* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

flesh gordon

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Le monde vibre sous une menace et l'heure est grave. Depuis quelques temps des rayons lasers s'abattent sur la terre, donnant aux humains d'irrésistibles envies de copuler. Ainsi le monde court à sa perte.
C'est l'horrible empereur Wang, le pervers, résidant sur la planète "Porno", qui envoie ces rayons sexuels sur la terre afin de l'anéantir.
Le footballeur Flesh Gordon n'est pas épargné. Alors qu'il effectue un voyage en avion, en compagnie d'une charmante demoiselle qui répond au nom de Dale Ardor, les rayons XXX les touchent de plein fouet, menant l'avion à la dérive. Seuls nos deux protagonistes s'en sortent et atterrissent près de la maison du Dr. Flexi Jerkoff, un scientifique.
Celui ci a construit un vaisseau spatial en forme de pénis, destiné à atteindre la planète "Porno". A trois, ils prennent leur courage à deux mains, et partent à destination de "Porno".
Pourront ils vaincre la frénésie sexuelle de l'empereur et ramener le calme sur terre ?


flesh gordon

Bien entendu, comme son titre l'indique, "Flesh Gordon" est une parodie de la bande dessinée "Flash Gordon" et de son blondinet d'héros.
Tout est bon pour ridiculiser notre pauvre super héros, transformé en machine de sexe. Et le super héros perd, croyez moi, de sa superbe : vêtu (lorsqu'il n'est pas nu) de son combi-short bleu ciel, orné d'un éclair qui ressemble en fait à une plume, il n'est pas très vaillant.
Il se fait piquer régulièrement sa petite copine, et va même jusqu'à faire une "petite gâterie" à un ami du même sexe pour le remercier de lui avoir sauvé la vie.
Néanmoins, et c'est le principal, il s'en sort toujours et réussit à vaincre, souvent grâce à ses amis.


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Ainsi, dans "Flesh Gordon" tout n'est que grivoiseries, pitreries, et légèreté.
Et quand il s'agit de sexe, bien sûr, l'imagination déborde. En effet, tout est fondé sur le basique "touche pipi", basique mais efficace et tellement drôle ! Les décors rappellent sans cesse le sexe, les formes phalliques sont présentes à tous les coins d'écrans, l'atmosphère est des plus "love love".
Les méchants se regardent dans des miroirs en forme de coeur, ornés de fleurs, les décors sont kitschs à souhait, et l'énergie sexuelle déborde de partout.
Les personnages ne sont pas en reste : outre les figurants nus qui participent à même le sol à la gigantesque orgie, les principaux méchants ou gentils rencontrés au fil de l'aventure sont tous plus insolites les uns que les autres. Entre les amazones lesbiennes et à tendance sado-maso, l'équipe d'un robin des bois très efféminé dans son petit short moulant, mignon tout plein avec son pendentif en forme de coeur rose, ou encore les guerrières aux gros seins porteuses d'un attribut des plus virils, toutes les tendances sexuelles sont ici représentées. Pas de jaloux, chacun y trouve son compte sur la planète Porno, dans cette grande fête Dyonisiaque.


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Le tout est bien entendu complètement ancré dans l'époque. Et sous nos yeux se déroule un délire psychédélique des plus affriolants.
Ainsi, Michael Benveniste et Howard Ziehm usent de filtres, d'effets lumineux, créant un univers coloré, onirique et cotonneux. Cependant, certains effets ne sont pas toujours réussis et les rayons sexuels sont quelque peu... primaires. Mais devant la légèreté et la gaieté des lieux, on excuse rapidement ces petits défauts.
En revanche, les "bestioles" que rencontrent Flesh Gordon sont plutôt, quant à elles, réussies. Et les séquences de bagarres avec l'espèce de squelette d'insecte ne sont pas sans rappeler celle des squelettes qui apparaissent dans "Le Voyage de Sinbad".
D'ailleurs, le film est très référencé : outre les films de Ray Harryhausen, il y est fait des allusions aux célèbres "King Kong", lorsque le monstre glaireux se rend sur les toits, avec à la main la charmante Dale à qui il susurre des mots doux.
L'esprit n'est pas non plus sans rappeler le "Barbarella" de Roger Vadim...


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"Flesh Gordon" allie à merveille les genres : il est à la fois film d'aventure, film scientifique, film érotique...
Ainsi, parmi la légèreté ambiante, le spectateur ne s'ennuie pas une seconde et s'amuse des "assauts" réguliers d'un personnage sur l'autre. La réalisation est correcte et les quelques petits défauts d'effets spéciaux semblent même faire partie du jeu.
"Flesh Gordon" ne tombe jamais malsain, tout y est prétexte à dérision. L'humour "ras la jupette" ne lasse pas, il est efficace. Les scènes érotiques restent toujours "bon enfant", ajoutant de la gaieté à cette comédie parodique, psychédélique et kitsch à souhait.
Un film joyeux qui nous fait retrouver notre âme d'ado et notre libido touche pipi de l'époque !


bloodyjane