* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

basket case

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Aka: frères de sang

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Duane, un jeune homme, fraîchement arrivé à New York, s'installe dans un hôtel pittoresque. Il attire l'attention des résidents de l'hôtel car il transporte, en plus d'une grosse somme d'argent, un énorme panier en osier, plus gros que son sac à dos.
Il s'avère que dans ce panier, Duane transporte secrètement son frère Bélial. Ceux-ci étaient siamois et ont été, sauvagement et contre leur gré, séparés à l'adolescence.
Depuis, Bélial, l'insupportable jumeau déformé, réclame à son frère la tête des médecins qui ont effectué ce sacrilège, et ont brisé l'osmose qu'ils vivaient.
Mais Duane se laisse prendre par les charmes de la secrétaire d'un des médecins, ce qui déplait fortement à son frère.
Les deux frères vont-ils encore se supporter longtemps ? Et Duane pourra t'il vivre son idylle avec la blonde secrétaire ? Et les résidents de l'hôtel, sauront-il résister à la tentation de voler la liasse de billets du jeune homme ???


frères de sang

Le film commence par la scène de meurtre d'un des médecins, qui laisse entendre que les effets spéciaux seront pitoyables, mais gores ! Le frère jumeau de Duane, dont on ne voit pour l'instant qu'une main en latex assez grossière, ne fait pas dans la dentelle ! Et si la main est ridicule, on ne vous parle pas du frère en lui-même : une espèce de masse grotesque comportant une tête extrêmement musclée, des dents pourries, deux bras, et quelques autres trucs innommables. Encore heureux que le ridicule ne tue pas !
Mais si ce n'était que ça : Bélial a un sale caractère. Il est jaloux, égoïste, goinfre, dominateur, agressif et hargneux, il fout le souk dans la chambre dès que son frère est de sortie, etc.
Bref, Bélial est une sale bête !
Sans compter qu'il aime bien tuer tout ce qui passe à sa portée (heureusement qu'il a des petits bras)... pour notre plus grand plaisir !
Et c'est d'ailleurs regrettable qu'on nous le montre aussi vite, pratiquement dès le début, alors qu'on aurait aimé l'imaginer, le deviner, le soupçonner, etc...


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Le monstre caractérise finalement assez bien le film : zéro budget, glauque, grossier et grotesque... autant d'adjectifs qui collent aussi bien aux décors qu'aux "acteurs" (qu'on soupçonne être les amis du réalisateur).
En effet, dans ce film, tout est sordide, des cabinets de médecins à l'hôtel où habite le héros : entre hôtel de passe et repère de malfrats, il accueille prostituées, brigands, clandestins, et tout ce beau monde vit les uns sur les autres dans la saleté et l'insalubrité.
Les acteurs sont très (voir trop) expressifs, et tiennent plus du guignol que du comédien. Ils surjouent, font des grands gestes, poussent des grands cris et prennent des expressions ubuesques. Si la prise n'est pas bonne : c'est pas grave ! On la garde quand même !
Les femmes sont maquillées à outrance et se déhanchent plus que de mesure, les hommes ont tous des mines patibulaires... Tous ces personnages sont de véritables caricatures des bas fonds.


frères de sang

Bref, ce n'et pas pour ses qualités esthétiques qu'il faut voir ce petit film.
Et ce n'est pas pour l'histoire non plus. On a rarement vu une histoire aussi lamentable, accumulant de nombreux clichés sur la différence, la méchanceté, le handicap, la rivalité gémellaire, le manichéisme, etc. Tous les thèmes de la compassion sont là, et pourtant, on ne s'apitoie pas sur cet être différent et déformé, il n'est pas touchant.
De toute façon, l'histoire n'est pas importante dans ce film. Elle sert tout au plus de prétexte : tout est pris au second degré.
Puisque nous sommes dans une série Z, les effets spéciaux, cela va de soi, sont assez déplorables. On vous a déjà parlé du monstre, mais c'est sans compter l'hémoglobine bien rouge, l'arrachage de langue, les scalpels plantés dans le visage, et bien sûr de mémorables scènes de "stop motion" où Bélial erre dans la chambre. "Chapi Chapo" n'a qu'à bien se tenir ! (et Harryhausen doit se retourner dans sa tombe)
On ne s'ennuie pas, enfin pas trop, car la bonne humeur rattrape le tout.


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Bref, "Basket Case" est un low budget qui ne manque pas de défaut, mais qui a aussi les qualités inhérentes à ce genre de film. Spontanéité, humour, emphase, déconstruction, impertinence, etc.
On sent bien que nous sommes dans les années 80 (et pas seulement à cause des coupes de cheveux), puisqu'on a affaire à une véritable autodérision, on est loin des naïvetés des films gores de fin 1960 aux années 1970.
Malgré tout, on s'est ennuyé un peu vers la fin, car la formule à tendance à lasser sur la longueur, même si on rie encore parfois.
Bref, loin d'être le film du siècle, "Basket Case" mérite un détour. On le conseillera à ceux qui n'ont pas peur des petits budgets, ou qui cherchent un petit film à regarder entre ami, dans la joie et la bonne humeur.


maht & bloodyjane

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