* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

from beyond

from beyond
Aka: aux portes de l'au-delà, h.p. lovecraft's from beyond

from beyond

Tempête dans un laboratoire. Crawford, le jeune assistant du Dr Pretorius, vient de réaliser l'impensable : le Résonateur fonctionne enfin. Cet appareil envoie des ondes résonantes sur la glande pinéale des hommes aux alentours, ouvrant les perceptions et permettant de voir l'au-delà. Bonjour poissons volants invisibles à l'oeil nu, hello petites méduses translucides d'une autre dimension, etc...
Mais chaque médaille a son revers, et celle-ci n'est pas des moindres : les poissons et méduses de l'au-delà sont tout sauf amicaux. Et dès qu'ils voient bouger quelque chose, ils se jettent dessus pour le dévorer. Le Dr Pretorius va en faire les frais, puisqu'on ne retrouvera jamais sa tête, happée par quelques monstres indescriptibles.
Interné parce qu'on le croit fou et coupable du meurtre du professeur, Crawford s'est refermé sur lui-même. Mais une jeune psychiatre veut vérifier ses dires, et lui demande de remettre en marche la machine, et de rouvrir les portes de l'au-delà.


aux portes de l'au-delà

A peine une année après le coup d'éclat de "Re-animator", adapté assez librement de la nouvelle de H.P. Lovecraft, Stuart Gordon reprend la même équipe et se replonge dans l'univers lovecraftien, espérant faire aussi bien.
Avec son producteur et ami Brian Yuzna, ils remettent donc le couvert pour nous offrir une adaptation déjantée de la nouvelle "From Beyond".
Même casting donc : Jeffrey Combs, Barbara Crampton, mais aussi deux petits nouveaux en la personne de Ken Foree, le héros de "Dawn of the Dead", et du méchant Dr. Pretorius joué par Ted Sorel .
Malheureusement, "From Beyond" ne sera pas à la hauteur du premier film, même s'il a d'indéniables qualités et reste fort divertissant.


from beyond

Tout commence sur les chapeaux de roues, avec une entrée en matière pêchue : Crawford se fait attaquer par une sorte de poisson translucide, qui lui arrache un bout de joue. L'effet spécial est de très bonne qualité, voir saisissant.
Et c' est un fameux avant goût de ce que nous offrira le film : de multiples transformations du professeur Pretorius (qui ne sont pas sans rappeler la masse de chair suintante et gémissante à la fin de "Society" de Brian Yuzna, tourné 3 ans plus tard), des monstres de l'au-delà ou encore des glandes pinéales qui jaillissent de la tête des pauvres personnes ayant eu affaire à la machine infernale, etc.
Le film nous offre un agréable panel de ce qui pouvait se faire avec un peu d'imagination (et beaucoup de plastique) dans les années 80. Effets rehaussés par la couleur dominante (dès que l'au-delà entre en jeu) du film, une sorte de violet clair ou de rose foncé, utilisé du générique de début jusqu'à la fin . Lumière mystique, ou émanation du globe lumineux de la machine ? Cela reste un mystère. En tout cas, cela cache agréablement l'effet plastique de certains effets spéciaux.
Seul bémol peut être, avec le ver géant dans la cave inondée, et quelques gros plans sur le monstre Pretorius qui aurait mérité un peu d'éloignement.


aux portes de l'au-delà

Le problème essentiel de "From Beyond" vient de l'histoire, qui a un peu tendance à tourner en rond, et peut être même d'un problème de situation géographique vers la fin. En effet, si la majeure partie du film se déroule dans la demeure du Dr Pretorius, une partie de la fin se déroule dans un hôpital psychiatrique (aperçu au début). Si cela nous permet de voir Carolyn Purdy-Gordon ( une habituée des films de Stuart Gordon, admirable dans son rôle de psychiatre carriériste), ce changement abrupte de lieu n'apporte pas grand chose au film.
Mais plus que ça, c'est l'accumulation des effet spéciaux de façon linéaire qui gâche un peu le plaisir. Finalement, la trame de l'histoire est un peu : "j'allume la machine, le Dr. Pretorius arrive, il se transforme en être innommable, on éteint la machine de justesse : ouf !" Et ainsi de suite.
On a vu mieux. Alors bien sûr, il y a l'histoire éminemment sexuelle du méchant Dr Pretorius qui relève un peu le tout. Les circonvolutions de cet ancien sadomasochiste, qu'on devinait déjà noir de coeur avant de rejoindre l'au-delà, sont habillement distillées, et relancent un peu le film, de même que ses apparitions qui en disent long sur ses besoins sexuels. Mais ce n'est pas suffisant.


from beyond

Reste que "From Beyond" est très distrayant, et qu'il faudrait être bien difficile pour ne pas passer un moment agréable en sa compagnie, même si on peut lui reprocher quelques petites digressions pas forcément très intéressantes.
Beaucoup de rythme, de bons maquillages, un jeu largement à la hauteur, une réalisation serrée, autant d'atouts pour ce petit film qui nous prouve encore une fois que beaucoup de petites idées valent mieux que beaucoup d'argent.
Les fans d'effets spéciaux gluants en auront pour leur compte, et auront le loisir de voir un homme fondre, sortir de lui même, avaler la tête de la jeune psychiatre, etc.
Mais il manquera tout de même quelque chose, le petit plus qui aurait pu élever le film "Aux Portes de l'Au-delà"... Dommage !


maht

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