* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

big doll house (the)

big doll house (the)
Aka: bamboo dolls house, women's penitentiary, women's penitentiary 3

big doll house (the)

L'histoire se déroule dans une prison réservée aux femmes, dans le fin fond d'un pays d'Amérique Latine. Une jeune prostituée est incarcérée. Après avoir passé l'épreuve de la fouille et fait une courte visite au médecin, ses geôlières l'enferment dans une cellule occupée par cinq filles. Toutes ont une particularité : l'une est droguée, l'autre est rebelle, une autre encore possède un chat...
Et comme il est de coutume en prison, Grear, l'une d'elles, lui propose de la protéger, ce qui entraîne une rivalité avec la blonde de la cellule.
Car depuis quelques temps, des prisonnières meurent dans des conditions étranges. Le bruit court qu'elles sont torturées par les dirigeants et que Collier (la nouvelle arrivée) est venue en espionne...


bamboo dolls house

"The Big Doll House" est loin, très loin de ce que l'on peut appeler l'enfer de la prison ! A mille lieux de la réalité, Jack Hill fait fi de toute vision objective.
Ici, tout est bien propret. Et même l'épisode des deux filles s'amusant à faire une course de gros cafards n'entame pas le sentiment de propreté ambiante.
Les filles semblent tout droit sorties du coiffeur. Leurs tenues feraient pâlir toutes les prisonnières du monde : très féminines, ce sont des espèces de blouses oranges largement ouvertes sur le décolleté et très courtes.
Et le tout est agrémenté de charmantes geôlières, cheveux tirés en arrière pour faire sévères, et petites jupettes militaires.
Bref, on peut dire que l'univers est féminin et que si toutes les prisons ressemblaient à celles-ci, il y aurait beaucoup plus de voleurs et voleuses sur terre.


big doll house (the)

Bien sûr, ce sont de mauvaises filles. L'une a cambriolé, une autre a tué son compagnon, jaloux, une autre encore a tué son propre bébé ! Mais on peine à les croire, et on croirait bien volontiers qu'elles reviennent d'un défilé de mode.
Donc ces jeunes demoiselles s'ennuient. Parce qu'en prison, il n'y a pas grand chose à faire. Elles s'occupent, s'amusent comme elles peuvent et s'offrent par exemple une petite bagarre de nourriture à la cantine.
Et bien que nos demoiselles n'ont absolument pas l'air stressé, l'univers de la prison est censé taper sur les nerfs. On assiste donc à une bagarre entre la Black et la Blonde pour récupérer la rousse. (Vous me suivez ?)
Et où finit la bagarre ? Dans la boue ! Hé oui, l'éternelle scène de combat de filles dans la boue... si ça vous intéresse, Pam Grier déclare forfait.


bamboo dolls house

Mais comme ces activités récréatives ne suffisent pas à distraire le spectateur, Jack Hill a tout de même pris le soin d'inventer une histoire, trépidante et bourrée d'évènements.
La méchante chef des gardiennes torturent des prisonnières. Et à chaque fois, elle invite un inconnu voyeur, vêtu de blanc, dont on ne peut voir le visage. Tout au long du film on se demande : mais qui peut bien être cet homme mystérieux ?
Nos six protagonistes manquent bien de finir entre les griffes de cette gardienne, mais heureusement elles arrivent à se sauver à travers la jungle ! Et la fin est forte en rebondissements du même genre...
Dans cet univers féminin, deux hommes font régulièrement une apparition : il s'agit de Harry et Fred, qui en échange de douceurs amènent aux pauvres incarcérées des "friandises". Et comme pour la plupart des films mettant en scène des filles dominantes, ceux ci sont ridiculisés. Présentés comme des "sexes sur pattes" incapables de résister à l'appel de la lionne, ils finiront en caleçons kangourou blanc dans la jungle.


big doll house (the)

Ainsi, "The Big Doll House", est l'un des premiers Women In Prison à avoir eu un succès honorable. Il ouvrira la voie à une série d'autres films mettant en scène des femmes en prison au milieu de la jungle. Jack Hill lui même reproduira le phénomène dans "The Big Bird Cage" qui constitue la suite de "The Big Doll House", avant de se lancer dans la vague blackex.
Fidèle au genre, il met en scène des épisodes de violence, de l'érotisme, de l'aventure, et se déroule dans un univers carcéral. Cependant, le tout est ici édulcoré et on est loin de l'univers impitoyable que décrit certains autres films.
D'un point de vue esthétique,il est joli et on peine à croire que les héroïnes aient réellement envie de s'évader.
Mais l'ensemble reste agréable à regarder. La réalisation est parfaite, on sent que Jack Hill n'est pas un amateur.
Ne vous attendez pas à ce que "The Big Doll House" vous remue les neurones. Malgré tout c'est un petit film à regarder tranquillement, juste pour se distraire.


bloodyjane

Affiche(s)

jaquette