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changeling (the)

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Aka: l'enfant du diable

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John Russell est un musicien, un compositeur de talent. Il vit heureux, avec sa femme et sa petite fille. Mais ce bonheur va s'arrêter tragiquement quand il les verra mourir sous ses propres yeux, victimes d'un accident de voiture.
Plusieurs mois plus tard, John décide de reprendre pied dans la vie, d'essayer de reconstruire quelque chose. Il accepte un poste d'enseignant à l'université de Seattle, où il est accueilli à bras ouverts. On lui offre même l'opportunité d'habiter une gigantesque et magnifique maison d'époque. Elle a été longtemps inhabitée, mais John saute sur l'occasion d'avoir une maison qui corresponde un peu à son état d'esprit.
Mais peu à peu, les portes s'ouvrent et se ferment toutes seules. Tous les matins vers 6 heures, John entend des cognements assourdissants. Et en cherchant un peu dans la maison, il trouve une porte condamnée. Dans cette pièce, il trouve des affaires et un fauteuil roulant d'enfant.
Et ce n'est qu'un début.


l'enfant du diable

De "House On Haunted Hill" en passant par "The Amityville Horror", sans oublier le grandiose "The Shining" et bien d'autres, la liste de films traitant de maisons hantées est impressionnante. Et si "chacun a quelque chose pour plaire, chacun a son petit mérite", on peut quand même dire que peu sortent réellement du lot par un traitement original.
C'est vrai ! Une maison hantée, c'est une maison hantée : des portes qui claquent, des bruits de chaînes, des hululements dans la nuit, des reflets étranges dans les vitres et des branches qui cognent (contre ces mêmes vitres).
Alors dans les années fin 1970 - début 1980, période décisive dans l'avancée des maquillages et effets spéciaux....imaginez un peu comme chacun allait de sa maison hantée, avec force effets spéciaux et moult maquillages grandioses.
Pourtant, il en est un qui sort étrangement du lot par sa simplicité et aussi son efficacité: "The Changeling".


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"Tout en retenue". C'est le mot qui m'est venu à l'esprit dès les 10 premières minutes de "L'enfant Du Diable" (Titre passablement idiot, complètement à côté de la plaque, que le "Traducteur Fou" a dû concocter pour mieux surfer sur la vague d'"Amityville" ou de "The Omen").
Bref. Un film tout en retenue, qui ne mise pas sur des effets spéciaux pour faire peur, mais bien sur une véritable ambiance. Et finalement, pas une ambiance horrifique, comme on pourrait le penser, et comme c'est souvent le cas pour les films de maison hantée. Mais plutôt sur une ambiance romantique (Pas romantique à l'eau de rose hein ! Romantique comme les romantiques du XIXème siècle.)
Et particulièrement la solitude et l'infini. Solitude de John qui a perdu sa femme et qui vivra désespérément seul dans une maison bien trop grande pour lui, comme perdu en lui même. Maison qui est une métaphore de lui même, puisqu'il se retrouve à chercher encore le pourquoi de la mort de cet enfant (qui pourrait être le sien).
Magnifiques sont d'ailleurs ces nombreuses scènes où l'on voit errer John dans la maison, à la recherche de la raison des bruits étranges. Soutenues par une caméra fluide et totalement maîtrisée, ces scènes nous offrent la possibilité d'être les spectateurs privilégiés de la relation étrange entre John et la maison. Maison qui semble peu à peu perdre toute dimension pour devenir un espace infini, qui n'existe jamais sans que John n'y soit.


l'enfant du diable

Bien sûr, vous aurez quelques "motifs" terrifiants pour vous aider à passer le pas de la peur : la chaise roulante et ubiquiste, la balle en plastique rouge et blanche de la fille de John qui réapparaît quoi qu'il en fasse, quelques visions surprenantes...
Et le son. Car le son est essentiel dans le film. Omniprésent.
Des cognements sourds , à la bande enregistrée avec la voix de l'enfant mort, en passant par le bruit des griffonnements de la médium sur les feuilles de papiers vierges et la boîte à musique... tout n'est que son, et c'est par là qu'arriveront l'essentiel des frissons.
Et quoi de plus normal d'ailleurs, pour un grand compositeur de musique qu'est le personnage de George C. Scott, que sa maison hantée s'exprime par des sons et des battements étrangement réguliers comme ceux d'un métronome ?
Enfin, la musique de Rick Wilkins vient agrémenter le tout. Classique au possible, elle renforce cette économie d'effets qui fait la force du film, mais ne manque pas de souligner l'angoisse avec force et très efficacement.


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Bref : il y a bien plus à voir dans "The Changeling" que des tables qui volent ou des portes qui claquent.
Il faudra, pour prendre du plaisir au film, se laisser aller, entrer dans le rythme du film (que certains pourraient trouver un peu lent voir un peu désuet), et ne pas se laisser avoir par l'apparence assez classique du film. Car c'est justement par ce classicisme apparent que le film surprend.
Vous n'aurez pas de gros effets spéciaux, mais une histoire. Une histoire qui n'a rien de plus ou de moins que les autres films (une maison hantée a forcément un passé douloureux), mais une histoire relevée par la mise en scène et un jeu des acteurs justes.
Bref, un bon film qui vous fera passer un agréable moment, ne vous prend pas pour un idiot, et vous fournira quelques frayeurs.


maht

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