* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

deux orphelines vampires (les)

deux orphelines vampires (les)
Aka: two orphan vampires

deux orphelines vampires (les)

Deux jeunes orphelines que l'on croit aveugles ont été recueillies par des bonnes soeurs. Au couvent, tout le monde chérit ces deux petits anges tombés du ciel : elles sont si douces, si gentilles... Mais les gentilles petites créatures se transforment, la nuit venue, en vampires assoiffées de sang. Et avec le crépuscule, elles recouvrent la vue, peuvent lire des livres qui développent leur imagination, et aller se promener dans leur lieu favori : le cimetière, pour y trouver quelque chose à se mettre sous la dent...
Leurs tranquilles habitudes vont être perturbées par un événement inattendu. En effet, le Docteur Dennary se prend d'affection pour elles et décide de les adopter.
Peut être ce scientifique pourra-t-il les guérir de leur cécité, finalement ?


two orphan vampires

Nous avons affaire à l'un des derniers films réalisés par le maître français du cinéma bis.
Ici, après avoir été plus ou moins forcé pour des raisons économiques de faire du cinéma porno, Rollin renoue avec son ancien genre de prédilection et met en scène ses créatures favorites : les vampires. Enfin, il s'agit de vampires à la Rollin. En effet, toutes les créatures de ce réalisateur ont leurs propres caractéristiques. Celles-ci ont les dents qui poussent comme tout vampire, mais elles sont également aveugles le jour et voient d'une couleur bleue la nuit. Elles sont singulières, deux orphelines inséparables comme les doigts de la main, mêlant joie de vivre et nostalgie, tenant leurs baguettes d'aveugle avec légèreté, elles ont des dérives d'adolescentes communes (fuguer, se saouler, prendre des risques...). Leur relation n'en est pas moins étrange : les deux filles sont fusionnelles, toujours serrées l'une contre l'autre, ce qui peut porter à confusion : sont-elles soeurs ? Sont-elle amantes ? Par quel lien sont elles reliées l'une à l'autre ?


deux orphelines vampires (les)

Comme souvent chez Rollin les deux personnages féminins fonctionnent en couples (ou binôme), et leur relation ambiguë laisse planer un vague mystère. Leur attachement l'une à l'autre va bien au-delà du monde des vivants, puisqu'elles ressuscitent régulièrement et affirment même avoir été déesses aztèques. Rêve ou réalité ? Le doute plane et Jean Rollin joue entre l'onirique et le réel. Lentement il oscille entre deux mondes, passant de l'un à l'autre.
Ainsi Rollin semble renouer avec ses anciennes obsessions, l'histoire, les personnages sont très proches de certaines de ses anciennes productions, je pense notamment à "La Morte Vivante" ou à "Vierges et Vampires".
Ceci dit, "Les Deux Orphelines Vampires" n'a pas le charme des deux autres, ou de ses films de 'jeunesse'.


two orphan vampires

Malheureusement, il manque ici quelque chose d'indicible. Le charme propre aux films de Rollin n'est pas présent.
Bref, la poésie n'est pas au rendez-vous.
Les filles rabâchent toujours les mêmes paroles d'une manière monotone. A tel point qu'on se lasse d'entendre ce discours qui finit par sembler niais et plat. Au fil des minutes qui semblent des heures, ces deux demoiselles perdent ainsi toute leur fraîcheur.
"Les Deux Orphelines Vampires" ne comporte pas non plus les petits défauts qui rendent si attachants les anciens films de Jean Rollin : les dents des vampires ne sont pas en carton patte et les créatures sont crédibles. Non pas que leur jeu soit professionnel, mais les effets spéciaux sont plus aboutis.
Ainsi, les vampires ne prêtent même pas à rire.
Et les rencontres qui se voudraient insolites, comme la femme qui se transforme en louve, la femme chauve souris ou la goule, perdent également toute saveur, car elles tombent "comme un cheveux dans la soupe" et ne semblent avoir aucune utilité.


deux orphelines vampires (les)

"Les Deux Orphelines Vampires" est donc proche des premiers Rollin par les personnages et l'intrigue, mais paradoxalement, il en est extrêmement éloigné par le manque de poésie et l'ambiance morne qui en découle.
Aussi, bien qu'on retrouve tous les ingrédients d'un excellent Rollin, le film tombe à plat. Rien de croustillant ou de surprenant ne vient égayer la morosité ambiante que l'on ressent au fur et à mesure que le film avance.
L'errance de ces deux orphelines aveugles finit par lasser complètement et on décroche finalement, déçu après un début prometteur.
Si vous ne connaissez pas Jean Rollin, un conseil : ne commencer pas pas regarder "Les Deux Orphelines Vampires", allez plutôt faire un tour du côté de ses "productions de jeunesse" qui sont bien plus poétiques et attachants ("Vierges et Vampires", "La Rose de Fer"...).


bloodyjane

Affiche(s)

jaquetteposteraffiche