* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

bestia uccide a sangue freddo, la

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Aka: les insatisfaites poupées érotiques du pr. hitchcock, la clinique des ténèbres, slaughter hotel, the beast kills in cold blood, the cold-blooded beast, asylum erotica

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L'histoire se déroule dans une luxueuse maison de repos pour jeunes filles désaxées, belles et riches. Tout un programme en perspective... le traitement thérapeutique consiste à distraire ces dames en jouant au polo ou aux jeux de société.
Dans ce décor idyllique, un homme vêtu d'une cape, de gants de cuir noir et d'une cagoule, armé d'une arme médiévale, rode. Il est à l'affût d'une fille nue qu'il pourra bien entendu trucider en bonne et due forme.
Et les meurtres vont se succéder jusqu'à ce que la police, alertée, décide de tendre un piège au tueur...


les insatisfaites poupées érotiques du pr. hitchcock

Un film italien, un tueur ganté, des meurtres à l'arme blanche, des femmes belles et indolentes, un fond sonore "easy listening"... Vous l'avez compris, "Les Insatisfaites Poupées Erotiques du Pr. Hitchcock" est un giallo. Il en a toutes les composantes.
Fernando Di Leo n'est pourtant pas adepte de ce genre cinématographique très prisé à l'époque, mais il s'y essaye pour répondre à une commande.
Cependant, les composantes ne suffisent hélas pas à faire un bon giallo à la Mario Bava ou à la Dario Argento.
Le suspense n'est absolument pas au rendez-vous, les meurtres se succèdent sans réel intérêt et ne vous feront certes pas frissonner. Le charme sanglant italien n'opère pas.


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Pourquoi ? Avouons que Fernando Di Leo nous plaque des scènes pèle-mêle, sans linéarité, sans réelle volonté esthétique. Plus que détaché, il semble complètement indifférent à l'effet produit. Bref, on a le sentiment que s'enchaînent des scènes plaquées sans goût, sans passion, sans envie, presque par obligation.
Ainsi, nous voyons défiler de longues séquences où des filles nues, allongées, se tripotent, dorment, font l'amour... Heureusement, bien souvent la douce musique lounge de Silvano Spadaccino accompagnent ces images, y mettant un soupçon de beauté. Parfois également, le film n'hésite pas à donner dans le "porno soft" montrant en gros plan les techniques onanistes auxquelles les coquines s'adonnent.


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Pourtant, on sent que le film a des moyens. Mais même le montage est chaotique. Les effets cinématographiques lassent le spectateur tout comme les jolies filles oisives. Les meurtres d'ailleurs n'interviennent qu'à une bonne moitié du film, comme pour bâcler définitivement l'ensemble. Ceux ci n'ont rien d'exceptionnels, pas plus que l'histoire, quasi inexistante.
On ne connaîtra le tueur qu'à la toute fin, mais l'absence de suspense ôte toute curiosité par rapport à son identité et noie le spectateur dans un désintérêt total.
Par ailleurs, les personnages n'ont aucune profondeur. Dans ce décor préconçu, qu'on s'imagine avec peine être un hôpital psychiatrique, nous retrouvons les "comportements déviants" types de l'époque (dont les psychoses permettent de filmer du nu) : la nymphomane, la claustrophobe, l'homosexuelle, la suicidaire/assassin...


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Certes, "Slaughter Hotel" n'est pas un film de passionné ! On sent que ce film de commande aurait pu être un bon film, la réalisation est plus que correcte, le film est doté d'une belle lumière, mais le manque d'engouement du réalisateur se fait clairement ressentir. Malgré les ingrédients d'un bon giallo, il reste fade du début à la fin. Même les jeunes filles coquines, et même le charisme de Klaus Kinski, superbe dans son rôle de Dandy Docteur d'un autre âge, n'y ajoutent pas de piment.
L'enthousiasme de certains qui encensent "Slaughter Hotel" et le qualifient de film culte reste donc incompréhensible pour moi... Peut-être certains ont pu être sensible à la langueur ambiante, à l'atmosphère molle qui donne l'impression que le temps s'est arrêté ou aux images de demoiselles dénudées...
Difficile donc d'être enthousiaste pour défendre ce giallo... si ce n'est de souligner les dernières secondes qui remontent le niveau. Etrangement, la scène finale est assez intéressante, décalée de tout le reste, elle clos le film dans un bain de sang violent, percutant, et surtout, surprenant. Elle récompense le spectateur qui est allé jusqu'au bout... Mais elle est, hélas, isolée.
Un film monotone donc.


bloodyjane

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