historique mettant en scène des batailles de la guerre 39/45, le tout relié par un Cheik qui intervient régulièrement pour commenter le tout. Mais qu'on ne s'y trompe pas, bien qu'il y ait plusieurs mini histoires cumulées, le contenu est vide de sens, et l'action est loin d'être effrénée.
Bref, c'est du grand n'importe quoi, sans réelle cohérence.


le trésor des morts vivants

Et on a vraiment du mal à croire aux zombies nazis de Jesus Franco. Lorsque ceux ci mordent une victime, Franco prend bien soin de les filmer de loin, de telle sorte qu'on ne voit que des têtes s'agiter à plusieurs sur une cuisse ou un bras. Le maquillage des zombies est plus que primaire, on dirait que leurs masques sortent tout droit d'une école maternelle tant ils semblent faits en papier mâché. Ils n'ont aucune expression et sont figés, certains ont la bouche grande ouverte. Le fin du fin a été de leur mettre des vers sur la face, pour un effet encore plus dégoutant. D'ordinaire je ne suis pas très exigeante sur les effets spéciaux, mais vu l'époque, j'attendais tout de même un peu mieux.
Ceci dit, Franco aurait très bien pu compenser l'absence de crédibilité de ses zombies tout raides en les rendant ridicules. Ils le sont certainement, sortis de leur contexte, mais on a bien du mal à en rire pendant le film... et on a surtout du mal à garder les yeux ouverts. Tant "Oasis of the Zombies" manque de rythme.


tumba de los muertos vivientes (la)

Les acteurs bien entendu jouent comme des pieds, et sont aussi mornes que l'intrigue et le reste. Parfois, entre deux bâillements, on se surprend à sourire devant l'apparente difficulté à jouer l'agonie ou la douleur... mais n'attendez rien de bien transcendant.
Jesus Franco peine à convaincre, bien qu'on sent qu'il a voulu faire du "sérieux" sur fond historique.
Pourtant, Franco s'était déjà entrainé deux ans auparavant sur la question des zombies nazis, puisqu'il a participé à l'écriture d'un autre film sur le sujet : "le Lac des Morts Vivants", réalisé par Jean Rollin. Celui ci n'est pas une réussite non plus, mais il est tout de même un peu plus agréable et défendable...
Aussi, j'ai bien du mal à défendre ce film petit budget qu'est : "Oasis of The Zombies". Décevant, il ne contient pas le charme que peut avoir d'autres films de Franco. Ses défauts énervent plus qu'ils n'amusent et le rythme lent force le spectateur à lutter contre le sommeil.
Un film remède pour les insomniaques, uniquement pour les inconditionnels de Jesus Franco.


bloodyjane

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