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death dimension

death dimension
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death dimension

"The Pig", un malfrat notoirement connu, a concocté avec l'aide du Dr. Mason une bombe capable de tuer par congélation (ne riez pas !).
Le Dr. Mason ne supportant pas d'avoir aidé un tel malfrat préfère se suicider, emportant le secret de sa bombe avec lui. Mais auparavant, il a enregistré les plans et les données de la bombe dans une puce qu'il a greffée dans le crane de sa charmante fille, Félicia, qu'il fait s'échapper avec pour ordre de contacter les autorités.
Le lieutenant Ash, lui, est sur une affaire qui semble n'avoir aucun lien avec la jeune fille : le cadavre d'un homme a été retrouvé, tué à main nue. Expert en karaté, Ash mène l'enquête, et découvre que les deux affaires sont en fait liées.
Il faut à tout prix sauver la fille du Dr. Mason, car "The Pig" a envoyé son sbire le plus féroce, un noir au visage défiguré, pour retrouver la jeune fille !


dimension de la mort

Jim Kelly est devenu LE noir spécialiste des films de kung-fu à partir de son apparition remarquée (et à juste titre) dans "Enter The Dragon", aux côtés de l'inénarrable Bruce Lee (et du moins inénarrable John Saxon).
A la suite de ce rôle, il enchaînera les films de blaxploitation (notamment le plus célèbre : "Black Belt Jones") où il jouera toujours ce même rôle de karateka noir et cool.
On le retrouve donc ici dans une sorte de polar légèrement teinté de science-fiction, aux côtés de quelques agréables second couteaux : George Lazenby, le James Bond de "Au Service Secret de sa Majesté", habitué à beaucoup de petits rôles dans pas mal de films et séries tv - et Harold Sakata, le méchant Odd Job de "Goldfinger".
Avec un tel casting James Bondien, une histoire qui tient aussi du James Bond, on pouvait s'attendre à quelque chose d'agréable.
Oui... Sauf que c'est Al Adamson qui réalise. Al Adamson, à qui l'on doit pas mal de films d'exploitation de 1965 à 1980, et qui ont pour effet connu un certain pouvoir soporifique.


death dimension

Allons, ne soyons pas méchant, "Death Dimension" n'est pas si affreux que ça. C'est vrai que le film est assez cheap, et repose quasi uniquement sur un Jim Kelly qui semble avoir perdu de sa superbe (il a un peu du mal à sauter les murets, non ?).
Puisque Mr Kelly a un peu de mal, on va le seconder. Vous savez bien qu'après la mort de Bruce Lee, tout le monde cherchait le "Petit Dragon No 2". Et tout le monde y allait de son Bruce Lee, Bruce Li, Bruce Ly ou Bruce Le, au moins pour profiter de l'aubaine du nom.
C'est donc le 'fameux' Myron Bruce Lee qui jouera le faire valoir. Malheureusement pour lui (mais heureusement pour le cinéma) ce sera son seul et unique rôle.
Le ton du film est donné dès le début, avec ce qu'on pourrait appeler le pire générique que j'ai vu : en gros plan, pendant deux minutes trente et sur une musique lounge, on voit le Dr. Mason tripatouiller pour enfoncer la puce dans le crâne de sa fille. Pas très glamour, c'est surtout diablement ennuyant.
Heureusement, la suite est plus amusante : apparition de Harold Sakata, la bombe glacée qui explose en gelant quelques pauvres cobayes... on commence à rire gaiement. Puis, dans un quelconque dojo, Jim Kelly met la pâtée à ses élèves très 70's - nuques longues et grosses moustaches. Finalement, on va peut être s'amuser, à condition de rester très "second degré".


dimension de la mort

Et c'est vrai que vu au énième degré, le film amène quelques rires, surtout les trente premières minutes.
Tout est très stéréotypé (le méchant noir à la force surhumaine, expert en arts martiaux et défiguré, - The Pig qui veut détruire le monde avec une bombe climatique, etc), les combats sont mal réglés, le montage est assez confus, voire brouillon, et l'histoire repose finalement plus sur une succession de scènettes 'types' du cinéma d'exploitation (combat à main nues, poursuites à pied, coup de feux, poursuite en bateau, coup de feu, scène d'amour, infiltration dans un lieu interdit, combats au nunchaku, poursuite en voiture, etc...) que sur ses qualités intrinsèques.
Si ce système fonctionne assez bien pendant la première demi-heure, le film s'essouffle quand même considérablement au-delà, et l'attention du début finit par n'être plus qu'un intérêt poli.
Mais quand est-ce que ça finit ?


death dimension

Bref "Death Dimension" n'a rien d'un chef-d'oeuvre. Néanmoins, ses 1h25 permettent de le regarder entièrement, à condition de ne pas trop en attendre, et de se concentrer sur les nombreuses scènes d'action. (C'est si dur aujourd'hui de se taper des navets de deux heures).
Et puis, il y a Jim Kelly, qui mine de rien est un personnage important du cinéma d'exploitation américain, malheureusement sous exploité tout au long de sa courte carrière. Croyez moi, ce type a une réelle classe et perce l'écran. Mais dans ce film, on le sent un peu mou-du-genou quand même.
Le plus gros défaut de "Dimension de la Mort" (le titre en VF) est finalement de ne pas avoir véritablement de genre : un peu polar, un peu film d'action et un peu film de kung-fu. Paradoxalement, c'est aussi ce qui le rend 'digeste', vu qu'on suit la succession de scènes avec un brin de plaisir.
Finalement, comme "Death Dimension" se veut un peu dans la lignée d'un James Bond au rabais, le film aurait mérité un peu plus de fantaisie, à la façon de "The Doll Squad", ce qui aurait considérablement relevé son niveau.
Un film pour les après midi très pluvieux.


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