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non si deve profanare il sonno dei morti

non si deve profanare il sonno dei morti
Aka: le massacre des morts-vivants, the living dead at manchester morgue, breakfast at the manchester morgue, don't open the window, let sleeping corpses lie, no profanar el sueño de los muertos, sleeping corpses lie

non si deve profanare il sonno dei morti

Edna, une jeune femme en voiture, recule malencontreusement sur la moto de George (un antiquaire) dans une station service. Et justement, George a un rendez vous très important dans une maison, à la campagne. Comme la moto n'est pas réparable, le jeune homme se fait emmener par Edna. Mais les jeunes gens se perdent, et s'arrêtent près d'une rivière. George va chercher quelqu'un pour lui indiquer le chemin. Il trouve des scientifiques en train de faire des essais sur une machine, pour détruir les insectes par des ondes radios.
Pendant ce temps là, Edna reste seule à la voiture. C'est alors que surgit un homme étrange, complètement trempé, qui essaye de l'attaquer. Elle réussit à s'enfuir et à rejoindre George, mais c'est trop tard : l'homme a disparu.
Mais l'homme a fait une autre victime : le beau frère d'Edna. La police décide d'enquêter, car elle a de fortes présomptions sur Edna et George.


le massacre des morts-vivants

Si les quinze premières minutes de "Non Si Deve Profanare Il Sonno Dei Morti" offrent une belle ouverture, le film ne tarde pas à s'embourber un peu dans un développement légèrement hasardeux.
En effet, le film démarre sur les chapeaux de roues (c'est le cas de le dire) : George ferme son magasin, enfourche sa moto, et traverse un Londres qui nous est montré sale, pollué, impersonnel. Tellement impersonnel que nul ne se parle ni ne se regarde, et que quand une jeune femme traverse la chaussée complètement nue, personne ne la voit.
George quitte donc cet environnement urbain pour la campagne, cette chère et douce campagne avec ses oiseaux qui chantent et ses insectes qui copulent sous la terre... enfin, pas tant d'insectes que ça, puisqu'on commence à y mener des expériences pour les tuer, qui auront pour effet (indésirable) de faire revivre les morts.


non si deve profanare il sonno dei morti

Puis, au bout d'une quarantaine de minute, George et Edna décident d'aller voir si la tombe de Guthrie (l'homme qui a attaqué Edna et qui est supposé être mort) est réellement pleine. Et là, tout s'accélère.
Le film devient plus sombre, plus mouvementé. Car les morts vivants sont contagieux, comme dans les films de Romero. On assiste même à quelques scènes plutôt gore, et à d'autres à la symbolique intéressante (le mort-vivant qui touche les yeux du mort pour le rendre vivant - vous me suivez ? - simulacre de ce geste si commun au cinéma où les vivants ferment les yeux des morts.)
Tout se terminera à la morgue de Manchester, dans une apothéose gore et assez jouissive, rondement menée, et qu'on pourrait facilement comparer aux meilleures productions du genre.
Mais surtout, comme "Dawn Of the Dead" et son message politique et social omniprésent, Jorge Grau se sert de cette histoire pour faire passer son message.
Et tout au long du film, on aura en filigrane le fait écologique, chose étrange pour un film d'horreur où généralement les expériences scientifiques sont plus des déclencheurs que des sujets à part entière.


le massacre des morts-vivants

Mais pas uniquement : ce qui surprend dans "The Living Dead at Manchester Morgue", c'est surtout le regard éminemment moderne qu'il porte sur le film de morts vivants. On est plus proche de ce que fera Lucio Fulci dans les années 80 ou George Romero en 1978, que de la production de l'époque.
Mieux : comme "Dawn Of The Dead", "The Living Dead at Manchester Morgue" ne cède jamais à la facilité, et offre un scénario aux multiples richesses, qui ne repose pas que sur "les méchants zombies mangent les vivants".
Les morts vivants ne sont pas présentés comme de véritables ennemis : ils ne sont qu'un symptôme de l'humanité qui part à vau l'eau, qui cède aux exigences des temps modernes sans se poser la question de son empreinte sur la terre.
Les véritables 'méchants' du film sont les scientifiques, qui refusent de regarder la réalité en face... Mais surtout, c'est le commissaire: borné, aigri, plein de préjugés, il représente cette société qui ne se pose pas de question, engoncé dans son moralisme.
A ce titre, la fin est assez amusante, et rappelle un peu celle de "Land Of The Dead" de l'ami Romero. Je ne vous en dit pas plus !


non si deve profanare il sonno dei morti

"Non Si Deve Profanare Il Sonno Dei Morti" est donc véritablement moderne, et ne souffre que d'un problème : cette grosse demi-heure un peu longuette entre le début et la fin du film.
Dommage, car le reste est excellent et parfaitement maîtrisé.
En plus d'avoir un scénario intelligent, il se paye le luxe de terrifier et d'offrir quelques belles scènes qui ne sont pas sans rappeler ce que fera Lucio Fulci, notamment dans la 'trilogie de morts-vivants', quelques années plus tard. Chapeau bas, Mr. Jorge Grau !
Ajoutez à cela, et je n'en ai pas parlé, une belle interprétation, et vous obtenez un film que je ne peux que vous conseiller de voir si vous êtes fan des grands noms de l'horreur.


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