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vampyres

vampyres
Aka: blood hunger, satan's daughters, vampyres - daughters of dracula, vampyres - daughters of darkness

vampyres

Le film débute sur une scène érotique où deux femmes font l'amour dans un château. Une ombre s'introduit et tue les deux pécheresses.
Peu de temps après, nous retrouvons ces deux femmes en train de faire du stop sur la route qui mène au château. Leur but : attirer des hommes dans leur antre, afin de boire leur sang chaud et frais pour s'en débarrasser ensuite sur la route.
Mais Fran, l'une des deux vampires, décide de séquestrer l'une de ses victimes qu'elle tue à petit feu et avec lequel elle s'adonne à des jeux sexuels. Mais le malheureux réussit à s'échapper et demande de l'aide auprès d'un couple de campeurs dont la caravane est située non loin du château. Fran le laissera t il s'échapper ?


blood hunger

"Vampyres", bien que réalisé par un espagnol, a tout l'esthétique d'un film anglais. Le film est doté de cette lumière et de cette texture si particulière aux films britanniques de cette époque.
Et d'emblée, on réalise que "Vampyres" sera un film atmosphérique. On entre dans un rêve funèbre. L'ambiance dérangeante, froide, s'installe dès le début. Les personnages, les lieux sont comme paralysés, l'inertie est latente, renforçant l'idée que la mort hante ses lieux, provoquant un certain malaise chez le spectateur.


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Et même les ébats érotiques qui se déroulent sous nos yeux, n'arrivent pas à entacher cette distance lugubre. Décidément, "Vampyres" n'est pas un hymne à la vie.
Les deux actrices qui jouent les vampires sont distantes et insensibles, elles ne transcrivent aucune émotion. Paradoxalement elles réussissent à être sensuelles. Leurs ébats amoureux sont violents et leur fougue tient plus de l'animal que de l'humain. Ces assauts sexuels, hétéros ou homos, semblent d'ailleurs subis plus que désirés, leurs désirs bestiaux paraissent incontrôlables.
Les autres personnages, bien qu'un peu plus terre à terre, semblent aussi sombrer peu à peu dans ce monde onirique, attirés malgré eux.
Ainsi José Ramón Larraz oscille sans cesse entre le rêve et la réalité, et campe ses personnages à la lisière entre la vie et la mort.


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Ce qui peut également étonner dans "Vampyres" c'est la brutalité de certains meurtres. Des images qui viennent surprendre le spectateur tant par leur soudaineté que par la violence des séquences. Car certains passages sont très sanglants et dénotent d'une cruauté sans pitié de la part des demoiselles si calmes l'instant d'avant.
Par ailleurs, comme beaucoup de films mettant en scène des vampires, celui-ci est gothique, les vampires se déplacent avec des capes noires à l'extérieur, rouges à l'intérieur et aiment à courir dans les cimetières. Leur château est bourré de toile d'araignée... Bref, l'atmosphère est digne d'un livre de Bram Stocker, et du gothique décalé si cher à Jean Rollin. Cependant, ces créatures de la nuit n'ont pas les canines pointues et ressemblent à des êtres féminins communs. Elles ne redoutent pas le jour bien qu'elles ne l'apprécient pas. Elles ne font que boire le sang des plaies qu'elles ont provoquées à l'aide d'un simple couteau et c'est là toute leur singularité.


vampyres

D'ailleurs, on pourrait facilement rapprocher ces créatures de la nuit de celles qui hantent les films de Jean Rollin. En effet, elles tiennent plus du binôme mis en scène dans "La Morte Vivante" que des vampires de la Hammer production.
La réalisation a également cette même langueur qui donne ce sentiment de paralysie et d'inertie. Cette atmosphère pouvant parfois lasser quelque peu certains spectateurs.
Toujours est il que "Vampyres" s'en sort bien et dégage un certain charme qui ne laisse pas indifférent.
Un film d'après midi.


bloodyjane

Affiche(s)

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