* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

dark power (the)

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De jeunes et frivoles demoiselles décident de louer en colocation une maison bâtie sur la sépulture de quatre sorciers indiens de la race des Toltèques.
Pourtant le dernier des indiens, avant sa mort, avait bien prévenu qu'il ne fallait en aucun cas déranger le sommeil de ces âmes défuntes et qu'il fallait surtout respecter les lieux. Mais la nouvelle génération n'écoute rien aux sages paroles des anciens... Et ça invite des garçons, et ça fait des fêtes, et ça boit, et ça court dans tous les sens en petites culottes...
Ce qui devait arriver arriva : les sorciers, pas contents du tout de devoir revenir sur terre, sont bien décidés à leur donner une leçon !
Heureusement, papi Ranger et son puissant fouet va venir au secours des deux demoiselles survivantes...


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D'emblée, on réalise que "The Dark Power" est une comédie. La longue scène pitoyable du début, où l'on voit un gosse se faire courser par une meute de chien, en est la preuve. Phil Smoot use et abuse d'effets cinématographiques, et notamment du traveling avant, à la manière d'"Evil Dead"... Frissons assurés, car qui est le héros de la scène, qui va sauver le pauvre petit n'enfant ? C'est 'Papi Ranger', magnifique avec son ventre bedonnant et son costume de cow-boy. Avec un courage certain, il met en fuite les bêtes à l'aide de quelques coups de fouet.
Après cette mise en bouche juteuse, le film a un peu de mal à démarrer. Et oui, Phil Smoot doit donner de la consistance à son récit... donc il campe l'histoire, tressées avec de grosses ficelles, les personnages, et dès lors, on peut entrer dans le vif du sujet.
Tout ceci lui prend tout de même presque les deux tiers du film.


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L'action peut commencer, avec l'arrivée des zombies indiens. Ceux ci sont bien entendu ridiculisés.
Non seulement ils sont très laids, tout brillants (masques "spécial halloween" loués pour l'occasion) et crasseux, mais en plus ils sont habillés de guenilles, ce qui donne plus l'impression d'avoir affaire à de vulgaires manouches qu'à de charismatiques sorciers toltèques. Non content de les amocher visuellement, Phil Smoot les dote de comportements puérils : ils se chamaillent comme des gosses à qui va manger le bout de chair arraché, ils se bourrent la gueule dès la première occasion, ils se gourent de cible et envoie leurs armes sur leurs congénères, qui heureusement sont déjà morts, et se marrent d'être si distraits...
Bref, ce sont de sacrés farceurs et bon "vivants".
Ceci dit, ils sont franchement gore, mais l'effet est atténué par la légèreté des séquences.


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Les personnages vivants ne sont pas mieux lotis. Tous les stéréotypes des années 80 se retrouvent ici : que ce soit dans l'aspect vestimentaire, mise en pli et tenues sportives du plus mauvais goût, que dans les comportements. Dans toute sa splendeur, nous avons sous nos yeux la jeunesse hélas perdue à jamais des années 80, les enfants de la crise... niais et idiots. Il nous sert un beau panel avec, d'un côté les racistes et les machos, de l'autre les défenseurs de la femme libérée et adeptes de "touche pas à mon pote".
Sans doute l'auteur a t il voulu donner un peu d'épaisseur sociale à la platitude ambiante.
Quoi qu'il en soit, ceci n'est pas désagréable et ajoute une touche de gaieté au film.
Bien entendu, le rôle des filles se résume (entre autres discours inutiles et mouvements de gym en petites culottes) à hurler le plus fort possible de longues minutes pendant que les vilains zombies les tiennent. Histoire de faire durer un peu plus le suspense.


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Donc, comme vous pouvez le constater, "The Dark Power" est un navet sans consistance.
Il faut dire que le budget est proche du zéro, et que le réalisateur a dû recycler son personnel technique pour en faire des acteurs. Le seul 'vrai acteur' est l'incroyable 'papi ranger', Lash LaRue, célèbre cowboy dans les westerns des années 40, qui maniait le fouet comme personne. (Paix à son âme)
Il n'empêche que "The Dark Power" se regarde avec un certain plaisir et malgré ses longueurs du début, il peut agréablement vous faire passer un bon moment.
Un film sans prétention à regarder entre amis pour une après midi de franche rigolade.


bloodyjane

Affiche(s)

jaquette