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it lives again

it lives again
Aka: les monstres sont toujours vivants, it's alive 2

it lives again

Larry Cohen récidive avec l'histoire de bébés tueurs... Quatre ans après le succès de "It's Alive", il nous réalise la suite "It Lives Again", sur le même thème.
Je résume : dans le premier, la famille Davis met au monde un bébé féroce, qui s'attaque à tout ce qui bouge, sauf à sa famille. Ce qui lui vaudra la haine de la terre entière. Il sera donc traqué par l'armée, et pour finir, abattu comme un animal par des milliers de balles sous les yeux de ses parents, effondrés et choqués.
Pour son deuxième film, Larry Cohen décide de faire intervenir le père du premier bébé tueur, Franck Davis. Celui ci vient prévenir le couple Scott que leur enfant sera également un de "ces monstres" dont on parle à la télévision... Il leur annonce aussi que, bien évidemment et comme pour son propre enfant, les autorités (alertés par les tests génétiques faits sur la mère) attendent la naissance du bébé pour l'éliminer. Et pour éviter ce carnage, Franck Davis a réuni un comité de docteurs, prêts à s'occuper illégalement, non seulement de l'accouchement, mais aussi du bébé.
Les parents Scott refusent de croire Monsieur Davis et lorsque la maman perd les eaux, ils se rendent à l'hôpital où les attendent un nombre incalculable de policiers...


les monstres sont toujours vivants

Tout comme pour le premier, le style est simple et l'intrigue sobre. On se laisse emmener dans cette histoire, qui cependant est longue à démarrer. John P. Ryan, qui joue le rôle de Franck Davis est toujours aussi crédible, ainsi que nos deux parents. Il y a d'ailleurs beaucoup de similitudes entre les parents Davis et les parents Scott : la mère est quasi absente, mais lorsqu'elle apparaît, elle conserve la fibre maternelle. Le père est partagé entre la haine que lui inspire sa progéniture, l'indifférence et le sentiment paternel. Et on assiste tout comme dans "It's Alive" à la crise conjugale de ce couple déchiré par cet affreux évènement. Tous les deux sont distants et leurs réactions semblent peu appropriées aux évènements qu'ils sont en train de vivre.
Le bébé est similaire, d'un point de vue esthétique, mais on le voit plus . Crocs et griffes acérés lui permettent de déchiqueter les humains qu'il attaque à la gorge, comme le premier bébé du genre. La seule différence réside dans le fait qu'il n'est pas unique et qu'il cohabite avec son frère et sa soeur, issus d'autres parents.


it lives again

Cette fratrie n'est pas humanisée dans un premier temps. Ils n'ont aucune complicité et sont parqués dans des cages d'où s'échappent des grognements, sans que personne ne s'en inquiète. Et lorsqu'ils s'échappent c'est pour se jeter sur la première personne qui bouge. Ainsi le frère et la soeur de notre bébé Scott ne servent qu'à nous démontrer que ces bébés certes très intelligents sont des bêtes furieuses. La preuve : elles s'attaquent même au père de leur frère.
Il n'y a qu'à la toute fin qu'on réalise que le bébé apparaît comme un enfant. Lorsque les parents réalisent qu'ils sont parents et le prennent enfin dans leur bras (parents indignes !), le monstre redevient naturellement un enfant...
Cependant, et utilisant le même procédé que dans le premier opus, Larry Cohen redonne rapidement à l'enfant son statut d'animal au moment de l'éliminer, puisqu'il redevient un animal enragé... de tel sorte qu'une fois encore le spectateur n'est pas choqué de voir un bébé mourir. Mais ici, il met un bémol... et complique le tout. Je ne vous en dirais pas plus sur ce point, afin de ne pas révéler le déroulement du film.


les monstres sont toujours vivants

Aussi on peut dire que "It Lives Again" ressemble pour beaucoup de points au numéro un, d'un point de vue esthétique. Il a les mêmes qualités, les mêmes défauts. Parfois proche du téléfilm, certaines scènes sont maladroites. Le tout est neutre, sans atmosphère particulière.
Cependant, certains passages, comme la détresse des parents, marquent des pauses tragiques et rendent le film un peu plus profond.
On notera aussi que Larry Cohen s'attarde beaucoup moins sur l'aspect social de son film.
La critique de la société est peu présente ici, à peine quelques allusions au refus de la différence, à peine quelques allusions aux dangers des recherches scientifiques et génétiques... On y retrouve tout de même les batailles d'intérêts entre les clans, qui souhaitent d'un côté comme de l'autre faire des expériences sur ces pauvres bébés tueurs.
Mais ne vous y trompez pas, ce n'est pas le genre de film qui une fois terminé vous fera réfléchir et débattre pendant des heures...


it lives again

Pour l'ambiance sonore, Larry Cohen a repris, pour notre plus grand plaisir, des thèmes musicaux composés par Bernard Herrmann pour son précédent film.
Pour conclure, je ferai les mêmes reproches à "It Lives Again" qu'à son précédent opus : bien que les acteurs soient de bonne facture, il n'empêche que le film traîne en longueur pour une bonne moitié du film et que parfois on s'ennuie.
On regrette l'absence de profondeur, de rythme, la simplicité de l'intrigue et le manque d'action.
L'idée reste bonne, mais la réalisation est très moyenne. Et tout comme le premier, le film n'est ni déroutant, ni déconcertant, ni choquant.
On se surprend à assister à des infanticides en continuant à manger son pop corn sans même sourciller...
Bref, "It Lives Again" est égal à "It's Alive", un film divertissant qui se laisse regarder sans se poser de questions.


bloodyjane

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