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superargo contro diabolikus

superargo contro diabolikus
Aka: superargo contre diabolikus, superargo versus diabolicus

superargo contro diabolikus

Au cours d'un de ces fameux et épiques combats, Superargo, le catcheur masqué écarlate, tue sans le vouloir son ami mais néanmoins adversaire : Le Tigre.
Dépité, déçu, Superargo ne sait comment vivre avec le poids lourd du meurtre sur sa conscience, et sa petite amie Lidia désespère de le consoler. Elle décide d'aller voir un des amis et confidents de Superargo, le Colonel Kinski, qui partage avec elle le lourd secret de l'identité du catcheur.
Soucieux d'aider son ami, le colonel lui propose de se racheter de son meurtre involontaire en aidant la nation. En effet, depuis quelques temps, des vols d'uranium ont lieu, et cela inquiète au plus haut niveau...
Superargo accepte, non sans avoir été soumis à une batterie de tests pour vérifier les qualités de cet athlète hors pair.
C'est armé de nombreux gadgets qu'il se rend sur l'île secrète vers où toutes les présomptions convergent, pour défendre la veuve et l'orphelin des méchants voleurs d'uranium qui veulent détruire le monde.


superargo contre diabolikus

Vous connaissez peut être ces films mexicains avec des héros catcheurs, issus de la mythique Lucha Libre (du catch à la mexicaine) qui fait tellement fureur là bas.
On ne compte donc plus les héros issus de la Lucha Libre, à commencer par El Santo, le héros blanc dont j'avais critiqué un film il y a de cela quelques temps déjà.
Les italiens, dans leur volonté de copier un peu près tout ce que le cinéma pouvait produire de populaire dans les années 60 s'est donc attaqué à ce type de films si spécial, qui oscille toujours entre baston, espionnage et fantastique.
"Superargo contro Diabolikus" reprend en substance tous ces ingrédients, en y ajoutant une petite touche de dérision.


superargo contro diabolikus

Alors oui, Superargo, en plus d'avoir un nom qui fait penser à une marque lessive (Superargo lave plus rouge que rouge), n'a pas autant la classe que son confrère El Santo. Il affiche pourtant une musculature plutôt incroyable, assez loin des héros lourdauds issus de la Lucha Libre (on dira : à l'ossature épaisse).
Heureusement d'ailleurs, car le costume du bonhomme frise le ridicule : d'un rouge qui le rendrait visible à 10 km à la ronde, il est agrémenté d'une culotte noire, de bottes et de gants noirs, d'une ceinture de catch et d'un masque en cuir. Car bien sûr, à l'image d'El Santo, Superargo ne tient pas à divulguer son identité. Vous imaginez bien !
Pourquoi ce catcheur deviendrait-il le sauveur de l'humanité ? Car Superargo à quelques tours dont il a le secret dans la botte : par exemple, il peut résister à des chaleurs et des froids intenses. Aussi, s'il reçoit un coup de couteau, il cicatrise aussitôt. Rien d'anormal selon les scientifiques du film : Superargo a juste une excellente constitution, c'est un athlète hors pair je vous ai dit !


superargo contre diabolikus

Quelques mots pour désigner "Superargo contro Diabolikus". Pop, 60's, déjanté, maléfique.
Pop, car le contenu est légèrement acidulé, typique des comics de l'époque, qui partage action, couleur vive,un côté délicieusement naïf et ce petit penchant pour l'auto dérision et pour les vannes à deux balles qui ne sont pas sans rappeler un certain "Batman".
60's, car dès le générique du début, on sait qu'on va être plongé dans une aventure hautement improbable, typique de certains films de l'époque, mais aussi pour le choix des musiques, des coupes de cheveux, un peu à l'instar d'un des films de Ted V Mikel, "The Doll Squad", avec lequel il partage pas mal de caractéristiques, d'ailleurs.
Maléfique enfin, car Diabolikus est vraiment diabolique et méchant, bien qu'il se considère lui même comme un futur messie, une sorte de visionnaire. J'ai quand même une question : s'il est si gentil que ça, ce Diabolikus, pourquoi il a choisi ce nom alors ? C'est bien qu'il avait une arrière pensée, non ?


superargo contro diabolikus

Bref, en deux mots comme en cent : super distrayant !!
J'ai vraiment adoré ce petit film, cheap au possible, assez pauvrement réalisé, mais qui fait oublier tout ça par un vrai savoir faire couplé à un léger côté je-m'en-foutiste.
Allez, on appréciera surtout ce côté naïf et un peu à côté de la plaque, mais aussi ce super héros qui n'en est pas un, diablement charismatique malgré un costume qui pourrait handicaper et un humour qui frise les pâquerettes.
D'ailleurs, le film a dû suffisamment plaire pour qu'on daigne offrir une deuxième aventure à ce Superargo, "Il Re Dei Criminali".
Bref, un petit film qui mêle espionnage, super-héros, fantastique, gadgets, et vous offrira un vrai moment de distraction. Thumbs up !


maht

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