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warriors (the)

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Aka: les guerriers de la nuit

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Il fait nuit, tout le monde dort à New York.
Tout le monde ?
Non, car chaque gang qui se partage la ville a envoyé neuf représentants dans les métros. Tous - les Furies, The Boppers, les Rogues, les Warriors, les Electric Terminators - convergent vers un même point : vers Cyrus, le grand chef charismatique des Riffs. Et tout le monde respecte la trêve imposée par le grand chef, qui a pour dessein un plan machiavélique : réunir tous les gangs de New York pour n'en former plus qu'un. Un seul et unique gang, qui prendrait le contrôle de la ville, de sa police et de ses politiques. Tout le monde écoute, subjugué, le grand chef Cyrus.
Tout le monde ?
Non, car Luther, chef des Rogues, sort un flingue et shoote Cyrus. C'est la panique dans les rangs, et Luther, le traître, ne cesse de prendre à partie la foule pour désigner coupables les Warriors.
Les Warriors ne peuvent pas résister aux centaines d'hommes qui sont là : ils fuient pour rejoindre leur quartier, Coney Island, pour temporiser. Mais le chemin vers Coney est un long chemin, et déjà les gangs s'organisent pour retrouver les Warriors.


les guerriers de la nuit

Huit ans après l'ultra violence chère à "Clockwork Orange", Walter Hill nous sort un petit film de gang de derrière les fagots. Dur de faire mieux que le grand Kubrik, difficile de surpasser le chef d'oeuvre intemporel. Finalement, malgré quelques thèmes communs, les deux films prennent des chemins totalement différents.
D'abord, l'histoire de "The Warriors" tient en un seul mot : la fuite.
Difficile de faire plus simple, mais difficile aussi de faire plus compliqué : rendre intéressante la fuite de neuf types n'est pas chose aisée.
Pourtant, et sans trop tirer sur de grosses ficelles, Walter Hill nous offre une course poursuite intéressante, qui durera toute la nuit. De bonnes idées égrainent le film, comme le fait de synchroniser l'arrivée du jour et le terminus/Coney Island ; ou encore la radio qui, prise en main par les Riffs, devient un juke-box passant des chansons destinées au Warriors, tel "Nowhere to Run" ou "You're Moving Too Slow", etc.
Les Warriors devront se séparer en deux groupes. Ils croiseront bien sûr quelques gangs adverses, les flics, et une jolie demoiselle qui tombera amoureuse de Swan, sorte de héros du film.


warriors (the)

Point d'ultra-violence non plus, mais plutôt une violence fantasmée, assez graphique. D'ailleurs, le film est basé sur un graphisme fort, d'une façon générale. Il suffit de voir la dégaine des gangs.
On est en plein dans l'imagerie post-70 et des stéréotypes très forts marquent les gangs : des indiens, des clowns, des hippies, des karatékas - chaque groupe à une spécificité vestimentaire forte, et éventuellement une botte secrète ( Les Lizzies sont charmeuses, les Baseball Furies ont leurs battes et des maquillages façon Kiss, les Riffs sont noirs et font du kung-fu, etc.). Même si on est parfois au bord du ridicule pour certains gangs, on ne tombe jamais vraiment dedans, et on se rapproche finalement plus d'une imagerie de jeux vidéo. "The Warriors" précurseur ?
Une chose est sure : la scène d'ouverture séduit, et vaut le détour. Chaque gang prend le métro, et en quelques successions de plans, par l'habillage et le comportement, l'identité de ceux-ci est définie. Ainsi, on remarquera certains, plus calmes, payant leur métro ; d'autres, un peu fou-fous sautent partout; d'autres enfin vraiment méchants, agressent au passage quelques gens.


les guerriers de la nuit

Walter Hill n'est d'ailleurs pas n'importe qui. Co-scénariste et producteur du premier "Alien" de Ridley Scott, producteur des suites d'Alien, ou encore réalisateur de "48 Hrs.", le monsieur sait ce qu'est un scénario rondement mené, et ne se perd pas dans des considérations métaphysiques.
99% action, la critique de la société qu'aurait bien supporté le film reste assez discrète, voir quasi inexistante. Bien sûr, un petit passage dans le métro confronte la fraîche bourgeoisie revenant d'une quelconque fête et les membres du gangs, plutôt défraîchie d'avoir trop couru. Cette scène, muette, et efficace, joue bien son petit rôle de trublion. Mais l'idée s'arrête là, et n'est jamais vraiment exploitée.
Autre force du film : le casting. Bon nombre de seconds couteaux, qui vous diront quelque chose sans pouvoir mettre un nom sur leur tête. A commencer par Swan, interprété par Michael Beck, qui malheureusement ne perça jamais vraiment le grand écran mais finit par avoir une carrière sur le petit. De même pour James Remar et Dorsey Wright.


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Basé sur un roman de Sol Yurick, "The Warriors" est devenu un film culte, et on comprend pourquoi.
Parfaitement mené, avec une histoire qui tient pourtant sur un ticket de métro, Walter Hill nous offre un condensé d'action haut en couleur, agréable en tout point. Beau casting, réalisation correcte, quelques plans valent vraiment le détour, musique de circonstance, légendes et rumeurs associées aux films (de 'vrais' gangs New-Yorkais ont-ils vraiment tourné dans le film ?, etc.) tout colle parfaitement...
Seul le scénario, dont la pirouette finale ressemble à un coup de bluff, pourra en dérouter certains. Personnellement, j'adore les raisons qui ont poussé Luther à tirer sur Cyrus : décidément, "The Warriors" n'a aucun complexe !
Un film à regarder et à re-regarder !


maht

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