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paura nella città dei morti viventi

paura nella città dei morti viventi
Aka: frayeurs, city of the living dead, fear in the city of the living dead, the fear, the gates of hell, twilight of the dead

paura nella città dei morti viventi

A New York, un groupe de personnes fait du spiritisme, et une des jeunes femmes présentes, Mary, semble assister à une scène étrange. Un prêtre se promène dans le cimetière de Dunwich, puis se pend. C'est alors qu'un mort vivant sort de terre. Tétanisée, Mary tombe à terre et meurt. Le diagnostique de l'équipe de police qui arrive sur place est sans appel : elle est morte de peur. La médium présente croit comprendre ce qu'il s'est passé, et explique que tout était écrit dans le livre d'Hénoch, un livre vieux de 40 siècles.
Peter Bell, un journaliste ayant vent de l'affaire enquête sur la mort de Mary, et la sauve miraculeusement alors qu'elle se réveille dans son cercueil.
Ils décident tous deux d'aller à Dunwich pour comprendre les choses étranges qui se passent, ainsi que pour refermer les portes de l'enfer qui ont été ouvertes par le prêtre. Mais ils ont peu de temps, et cela doit être fait avant la Toussaint.


frayeurs

Dunwich, et la fameuse malédiction qui pèse sur cette ville , inventé par H.P. Lovecraft dans sa fameuse nouvelle "Dunwich Horror". Magnifique Dunwich que prend plaisir à nous présenter Fulci. Venteuse, brumeuse, ses petites maisons collées, multiples sous ensemble constituant la ville maudite. Sa maison abandonnée. Sa morgue. Son bar. Son cimetière. Autant de lieu, autant d'horreur et d'indicible. Et finalement, autant d'occasions pour Fulci de nous faire peur.
"Peur dans la cité des morts vivants" : c'est bien de cela dont il s'agit. De peur avant tout. Et de la cité.
Les morts vivants ne seront pour la plupart que des apparitions/disparitions, et on se doute que Fulci a profité de l'aubaine de "Dawn of The Dead" et de ses propres films de zombies pour continuer à surfer sur la vague en plaçant "morts vivants" dans le titre.
Soulignons d'ailleurs que, pour une fois, le titre français n'est vraiment pas mauvais : "Frayeurs". Comme autant de morts de peur dans le film (moi y compris).
"Paura Nella Città Dei Morti Viventi" va donc nous plonger dans un abîme de peur, au coeur de Dunwich.
Et on va y trouver tout ce qui fait la patte de Mr. Fulci.


paura nella città dei morti viventi

A commencer par le gore. Je ne suis pas un inconditionnel de la tripaille, d'une façon générale. Mais l'utilisation du gore chez Fulci me plaît. Il est toujours utilisé comme un 'climax'. Il suit toujours une scène d'angoisse ou d'horreur pure. Bref, le gore de Fulci ne tombe jamais comme un cheveux dans la soupe. Et surtout, il sert à désamorcer la peur.
Car Fulci sait faire peur, j'en parlais déjà dans "Quella Villa Accanto Al Cimitero". C'est d'ailleurs sa plus grande qualité. Il sait faire peur au delà du raisonnable.
Je resterai toujours pétrifié devant cette scène admirable où une jeune file et son petit ami voient apparaître le prêtre décédé, et où la jeune fille commence à pleurer du sang. Il y a quelque chose d'indescriptible dans cette scène. Une angoisse pure distillée par le montage, l'image, la bande son. On pourrait même presque dire qu'il y a quelque chose de beau. C'est un moment de temps suspendu.
Finalement, la jeune fille vomit ses boyaux et arrache la tête de son compagnon. Ouf ! Ça fait du bien de rire un peu !
On retrouve plusieurs scènes de ce type dans "Frayeurs", à la limite de la beauté macabre. La scène où pleut des asticots en est une. Celle où Mary se réveille dans sa tombe en est une autre. Celle où du sang tombe goutte à goutte dans un verre de lait en est encore une autre.


frayeurs

Quand je vous dis que la peur est au coeur de l'histoire : on comprend finalement que la peur des protagonistes est le véritable moteur des apparitions, puisqu'elles n'attaquent que ceux qui ont peur. Un des héros du film, Gerry, nous laisse deviner que ces apparitions n' existent plus à partir du moment où on ne veut plus y croire. Il suffit de fermer les yeux pour qu'elle disparaisse. Comme le spectateur qui a trop peur.
Ceci nous explique pourquoi Bob, ce personnage mentalement dérangé, ayant un passé trouble et violent, ne meurt pas du fait d'une apparition, mais tué par un humain. Cela laisse d'ailleurs place à une scène choc, où il se fait transpercer la tête par une perceuse. Cette scène, rondement menée ( les effets spéciaux n'ont pas perdu une ride) est toutefois dénuée de tout suspense, et semble un peu perdue dans le film. Sans doute car elle n'est que peu lié à la malédiction de Dunwich.
C'est un simple meurtre. Gore, mais simple.


paura nella città dei morti viventi

Bien sûr, si on retrouve toutes les qualités de Lucio Fulci, on y retrouve aussi tous ses défauts. Ainsi, l'histoire est encore un véritable gruyère, parsemée d'incohérences et de bouche-trous approximatifs.
Fulci se concentre plus sur l'ambiance que sur l'histoire, et c'est parfois dommage.
Personnellement, ce que je regrette le plus, ce sont ses retournement de situations abracadabrants, que l'on retrouve à la fin de tous ces films, et qui laisse le spectateur l'oeil hagard et la bouche ouverte, en ayant l'impression qu'on se fout de lui. Et celui-ci n'échappe pas à la règle.
Un très bon Fulci donc.


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