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night of the lepus

night of the lepus
Aka: les rongeurs de l'apocalypse

night of the lepus

A la fin du XVIIIème siècle, le lapin a été introduit pour apporter de la nourriture en Australie. Mais les lapins ont proliféré tant et tant qu'ils devinrent incontrôlables, détruisant tout sur leur passage, menaçant l'écosystème en totalité.
Cette anecdote, véridique, sert de postulat au film. Si des petits lapins peuvent faire de tels dégâts, qu'adviendrait-il dans le cas de lapins mutants ?
Dans une petite ville du sud des Etats-Unis, les lapins, là aussi, posent de graves problèmes. Ils se multiplient dangereusement, si bien que Cole, un fermier, n'en peut plus.
Il va voir son ami Elgin, le président de l'université, qui lui propose l'aide d' un couple de scientifiques spécialisés.
Les deux scientifiques (Roy et Gerry, qui sont dans la région avec leur fille) acceptent d'étudier le cas des lapins, et d'essayer de trouver une manière douce de les faire déguerpir. Ils injectent à un lapin un nouveau sérum, sensé provoquer des tares congénitales, et le garde en cage pour l'étudier le moment venu.
Mais leur petite fille va relâcher ce lapin par mégarde, et ce sera le début d'une réaction en chaîne.


les rongeurs de l'apocalypse

Bon, autant je suis crédule... Autant je fonce quand je me dis que je vais voir un film avec des vers de terre tueurs, des serpents tueurs, des chiens, des chats, des rats, des oiseaux, des lits etc.
Autant j'ai du mal à croire que des lapins puissent, ne serait-ce qu'une seconde, me faire peur.
Faire peur un lapin - cette petite boule pleine de poils avec des yeux brillants de stupidité? Faire peur un lapin - ce truc délicieux cuit au vin ou à la moutarde ?
Et vous savez quoi ? Ben effectivement, ce film ne fait pas peur.
Pourtant, ce n'est pas des petits lapins que nous propose "Night Of The Lupus". C'est des lapins, des vrais, élevés aux hormones ! Des lapins géants, plus proches du lapin-mammouth que du "lapin de Caerbannog" (mais tout aussi sanguinaire).
Enfin bon : les années 60 et le début des années 70 étaient friands de ces histoires de nature qui se révolte. Ca a donné du très bon, comme "Les Oiseaux" (1963), et du franchement mauvais, comme "Frogs" (1972).
Alors, "Night of the Lepus" : du côté de Hitchcock, ou du côté du champs de navet ?


night of the lepus

Étonnamment, la première partie du film n'est pas mal foutue. En fait, rien d'extraordinaire, mais les lapins nous sont montrés assez féroces (rigolez pas), avec des gros plans très courts sur leurs deux petites dents de devant avides de sang, et nous avons même quelques cadavres bien sanglants. Non, vraiment, donner un air aussi méchant à des lapins, c'était déjà une gageure !
Ajoutons à cela un casting tout de même assez conséquent et convaincant, avec par exemple Janet Leigh de "Psycho", DeForest Kelley (le Dr. McCoy de "Star Trek"), quelques habitués des westerns, et vous obtenez un film banal, mais qui se laisse regarder.
Ces 45 premières minutes placent le suspense relativement bien, même si vous ne serez pas scotché à votre siège. Puis vous assisterez au piège des lapins dans une grotte qui est censée les enfermer à jamais.


les rongeurs de l'apocalypse

Mais quel idée ont-ils eu de faire la deuxième partie ???
A partir du moment où "le piège à lapin" ne fonctionne pas, le film change totalement.
Déjà, les lapins deviennent omniprésents : plus de plans courts, plus de suggestion. Au contraire, vous aurez tout le loisir de les détailler sous toutes leurs coutures : gros plans, plans larges, plongés, contre-plongés, plans au ralenti où les lapins courent en troupeau, etc.
Et vous savez quoi ? Ben c'est juste des lapins qui courent dans des maquettes... Rien de plus.
Notez qu'elles sont bien réalisées les maquettes. Les avant-plans fonctionnent aussi à merveille, et ma foi, sans stop-motion, avec quelques bouts de ficelle et quelques peluches, l'effet est assez convaincant.
Mais quel besoin de montrer encore et encore des lapins qui courent, avec le bruit de chevaux au galop ? Misent bout à bout, ces scènes doivent faire pas loin de 15 minutes, je vous laisse apprécier le résultat que ça peut donner sur les nerfs du spectateur (en l'occurrence, moi).
Et pourquoi les lapins deviennent si intelligents d'un coup, piégeant les chevaux, prenant d'assaut les maisons... Et surtout, d'où est ce qu'ils sortent, ces milliers de lapins géants ???


night of the lepus

Bref, si dans la première partie, j'étais surpris de trouver quelques qualités au film, dans la seconde partie, je me suis ennuyé, ennuyé... Mais ennuyé !
Ce qui faisait rire au début devient complètement lassant, les lapins ne font pas peur et même le type déguisé en lapin géant pour les gros plans ne fait plus rire...
On sombre juste dans un ennui qui prend son terme quand le mot fin apparaît, après un grand n'importe quoi scénaristique destiné à faire sortir de ce bourbier les pauvres hommes (qui auraient pu nourrir toute l'Afrique avec seulement deux lapins... Quel gâchis !).
Bref, un petit film qui ne vaut que pour son postulat de départ, pour les trois premiers quarts d'heure (à la limite), et pour les images d'archives sur l'invasion des lapins en Australie...
Pour le reste, Le Grand Nanabozo doit se retourner dans sa tombe !


maht

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