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children (the)

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Aka: de si gentils petits... monstres, the children of ravensback

children (the)

Au petit village paisible de Ravensback, l'habituel chauffeur du car scolaire emmène les 5 enfants heureux comme des pinçons à l'école. Chemin faisant, ils sont soudain engloutis par un épais nuage apparemment radioactif.
Le shérif Billy Hart retrouve le car vide. Il mène l'enquête et prévient les parents de la disparition de leur progéniture. Une des mamans, inquiète, se rend à l'endroit où le car a disparu et retrouve, horrifiée, le cadavre du chauffeur en bien mauvais état : son visage est en bouilli, il semble avoir été calciné.
L'un des enfants s'approche d'elle les bras tendus. Bien entendu, choquée mais heureuse de voir l'un des enfants sain et sauf, l'inconsciente le prend dans ses bras. Et la malheureuse se retrouve également brûlée de l'intérieur au Xème degré...


de si gentils petits... monstres

Le film démarre rapidement, avec ses deux cadavres peu ragoûtants. Le premier assassinat surprend car un enfant qui tue par auto combustion, il faut avouer que ce n'est pas trop courant.
Et les meurtres vont se succéder. Ils sont déroutants : en effet tous ces enfants qui tendent les bras en attente d'un câlin (c'est la première chose qui nous vient à l'esprit) et qui calcinent indifféremment leurs parents, leurs frères et soeurs, et avec le sourire en plus, ont de quoi choquer le spectateur.
Ce qui est étrange, c'est que malgré le systématisme (les meurtres sont toujours perpétrés de la même manière), on ne se lasse pas de voir ces petits ongles noircir et ces petits bras enfantins enlacer leurs victimes.


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Pourtant l'histoire ne va pas bien loin. En gros, les 5 enfants vont décimer les trois-quart du village et le shérif, aidé d'un des pères, va chercher à les anéantir pour sauver le quart restant.
Le film comporte quelques heureuses surprises, telle la scène où le shérif réalise que les balles ne tuent pas les enfants et qu'il décide de leur couper les bras pour les rendre inoffensifs. "Pas de bras, pas de chocolat", c'est bien fait, il ne fallait pas être si méchant avec vos parents ! Ou encore cette scène finale, excellente où une femme accouche et que la caméra survole les enfants massacrés à coup de hache, avec un bout par ci, un bout par là.
Bref, dans "The Children" on fait fi des bienséances et on y tue les gosses allègrement (ceci dit, il reste moins dérangeant que "Who can kill a child ?", qui reste un chef d'oeuvre en la matière).
Mais, ne vous y trompez pas, les scènes de tuerie ne sont pas gore, mais elles sont si étonnantes que parfois, elles provoquent le rire.
D'ailleurs, même si le film se tient, l'acteur principal qui tient lieu de héros joue affreusement mal, ce qui participe à la légèreté ambiante du film.


de si gentils petits... monstres

"The Children" est bien entendu très référencé.
On ne peut parler d'enfants tueurs sans faire allusion au célèbre "Village of the Damned" de 1960, et "De Si Gentils Petits... Monstres" n'échappe pas à la règle. Certaines scènes y font hommage.
Le fond musical est également très référencé. Il donne le sentiment de "déjà entendu" et pour cause : le compositeur Harry Manfredini a composé la musique de "Vendredi 13".
Harry Manfredini a également décliné (ou plagié ?) le célèbre thème musical de "Psycho" composé par Bernard Herrmann. Vous savez, ce thème de la scène du couteau qui vous hante jusqu'à la fin de vos jours ? Bon, il faut avouer qu'associé à "The children", et dans les mains de Harry Manfredini, ce thème est beaucoup moins effrayant...


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Par ailleurs "The Children" comporte quelques ratés digne de certaines séries Z. Outre le mauvais jeu du héros et son absence cruelle de charisme, on se demande l'utilité de certains passages. Par exemple, on se demande à quoi peut bien servir ce riche et célèbre personnage qui par ses connaissances réussit à forcer le barrage de la police pour entrer dans la zone dangereuse où errent les enfants, mais qu'on ne revoit plus jusqu'à la fin du film... Volatilisé notre richissime oiseau ? Il ne se fait même pas zigouiller par les gosses et personne n'en parle. On en vient à se demander si le réalisateur n'a pas finalement tout bonnement oublié ce personnage en cours de route... Ce qui rajoute au charme de ce film à la fois intéressant mais aussi emprunt de cette naïveté scénaristique tellement rare de nos jours.
Ainsi, cette petite production sans prétention est, ma foi, fort agréable à regarder, autant pour son aspect provocant que pour ses multiples défauts.
Un film à voir lorsque les enfants sont au lit.


bloodyjane

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