* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

equinox

equinox
Aka: the beast

equinox

Cela fait un an que David est enfermé dans un hôpital psychiatrique. Il avait été retrouvé au bord de la route, balbutiant des propos confus sur les forces du mal et autres bizarreries. Non loin de là, les policiers avaient découvert 3 cadavres.
Depuis, David est prostré, parle peu, et refuse de se séparer d'une médaille représentant une croix qu'il tient toujours à la main. Un journaliste vient enquêter sur l'affaire, mais le jeune homme refuse de lui parler. Alors, le docteur lui fait écouter la bande qui avait été enregistrée au moment de son arrestation:
Le docteur Waterman, son professeur de géologie, lui avait demandé de venir le voir, dans une cabane au milieu d'une forêt. Accompagné de Jim, et de deux jeunes filles, ils avaient été tous ensemble au rendez vous, mais quand ils sont arrivés sur place, c'était pour trouver la cabane totalement dévastée.
C'est alors que se passent des choses étranges dans la forêt. D'abord, un château apparaît, alors qu'il n'avait jamais été là. Puis, en passant devant une grotte, un vieil homme ricanant leur donne un grand livre, avant de disparaître. Le livre est rempli de symbole métaphysique, et de dessins représentant des monstres. Mais avant qu'ils aient le temps d'en voir plus, le Dr. Waterman surgit de nulle part et s'empare du livre...


the beast

"Equinox" commence sur les chapeaux de roue, et nous met tout de suite dans l'ambiance. David essaye d'échapper à quelque chose, et manque de se faire écraser par une voiture sans conducteur. Puis, le film devient soudainement assez lent, et on se demande un peu dans quoi on s'est embarqué.
Bien sûr, le film a une petite réputation (essentiellement d'être le film dans lequel Sam Raimi a puisé son inspiration pour créer son fameux "Evil Dead"), mais tout cela semble bien "plan-plan", assez typique des B-movies d'horreur de la fin des années 60, bien sages et proprets.
Pourtant, vers la moitié, le film glisse légèrement vers l'onirique, l'aventure, mélangeant la réalité et les monstres issus du livre maudit.
Et on se retrouve moins devant un film d'horreur que devant un film d'aventure.


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Seul et unique film de Jack Woods, "Equinox" doit avant tout sa paternité à Dennis Muren, grand spécialiste des effets visuels qui signa quelques années plus tard ceux de "Star Wars", et bien d'autres.
Jack H. Harris, le producteur de toute la série des "Blob", a vu le film de Muren, qui était encore un travail d'étudiant shooté en 16mm. Bluffé par les effets spéciaux, il rachète les droits, rajoute des scènes (et le personnage Asmodeus) pour que le film atteigne les 80 minutes, et sort le film au cinéma.
On devine que l'essentiel des scènes ajoutées doivent donc être celles de la première moitié, la seconde moitié servant de terreau à l'histoire. Dommage que le film commence plus comme une série B d'horreur, alors que tout laisse à penser qu'il était à la base un hommage aux films d'aventures tel que "Jason and the Argonauts ", "Mysterious Island" ou encore "20 Million Miles to Earth". D'ailleurs, la musique choisie pour "Equinox" penche plutôt vers l'héroïque que vers l'horrifique...


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Bref : le grand nombre d'effets spéciaux qui ponctue la deuxième moitié du film représente l'essentiel du travail de Dennis Muren. Les effets spéciaux consistent principalement en des plans mettant en scène des personnages en stop-motion, mais aussi pas mal d'effets de cache/contre-cache.
Loin d'être de la qualité du travail d'un Ray Harryhausen, et sans le budget dont disposait le monsieur pour ses films, Dennis Muren s'en sort plutôt bien, et offre de longues scènes, ce qui est un véritable exploit quand on sait le travail colossal que demande ce genre de séquence.
Un peu saccadé, mais relativement efficace pour du low budget, on devine quelle passion a dû mettre Dennis Muren dans ses effets spéciaux.


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C 'est donc dans ces effets visuels (mettant en scène, en vrac : un démon, un énorme gorille, un géant, une pieuvre, etc...) que réside le principal intérêt d' "Equinox".
L'histoire est somme toute banale, même si elle offre quelques scènes amusantes. Les acteurs sont parfois un peu limite, mais pour des amateurs, ils s'en tirent assez bien. Seul Jack Wood (dans le rôle d'Asmodeus) peine à convaincre. L'effet global rend le film légèrement décalé, comme en dehors de la réalité.
Rien de bien extraordinaire donc, mais cela reste efficace, et maintient suffisement l'attention pour ne pas s'ennuyer.
Un film que se doivent de voir tous fans d'effets spéciaux old-school pour les plans en stop motion, et les fans d'"Evil Dead" pour savoir en quoi les deux films sont liés.
Les autres pourront s'amuser tout de même de l'aspect globalement assez kitch, et peut être même seront ils happés par l'intrigue ?


maht

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