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phantasm 2

phantasm 2
Aka: phantasm 2: the never dead part two

phantasm 2

Mike, le héros de "Phantasm", a bien grandi depuis sa confrontation au Tall Man.
Il a surtout été enfermé, car on l'a cru fou quand il a raconté son histoire de géant qui déterre les corps pour les transformer en nains ou les envoyer sur une autre planète.
Parallèlement, on apprend qu'une jeune fille, Liz, a eu des visions durant la période relatée par le premier film. Elle connaît Mike pour l'avoir vu dans ses flashes, et elle veut le rencontrer car elle sait que le Tall Man tourne autour d'elle.
Quand Mike sort enfin de l'asile, il retrouve son ami, Reggie, lui aussi rescapé du premier opus. Mais alors qu'ils vont à la maison où les attendent de délicieux mets et la femme de Reggie, la maison explose littéralement.
Reggie est attristé par la mort de sa femme et réclame vengeance.
Mike est en colère contre le Tall Man qui a tué son frère et est la cause de son enfermement.
Le grand-père de Liz vient de mourir, et Liz sait que le Tall Man la cherche.
C'est l'heure d'une nouvelle confrontation...


phantasm 2: the never dead part two

Nous avions été agréablement surpris par le "Phantasm", premier du nom. C'est un film avec une vraie ambiance, qui retranscrit avec brio l'angoisse du père fouettard, et la mélange à une sauce étrange, d'horreur, de fantasque, d'irréel, le tout étant construit autour d'une énigme: le Tall Man. (magistralement incarné par Angus Scrimm).Aussi, c'est perplexe que je me suis lancé dans "Phantasm II".
Au moins est-ce Don Coscarelli qui l'a réalisé, au moins sont-ce les mêmes acteurs - enfin presque, puisque le jeune Mike n'est plus interprété par A. Michael Baldwin - au moins est-ce la même voiture !
Mais il s'est tout de même passé neuf ans entre le premier et le second épisode, ce qui nous amène à la fin des années 80, période faste pour le cinéma d'horreur mais qui laisse un peu derrière lui la terreur pour privilégier le gore.
Pourtant, "Phantasm 2" ne m'a pas à proprement parlé déçu.


phantasm 2

En fait, Don Coscarelli quitte le champs du fantastique surréaliste du premier épisode, pour nous offrir un film plus ancré dans son époque : action et humour sont de mise. En cela, "Phantasm II" est bien un film des années 80.
Ainsi, il abandonne toute la partie "étrange" du premier opus, et se concentre sur les personnages et leurs actions. De cela découle un nombre largement plus élevé d'effets spéciaux : plus de sang, plus de boules métalliques qui percent cette fois mains, bouches et têtes. Plus de nains dont on voit mieux les visages, etc...
Effets spéciaux assez bien réalisés d'ailleurs, et on sent qu'il y a plus de moyens pour exploiter l'univers.
Seul l'humour et certaines scènes potaches gâchent un peu le plaisir : bien qu'il ne soit pas omniprésent, le côté adolescent des blagues est un peu lassant.


phantasm 2: the never dead part two

Le vrai et unique gros problème du film vient du fait qu'il n'y a rien de véritablement nouveau. Alors bien sûr, il y a cette jeune femme étrange et sexy que les deux héros prennent en stop, et Liz, la jeune fille qui a des visions. Mais c'est à peu près tout.
A part ça, on assiste aux même scènes : la scène dans la pièce blanche, la scène où le héros manque de tomber dans la porte intra-exo-inter-dimensionnelle et de rester indéfiniment sur la planète rouge, le Tall Man qui apparaît dans un miroir...
Ce qui donne un peu l'impression que Don Coscarelli nous a ré-écrit le premier film, mais à la sauce 'bourrin'. On rajoute un combat à la tronçonneuse, un lance flamme et un fusil Mac-Guyveresque, etc...
Mais, malgré tout, on ne peut pas nier que la pertinence de l'univers créé dans "Phantasm" est encore présent dans "Phantasm II". Chaque personnage fonctionne à merveille : le Tall Man, les nains hideux, l'homme au masque à gaz, les boules métalliques, Reggie...


phantasm 2

Finalement, "Phantasm 2" est une suite agréable, mais différente dans l'ambiance, de "Phantasm". Et c'est tout aussi bien. Car est ce que Don Coscarelli aurait fait aussi bien que le premier épisode ?
La seule chose qu'on pourrait lui reprocher, c'est peut être d'avoir manqué de créativité, d'avoir réutilisé beaucoup d'éléments du premier film. Mais pas assez pour que l'on boude son plaisir et que l'on crie à l'arnaque, donc pas d'inquiétude.
En fait, "Phantasm II" est à "Phantasm" ce qu'Alien II est à Alien : une réécriture endiablée, plus ironique, plus nerveuse, plus 'efficace', mais pas forcément plus intéressante.
Jamais ennuyeux, gore (un peu) et parfois inquiétant, Don Coscarelli nous livre un film qui n'a pas à pâlir face à certaines grosses productions de l'époque, rythmé par un thème musical issu du premier film et qui évoque les morceaux des Goblins pour Dario Argento. Angus Scrimm nous livre toujours un Tall Man formidable, et la fin ne décevra pas les fans du premier épisode.
Une histoire à suivre...


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