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hard rock zombies

hard rock zombies
Aka: rock zombies

hard rock zombies

Les "Holly Moses", un groupe de hard-rockerz en pleine ascension, viennent de finir un concert. Ron, le producteur, veut faire des photos d'une séance de dédicaces "olé olé "pour vendre un peu mieux son groupe, et fait rentrer une horde de groupies déchaînées dans les loges.
Mais Jessie, le chanteur du groupe, quitte les loges et tombe sur une jeune fille qui n'est pas aussi enjouée que les autres. Celle-ci lui demande de ne pas venir au concert qui doit avoir lieu le lendemain dans sa ville ("Grand Guignol"), car ses habitants ne veulent pas qu'ils viennent.
Faisant fi des recommandations, ils prennent leur van et leurs guitares, et trace la route pour aller rencontrer leur public.
Sur la route, ils rencontrent une belle et plantureuse auto-stoppeuse, qui les amène chez sa famille, hôteliers.
Mais la famille est étrange. Un nain/groom accueille le groupe en leur offrant une main coupée, puis ils entendent des hurlement de loup provenant de la maison. Et le reste de la famille est tout aussi étrange, à commencer par le grand père, un homme à l'accent allemand.
Pendant la nuit, les membres du groupe sont tués un par un par les membres de la famille, qui sont en fait des monstres (et des psychopathes). Seul survit Ron, le producteur. C'est alors que le grand père révèle son secret : il est Hitler, et il veut lancer le IVème reich avec l'aide de Ron !
Mais les "Holly Moses", tout morts qu'ils sont, ne l'entendent pas de cette oreille, sans compter qu'ils n'ont pas pu faire leur concert !


rock zombies

Ouch ! On a beau essayer de faire court, parfois, il y a des scénarios comme celui de "Hard Rock Zombies" qui sont inracontables.
L'histoire ne casse pas trois pattes à un canard pourtant. Je dirais même que c'est plutôt une succession assez improbable de scènes plutôt qu'une véritable histoire, ce qui rend le tout assez difficile à résumer. Ou plutôt une sorte de maelström gigantesque de n'importe quoi, assorti d'humour gras, pour ne pas dire hyper calorique. Ou encore mieux, une ratatouille d'idée à la sauce heavy metal.
Mais commençons par le commencement.
Les premières minutes de ce low budget musical nous permettent à l'évidence de deviner qu'il s'agit avant tout d'une parodie. Et on s'attend au pire, car la parodie est un genre souvent malmené par des réalisateurs sans talent qui croient cacher leur manque de créativité par la dérision de leur propre sujet.
Une parodie donc, de films musical, de films d'horreur, et éventuellement de la société américaine conservatrice (et des rednecks, les deux n'étant largement pas incompatibles).


hard rock zombies

Et pourtant... Malgré la lourdeur évidente du scénario, qui n'a rien à envier au pire patchwork, "Hard Rock Zombies" est parvenu à maintenir mon attention, aussi étrange que cela puisse paraître.
D'abord par son côté année 80 : le film est complètement ancré dans cette période lourde de conséquences capillaires pour de nombreux jeunes, qui voyaient en la musique Heavy Metal une bonne raison de se laisser pousser les cheveux.
On note d'ailleurs avec nostalgie comme le film retranscrit avec brio tous les poncifs des groupes de ce genre : outre de jolis maquillages à la Kiss, on nous offre de magnifiques slows à la Scorpion, des solos de guitares dos contre dos, le batteur qui fait tout sauf jouer de la batterie (il fait tourner les baguettes entre ces doigts, ou donne des coup de pieds dans la grosse caisse, etc.), un héros/chanteur qui ressemble étrangement à un croisement de Freddy Mercury (pour la moustache) et de Mike Brant (pour la délicatesse du brushing).


rock zombies

Si le film retient l'attention, ce n'est pas uniquement pour le look kitsch des musiciens.
C'est aussi l'étrange impression qu'il donne d'avoir été écrit au fur et à mesure du tournage. Particularité à laquelle, si vous ajoutez l'amateurisme général, vous donne un exemple brillant de ce qu'il ne faut pas faire en cinéma. .
Et pourtant, le mélange des genres et d'histoires abracadabrantes donne un cocktail étrange. D'autant que le film est volontairement second degré, et que l'humour, aussi lourd qu'il soit, parvient parfois à faire mouche.
Je pense notamment à une scène où, sous les yeux médusés des villageois récalcitrants, les hardos font des pitreries que la morale réprouve (comme danser , rire , poser pour des photos , et faire du skate board... De vrais voyous !). Le tout sur fond de hard rock hyper sauvage que ne renierait pas le groupe Def Leppard !
Reste que cette scène est une des scènes les plus réussies car totalement hilarante. Quant à savoir si l'humour est volontaire...
Autre bonne idée : transformés en zombie, les membres du groupe adoptent une démarche relativement similaire à la saccade habituel des morts vivants, mais qui finit par ressembler à une sorte de chorégraphie (dans le genre de celles qui imitent un robot).


hard rock zombies

Bref, "Hard Rock Zombies" n'est pas un bon film. Il rate à peu près tout ce qu'il entreprend : les parties comédies-musicales sont pitoyables, les parties comédies peinent à faire rire, les parties horreur tiennent plutôt de guignol que de "Dawn Of The Dead".
Et pourtant, je me suis amusé. Je me suis plus amusé au dépend du film (les effets spéciaux, à ce titre, sont vraiment à mourir de rire) que grâce au film, c'est vrai, mais je me suis amusé !
Il fait partie de ces films qu'on garde en mémoire car vous n'en trouverez pas deux pareils. Il fait aussi partie des films que vous ne désirerez jamais plus revoir de votre vie ! Un petit bonheur à usage unique !
Bref, une joyeuse étrangeté qui vaut le coup d'être vu une fois, et qui nous offre un mélange de zombies, de nazis, de nains, de loups garous, le tout sur fond de heavy metal synthétique.
Un bien étrange mélange.


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