* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

vampire circus

vampire circus
Aka: le cirque des vampires

vampire circus

L'histoire se déroule au XIXème siècle dans un village où les enfants disparaissent mystérieusement. L'auteur de ces méfaits est le conte Mitterhouse, qui n'est autre qu'un Vampire. Non content de mordre les enfants, il envoûte Anna, la femme du professeur Mueller, qui tombe éperdument amoureuse de lui et devient sa complice. Mais elle n'arrive pas à le sauver des mains des villageois qui ne souhaite qu'une chose : l'éliminer en lui plantant un pic dans le coeur, comme la coutume l'exige.
Avant de mourir, le vampire au sex-appeal tout puissant jure que le village sera damné et que les enfants mourront les uns après les autres. Il demande à sa dulcinée de le ressusciter avec l'aide de son cousin : Emil, du Cirque de la Nuit.
Huit ans plus tard le village est en quarantaine car une maladie ravage la population. Malgré tout un cirque réussit à passer les barrières de gardes et s'installe dans le village, ce qui ravit les petits et les grands. Mais dans ce cirque, et notamment dans la salle des miroirs, il se passe d'étranges phénomènes...


le cirque des vampires

Et nous voilà plongés dans un film de vampires de cette grande compagnie de production appréciée qu'est la Hammer. Cependant, celle-ci est en plein déclin : les vampires n'attirent plus les foules. La Hammer Production a effectivement connu ses heures de gloire, mettant en scène ses acteurs fétiches tels Peter Cushing ou Christopher Lee. Mais les décors "léchés", l'ambiance gothique ne plaît plus, et le public se lasse du beau Dracula gominé, de ses Frankestein successifs, qui ne font plus l'unanimité face à des tueurs en série, tel le Ed Gein de "Massacre à la Tronçonneuse"(1974).
Dès début des années 70, la Hammer essaye de récupérer ses fans de la dernière heure en tentant de diversifier ses vampires et d'introduire un peu d'érotisme, de violence.
"Vampire Circus" entre donc dans ce nouveau souffle que la Hammer tente d'impulser... mêlant le nu au vampirisme, évoquant l'inceste, il se veut un peu plus "violent" que les précédents films.
Le contexte n'est donc pas folichon, les budgets sont bas, le moral à zéro.
Pourtant, "Vampire Circus" ne s'en sort pas si mal.


vampire circus

Film témoin du déclin d'un empire, il touche par son côté nostalgique et mélancolique. Et même si l'histoire est classique, éternelle histoire d'amour maudite entre un vampire et une "belle et douce" demoiselle, l'esthétique est loin des anciens Hammer, en général hauts en couleur.
Le film est sombre, profondément gothique, mais sans excès.
Certaines idées sont bonnes, ici on tue les vampires d'un pic dans le coeur mais aussi plus sauvagement, en leur coupant la tête !
Les personnages sont touchants : Le conte Mitterhouse, vampire déchu et vaincu dès son entrée en scène, dénote encore d'un certain rang, bien qu'il soit quelque peu efféminé (les maquilleurs ont sans doute trop usé de fard...). Il ressemble d'ailleurs bizarrement aux personnages masculins de Norman J. Warren, réalisateur anglais également.
Le réalisateur empreinte aussi au merveilleux. Ainsi, les deux jeunes tourtereaux, frère et soeur, étrangement liés l'un à l'autre, qui s'ébattent dans les cieux tels de superbes oiseaux, sont romantiques à souhait. Inspirant la pureté par la douceur de leurs traits, ils sont en fait des vampires manipulés par leur mère, quelque peu incestueux.
Et bien d'autres personnages semblent liés les uns aux autres, agissant en binôme tels le clown-nain et la gitane, le jeune homme et la femme guépard...
D'autres encore sont mi-homme, mi-animaux.
George Baxt, à qui l'on doit le scénario, a eu la bonne idée d'ailleurs d'introduire un cirque, ce qui lui permet de dépasser l'univers gothique habituel des films de vampire et d'y introduire des saltimbanques, ainsi que des scènes de spectacles et de danses surprenantes.


le cirque des vampires

Cependant, bien que certaines idées soient bonnes, on peut reprocher à "Vampire Circus" ses quelques défauts, sans doute dus au manque de budget.
Car le "cousin vampire" (Emil), outre son prénom ridicule, n'a vraiment aucun charisme. Il ne peut incarner la splendeur du dernier vampire... et pourtant... Robert Young a osé le lui faire incarné.
Dans son rôle de panthère noire-vampire, totalement décalé, il joue mal. Il a une coiffure de footballeur italien des années 80 (cf Maradona), un air constant d'ahuri et ressemble plus à des participants de télé réalités qu'à un Christopher Lee ou un Bela Lugosi.
Comme vampire qui fait craquer les demoiselles, on fait mieux ! Et notre Emil gâche un peu le tout et prête plus à rire qu'à s'émerveiller.
Quelques scènes d'effets spéciaux ratés font également sourire, un christ qui devient fluo, l'apparition/disparition de ce cher Emil à la tête d'idiot...
Bref quelques bévues qu'on ne peut tolérer dans un film de la Hammer.
De même on peut déplorer la musique grandiloquente et assez énervante (façon ancien Hammer), qui ne colle pas vraiment.


vampire circus

Empreint de nostalgie, "Vampire Circus" représente à merveille le déclin d'un mythe. Il a des défauts, certes, mais l'ambiance profondément mélancolique et poétique a un certain charme.
Loin de l'assurance et de la qualité esthétique des Hammer de Terence Fisher, il reste modeste.
Malgré ses défauts, et l'éternelle histoire de la chasse aux vampires, nous avons été surpris d'apprécier le visionnement et de ne pas nous ennuyer. Les bons moments nous ont fait oublier les mauvais.
Le film, modeste, se laisse apprécier à sa juste valeur et reste intéressant par son originalité.
Pas si mal donc !


bloodyjane

Affiche(s)

jaquetteposteraffiche