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story of ricky

story of ricky
Aka: lik wong, li wang, riki Ô, the story of ricky, ricky oh

story of ricky

"The Story of Ricky Ho" est un film hong-kongais complètement glauque et bourrin. En effet il se démarque par son extrême violence, ses dialogues bidons, son scénario vu et revu et son budget plus que limité. Aussi, me direz-vous, qu'est-ce qui fait l'intérêt de ce film?
Et bien c'est son mélange de gore et de kung-fu ! Et oui, bien que ce film ait l'air d'une guimauve cinématographique au première abord, il n'en est rien (ou plutôt presque). Car Ricky Ho réussit réellement à faire preuve d'originalité en matière de sadisme et de combats sanguinolents.
A cela ajoutons le côté nanaresque de la réalisation, si cher et pleinement assumé par le réalisateur Nam Lay Choi, qui une fois de plus nous prouve qu'il est le maître hong-kongais du genre... slurp !


lik wong

Après avoir tué un boss de triade qui a assassiné sa fiancé, Ricky Ho se retrouve dans une prison sous haute sécurité. Nous sommes dans le futur et les prisons étant contrôlées par de grandes entreprises, celles-ci utilisent les prisonniers comme main-d'oeuvre bon marché.
Mais Ricky va rapidement se rendre compte de l'anarchie qui règne au sein même de sa prison, où les gardes ferment les yeux sur les meurtres entre prisonniers, et où de nombreuses disputes entre les gangs rivaux éclatent fréquemment.
Par la force des poings, il va donc se dresser contre ce trop plein d'injustice et de violence, en protégeant les innocents et en charcutant les autres. Ceci dit, il va par la même occasion se mettre à dos les gangs et la direction qui veulent l'éliminer, laissant place à un engrenage infernal de combats et de boucheries sanguinolentes...


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Dans "The Story of Ricky Ho" les personnages sont stéréotypés à souhait et pour cause : le film est tiré tout droit du manga japonais nommé "Rikki Ho" réalisé en 1990. Ce qui explique le jeu des acteurs pas vraiment convainquant, ainsi que quelques scènes à l'eau de rose parsemées de-ci de-là (ben ouais, il en faut quand même), qui viennent ajouter encore plus de poids à l'aspect souvent nanaresque du film.
On voit que Nam Lay Choi s'est creusé la cervelle pour élaborer son scénario et nous pondre un script à en faire rougir la planète. Ainsi on frôle allègrement et sans vergogne la caricature des dessins animés pour enfants, où les "gentils tout plein" sont là pour faire justice et sauver la planète. Ce qui nous donne un méchant Ricky Ho qui s'attaque à tout ce qui bouge, dès qu'une occasion s'offre à lui. Mais attention, pas de n'importe quelle façon ! Avec brio, tel un "Ken le survivant" (a.k.a "Hokuto no ken") en direct live !


lik wong

Ainsi les combats sont au coeur du film, laissant la place à de jolies scènes gores toutes aussi gratinées les unes que les autres. On a par exemple le coup de poing porté au ventre du gros dans les douches laissant place à une fontaine de sang (digestion assurée), le coup porté au visage avec l'appareil pour poncer le bois... puis il y a, tout aussi raffiné, le combat où l'adversaire de Ricky enlève une partie de ses propres viscères, suffisamment pour en faire une corde et l'étrangler avec.
Le pire, c'est que les effets gores sont plutôt convainquants pour l'époque, je pense notamment à la scène du hachoir où à la scène où le gros gonfle jusqu'à exploser littéralement. N'oublions pas aussi les superbes techniques qui servent à terrasser des adversaires gigantesques en deux temps trois mouvements. Avec une mention spéciale pour le plan où l'on voit le poing rentrer dans le crâne comme sur une image scanner au rayon X (on en a mal aux os).
Certains effets spéciaux sont tout à fait grandioses et vous feront pleurer de rire comme le chef à la fin, qui devient énorme jusqu'à se transformer en un horrible monstres sanguinaire sans foi ni loi. On se demande comment faire pour en venir à bout, tel un boss de fin de niveau pour un jeu vidéo.


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Enfin niveau décors : des murs en carton-pâtes, des barreaux, des portes, encore des murs, tient encore une porte !... puis oh ! Encore des barreaux... Vous l'aurez compris, on reste dans le registre de la prison, et c'est un coup à rester claustrophobe pour le restant de sa vie. D'ailleurs on peut se demander si faire un film dont l'histoire se déroule dans une prison, n'était pas l'occasion pour le réalisateur d'avoir la conscience tranquille niveau budget décor.
Finalement malgré ses décors mal foutus, son scénario stéréotypé, sa réalisation parfois (et même souvent) nanaresque, ses dialogues à vous retourner un mort dans sa tombe, "The Story of Ricky" est à mettre directement dans le club restreint des films cultes, cinglés et gores dont font partie des films comme "Blood Feast", "Brain Dead", "Bad Taste"... car il se rattrape largement par son festival d'hémoglobine et de viscères bienvenues lorsque les soirées manquent de haches ou de tronçonneuses.
Un film indispensable pour les amateurs de films tarés qui vous laissent des traces de sang sur la figure... une agréable surprise, vu le budget et la réalisation !


benhoa

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