* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

legend of hell house (the)

legend of hell house (the)
Aka: la maison des damnés

legend of hell house (the)

Le docteur Barett, et Mlle Tanner sont envoyés par un riche héritier à la maison Belasco, pour apporter la preuve de la survie après la mort, contre monnaies sonnantes et trébuchantes.
Le Dr. Barett est effectivement un spécialiste de la parapsychologie, cartésien résolu, persuadé que les fantômes n'existent pas, et mettant tout en oeuvre pour prouver ce qu'il avance. Aussi, c'est assez dépité qu'il se rend à la maison Belasco, puisqu'il devra partager l'expérience avec Mlle Tanner, une jeune médium mentale (c'est à dire qu'elle peut communiquer avec les morts). Sa femme décide aussi de l'accompagner.
L'expérience dans la maison Belasco est l'occasion rêvée pour le Dr. Barett. Elle appartenait à Emerich Belasco, un homme sadique et malsain, un géant redouté de tous, né au XIXème siècle.
Les dernières expériences para-psychologiques qui y eurent lieu furent un désastre puisqu'une seule personne en sortit saine. Toutes les autres moururent ou devinrent folles à lier.
Cet unique survivant est Mr. Fischer, un médium physique. Et il participe encore une fois à l'expérience. Mais cette fois-ci, il refuse d'user de ses pouvoirs, et ne désire qu'une chose : attendre, toucher le pactole, et s'en aller avant que la maison ne recommence à tuer.


la maison des damnés

Il en est des films de maisons hantées ! Le genre a eu son époque de gloire dans les années 60 avec "House on Haunted Hill" ou encore "The Haunting" (dont "The Legend Of Hell House" est le plus proche), puis un 'revival' dans les années 80 grâce à - ou à cause de - "The Amityville Horror".
Et dans cette pléiade de films, quelques petits bijoux brillent, mais restent peu connus. Allez faire un tour du côté de "The Changeling" pour voir de quoi je parle.
"The Legend of Hell House" est de ceux là.
Un petit film anglais, qui ne paye pas de mine, et qui se passe en huis clos dans la demeure hantée. Rien de bien extraordinaire, on retrouve tous les poncifs du genre : les médiums qui défendent leur steack et qui ont des rapports étranges, entre fascination et répulsion, avec les fantômes. Le scientifique qui vient prouver, avec force machines, que les fantômes n'existent pas. Et puis la béotienne, qui se fait possédée par les mauvais esprits car elle a un terrain favorable...
Rien que du déjà vu.
Oui, sauf qu'il y a indéniablement un petit quelque chose, l'indicible petit plus qui rend ce film profondément efficace, effrayant, palpitant, en tension. Et c'est dur de définir exactement quoi.


legend of hell house (the)

L'histoire d'abord. On nous plonge quasi directement dans la maison, sans nous expliquer le pourquoi des fantômes .On sait juste que les dernières expériences se sont mal passées. Un lourd passif est placé d'entrée de jeu dans la demeure.
D'ailleurs, les peurs sont visibles sur les visages des personnages, même sur le scientifique qui n'a pas l'air à l'aise dans ses baskets.. On en apprend enfin un peu plus au fil de l'histoire sur Belasco, et sur ces méfaits.
Niveau apparitions et fantômes, les fans d'effets spéciaux n'en auront pas pour leur argent. Quelques ectoplasmes ici, un coup de vent là, une porte qui claque par ici ou là.... on est loin des démonstrations d'un "Amityville".
Mais c'est plus sur la confusion, la montée en pression que jouent John Hough (réalisation) et Richard Matheson (scénariste).
Est-ce que les fantômes existent réellement, ou est-ce qu'ils sont le fait des médiums qui canalisent mal un trop plein d'énergie présente dans les murs de la maison ? Pas moyen de trancher tout au long du film.


la maison des damnés

On en arrive à un point essentiel : les acteurs. Tous, sans exception, incarnent avec brio leur rôle. Une mention particulière à Roddy McDowall, qui joue un Fischer charismatique, quoi qu'à la fois paumé, apeuré.
Ajoutons à cela une Pamela Franklin qui joue à la merveille la petite médium mentale qui a du mal à gérer ses capacités médiumniques... ainsi qu'une certaine propension à la débauche, due s'en doute à son jeune âge.
C'est d'ailleurs un personnage étrange, qui entretient une relation quasi amoureuse avec le fantôme, puisqu'elle l'invite même dans son lit pour faire l'amour avec elle. Il s'agit d'ailleurs d'une scène étrange, voir choquante, et cela quasiment 10 ans avant "The Entity" qui en avait fait son fond de commerce, avec brio d'ailleurs.
Notons que tous les personnages sont antagonistes, excepté Barett et sa femme. Chacun tient soit à sauver sa vie, soit à prouver que les fantômes n'existent pas, soit qu'ils existent. Cela ajoute au malaise, puisque tout ce beau monde ne semble pas vraiment vouloir s'entraider, chacun défendant son beefsteak, et les regards en disent souvent bien plus long que de long discours.
La mise en scène est d'ailleurs classique, théâtrale même, mais cela colle assez bien à l'histoire du fantôme victorien.
Quant à la réalisation, elle est assez sobre, et joue particulièrement la proximité avec les personnages, en insistant sur les gros plans et des avants plans très détachés du fond.


legend of hell house (the)

"The Legend Of Hell House" est donc un bon film de maison hantée. Le film répond aux exigences du genre mais en y mettant quelques originalités. Surtout, il compte moins sur ses effets spéciaux ou sur de l'épate que sur une solide construction, liant habilement la mise en scène, la réalisation et le jeu admirable des acteurs dans un huis clos étouffant.
Comble du bonheur, et contrairement à la majorité des films qui vous expliquent en long en large et en travers que 'Ce film est tiré d'une histoire vraie', "The Legend of Hell House" mise plus sur la véracité possible de l'histoire que sur un message informatif creux en début de film. (il y a tout de même un message, qui dit en substance "Cette histoire n'est pas vraie, mais elle pourrait l'être.")
C'est d'ailleurs peut être pour cela que le film est efficace : il ne quitte jamais le spectre du possible, jusqu'à la fin, (il nous offre d'ailleurs une des meilleures fins du genre).
En effet, on avale plus facilement ces histoires de portes qui claquent et de coups de vent que des murs qui saignent ou des fantômes qui deviennent de la glace quand on les congèle (suivez mon regard)...
Un chouette film à regarder en priant pour que votre maison ne soit pas construite sur un ancien cimetière indien.


maht

Affiche(s)

jaquetteposteraffiche