* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

assassino è costretto ad uccidere ancora (l')

assassino è costretto ad uccidere ancora (l')
Aka: the killer must kill again, il ragno, the dark is death's friend, the killer must strike again

assassino è costretto ad uccidere ancora (l')

Giorgio Mainardi, après une violente dispute avec sa femme, sort de chez lui pour trouver réconfort auprès de sa maîtresse. Sur la route, une scène étrange l'intrigue : un homme précipite une voiture dans le canal. Et à bord de cette voiture se trouve un cadavre de femme...
Nullement effrayé de cette vision, il part à la rencontre du tueur. Il lui propose un deal : si celui ci accepte d'assassiner sa riche épouse, il ne dira pas à la police ce qu'il vient de voir.
Le soir venu de l'assassinat, Giorgio qui a tout planifié se rend à une fête, informant son épouse qu'un ami leur rendra visite le soir même. La jeune femme reçoit donc le tueur, qui effectue sa commande. Comme l'a planifié Giorgio, le tueur met la victime dans le coffre de la voiture, pour faire croire à un kidnapping. Alors qu'il s'apprête à quitter les lieux du crime, un couple de jeunes voyous a la mauvaise idée (pour eux) de voler la voiture contenant le corps de la femme de Giorgio.
Le tueur va les traquer jusqu'au bord de la mer...


the killer must kill again

"The Killer Must Kill Again" est souvent présenté comme un giallo. Pourtant il n'en comporte pas les marques habituelles. En effet, ici, le tueur n'est pas mystérieux et ganté, son identité est dévoilée tout de suite.
Et si ce n'est le célèbre acteur indispensable du giallo, George Hilton, le film est très peu représentatif de ce genre. Il tient plus du film à suspense, du film noir mettant en scène un tueur sans scrupule.
Et sans scrupule, il l'est notre tueur. Il effectue son travail sans sourciller. Il sombre parfois dans le malsain (Luigi Cozzi suggère plus qu'il ne dévoile son penchant pour la nécrophilie). Il est le symbole du tueur en série. D'ailleurs, Luigi Cozzi prend le parti de ne pas le nommer. Ainsi, il reste anonyme (si ce n'est son briquet sur lequel est gravé : D.A.), sans réelle vie antérieure et postérieure, il n'est ici que pour tuer. C'est, pourrait on dire, son rôle, n'ayant aucune autre consistance.
Et ce rôle, Antoine Saint-John le joue à merveille.
D'un charisme époustouflant, il glacerait les sangs du plus vaillant mercenaire..


assassino è costretto ad uccidere ancora (l')

Ainsi, tout le film repose sur ce personnage effrayant. Les autres faisant un peu pâlichons à ses côtés.
Néanmoins, ceux-ci sont également tous stéréotypés : Giorgio représente l'éternel mari sans scrupule, infidèle qui n'en veut qu'à l'argent de sa femme, celle ci est l'habituelle épouse insupportablement jalouse dont on a envie de se débarrasser, Luca incarne le jeune charmeur qui ne pense qu'à une seule chose : le sexe, et les deux jeunes filles représentent d'un côté la vierge farouche, de l'autre la blonde "disponible"...
Bref, tout ce petit monde ne donne pas une image glorieuse de l'humanité. Les hommes sont obnubilés par le sexe et les femmes sont idiotes.
La réalisation et la structure du film sont somme toute assez classiques, si ce n'est quelques passages que j'évoquerais ci dessous. Et même si les personnages ont peu de consistance, les acteurs campent bien leur rôle. L'intrigue, simple et épurée, est intéressante, le rythme bien soutenu.


the killer must kill again

La particularité de "The Killer Must Kill Again", outre la prestation de Antoine Saint-John, est issue de certaines scènes, assez choquantes.
Luigi Cozzi, à plusieurs reprises, alterne des scènes peu compatibles entres elles : lorsque le tueur tue la femme de Giorgio, nous voyons en échos des images de Giorgo faisant la fête en compagnie d'un groupe d'amis. Il rit aux éclats et porte un toast au moment même où sa femme agonise.
Par le même procédé, il mêle deux scènes d'actes sexuels: une scène d'amour et une scène de viol. Ceci rend les images excessivement violentes et met mal à l'aise le spectateur.
Ainsi, la caméra de Luigi Cozzi se fait très discrète dans ces moments de brutalité extrême puisque rien n'est réellement montré : tout est suggéré, mais le contraste rend le tout beaucoup plus angoissant que si l'on voyait réellement les actes.
La présence constante également de la morte, de ce cadavre au teint bleuté ballotté dans le coffre de la voiture, rend le tout oppressant.


assassino è costretto ad uccidere ancora (l')

Ainsi, on ne peut que soulever l'efficacité de "L'Assassino è Costretto Ad Uccidere Ancora".
La réalisation classique est agrémentée de quelques passages surprenants, l'intrigue sobre est parfaite, le rythme est soutenu, le suspense est au rendez vous et Luigi Cozzi réussit à nous tenir en haleine jusqu'à la fin.
Notons que sans la présence d' Antoine Saint-John qui incarne le tueur, le film n'aurait pas eu tant d'impact. L'homme est assez charismatique pour que le film repose sur sa performance d'acteur. On ne peut s'empêcher de frissonner rien qu'à le voir apparaître.
On regrettera juste peut être une fin un peu trop tirée par les cheveux...
Un film à suspense (bien plus qu'un giallo) à voir pour passer un bon moment entre amis.


bloodyjane

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