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legend of the 7 golden vampires (the)

legend of the 7 golden vampires (the)
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legend of the 7 golden vampires (the)

Dracula, dérangé dans son sommeil par le tyran Kah, se venge en prenant possession de lui. Sous ses traits, il rejoint une bande de 6 vampires qui, entre autres, kidnappent des jeunes femmes et sèment la terreur dans les villages chinois.
Bien entendu, quand on parle de Dracula, (et même s'il agit incognito et sous l'apparence d'un chinois aux cheveux longs), Van helsing n'est jamais bien loin. Donc après une courte ellipse de 100 ans, (mieux vaut tard que jamais) celui ci, enseignant à l'université, tente d'attirer l'attention de ses étudiants sur les horreurs perpétrées par Kah (Dracula) et sa bande de joyeux lurons. Etudiants qui, d'ailleurs, lui rient au nez et ne croient pas un mot de ses histoires de vampires...
Néanmoins, un jeune homme, Hsi Ching, propose à Van Helsing de l'accompagner dans sa chasse aux vampires. Ses nombreux frères et sa soeur, tous de fiers et téméraires combattants, seront également du voyage.
Il n'en fallait pas moins à notre célèbre Van Helsing pour se jeter à corps perdu dans cette nouvelle aventure trépignante...


les 7 vampires d'or

"La Légende des 7 vampires d'or" est sans nul doute une des curiosités du cinéma d'horreur.
En effet, la Hammer production (instigatrice des nombreux Dracula, incarné en général par le royal Christopher Lee) s'associe ici avec la Shaw Brothers, boîte de production de Hong Kong.
Ce qui donne un film peu banal, au carrefour entre l'occident et l'asie... Ainsi, on sent, à travers "La Légende des 7 vampires d'or", que la Hammer est sur le déclin, contrairement à la Shaw Brothers.
La patte majestueuse et gothique qui a fait la renommée des anciens Dracula n'est guère présente ici. Une ambiance "Hammer" vient à peine colorer l'écran. D'ailleurs le personnage de Dracula n'est même pas incarné par Christopher Lee mais par un John Forbes-Robertson, bien moins charismatique et tourné involontairement en ridicule. En effet, son apparition prête à rire car les effets de couleurs sont ratés : le teint de Dracula tourne rapidement au vert ! Il prendra d'ailleurs rapidement les traits de Shen Chan.


legend of the 7 golden vampires (the)

De même, l'équipe technique étant chinoise, on retrouve ici les mouvements de caméra et la mise en scène propre aux studios asiatiques. Aussi, loin d'un film de vampires de pure tradition anglaise, "The Legend of the 7 Golden Vampires" apparaît plutôt comme un film d'aventure mêlant kung-fu et autres chinoiseries.
Nous suivons la longue expédition en roulotte, jour et nuit, de Van Helsing et de ses compagnons à travers les terres chinoises désertées, à la recherche du territoire des vampires.
Et celle-ci est entrecoupée de scènes de combats. Dans la famille de Hsi Ching, chacun a sa spécialité : les jumeaux sont des as du sabre, l'un des frères est "gardien de la massue", un autre a choisi la lance... sans oublier la petite soeur, qui se bat comme un homme. Et tout est prétexte à montrer leurs exploits : attaques de morts vivants, mais également de gangs ennemis, etc... cette surenchère entraîne une accumulation incongrue et peu intéressante.


les 7 vampires d'or

A cette histoire viennent se mêler plusieurs histoires d'amour, comme pour ajouter une touche de romantisme à ces combats peu sanglants.
Pour souligner l'entente cordiale entre les deux maisons de production, le mélange est de mise : le chef de famille Hsi Ching tente une approche auprès de Mme Vanessa Buren, veuve d'un riche diplomate suédois alors que le fils de Van Helsing en pince pour la petite soeur chinoise. Et ceci donne des scènes d'une niaiserie à toute épreuve... entre regards timorés au bord de l'eau, compliments à peine avoués et rougeurs gênées auprès du feu de camp.
Seul Peter Cushing relève le niveau, les autres acteurs étant de moyennes factures. Les effets spéciaux sont également moyens et les morts vivants tout fraîchement sortis de terre gigotent à la manière des Gilles de Binche... Surprenant pour d'"effrayantes créatures de l'au delà" !


legend of the 7 golden vampires (the)

Bref, ce mélange de genre, peu commun est également peu réussi. On attendait mieux de ces deux grands studios prestigieux que sont la Hammer et la Shaw Brother !
Et on comprend mieux pourquoi Christopher Lee a refusé le rôle de Dracula après avoir lu le script... Notre talentueux prince des ténèbres a eu de bonnes intuitions quant à la valeur de la réalisation.
Aussi, le trop plein de scènes de combats d'arts martiaux, les longues pérégrinations de la roulotte, les scènes d'amour plus que naïves, rendent l'ensemble peu cohérent et quelque peu lassant. Toutes ces scènes semblent faire office de 'remplissage de pellicule' et ne servent pas l'intrigue.
De même l'apparition/disparition rapide du personnage de Dracula en début de film, que l'on ne reverra qu'à la toute fin, tombe comme un cheveux sur la soupe et montre à quel point la Hammer était peu fière du choix de l'acteur pour incarner ce personnage.
"Les 7 vampires d'or" est donc un film hésitant entre horreur, aventure et kung-fu.
A voir pour les curieux ou pour combler l'ennui d'un dimanche après midi maussade...


bloodyjane

Affiche(s)

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