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daimajin

daimajin
Aka: majin the stone samurai, majin, majin the hideous idol, majin the monster of terror, the devil got angry, the giant majin, the vengeance of the monster

daimajin

Le domaine du seigneur Hanabasa est en péril : le maijin emprisonné dans la forêt est en train de se réveiller, provoquant un tremblement de terre. Tous les villageois se sont réunis pour prier et empêcher un tel désastre.
Mais le pire, c'est que Samanosuke, le chambellan du seigneur Hanabasa, veut profiter de l'occasion pour s'emparer du château. Cette nuit, tous les Hanabasa devront donc mourir.
C'est sans compter sur un samouraï, Kogenta, qui parvient à sauver les deux enfants du seigneur : le petit Tadafumi, futur prince, et sa soeur. Kogenta les amène chez sa tante, la prêtresse qui garde le temple. Elle les cache dans une grotte, dans cette même forêt sacrée, où ils vivront dix ans.
Pendant ces dix ans, la vie s'est considérablement dégradée pour les villageois terrorisés par Samanosuke. Le prince Tadafumi, qui a maintenant dix huit ans, estime qu'il est temps de rejoindre les quelques fidèles qui lui reste et de reprendre contrôle du château. Mais il se fera capturer, ainsi que son fidèle Kogenta.
Il ne reste plus à la princesse qu'une seule option : en appeler au dieu pour l'aider.


majin the stone samurai

Deux ans avant la trilogie des "Yokai Monsters", la "Daei" avait sorti cette série de films, les "Daimajin", qui repose d'ailleurs sur le même mélange de fantastique, de 'kaiju eiga' et de film en costume. D'ailleurs, ce sera le même réalisateur, Kimiyoshi Yasuda, qui signera les premiers épisodes des deux trilogies, et surtout, Tetsuro Yoshida, le scénariste, à qui on devra "Yokai Hyaku Monogatari " et "Yôkai Daisensô".
Le processus utilisé pour la série des "Daimajin" fut à peu près le même que pour les "Yokai Monsters" : trois films furent tournés simultanément, puis ils sont sortis séparément. Gain d'argent évident pour la Daei, toujours en concurrence avec la Toho, d'autant que les films sont tournés dans des décors déjà existant, majoritairement en studio.
L'histoire reste classique : le seigneur, le traître, le samouraï dévoué, et les enfants qui réclament vengeance.
C'est un schéma courant dans le cinéma japonais (et dans la tragédie en général), mais on ne peut pas nier que cette histoire à quelque chose d'universel, et que le sujet soit sobrement traité.


daimajin

Aussi, on est accroché dès les premières minutes, et on attend avec impatience que le Daimajin punissent l'impénitent Samanosuke. Longtemps.
C'est d'ailleurs le reproche que certains pourraient faire au film : le géant de pierre (puisque c'est de cela qu'il s'agit) est si peu présent qu'on a du mal à catégoriser le film dans le 'Kaiju Eiga' pur et dur.
Personnellement, je ne tiens pas trop rigueur à "Daimajin" de ne pas abuser du Maijin, comme je n'avais pas regretté qu'on voit peu les fantômes dans "Yokai Hyaku Monogatari".
D'abord, parce que les effets spéciaux, s'ils ne sont pas véritablement mauvais pour l'époque, ne cassent pas des briques. Quelques avant plans, des maquettes, quelques éclairs, etc. Rien de bien folichon, on reste dans la moyenne.
Mais surtout parce que l'esprit malin fonctionne moins comme monstre que comme symbole.
Symbole de la vengeance, de l'équité et de la fureur divine, il ne peut apparaître qu'après les pires abominations subies par le peuple.


majin the stone samurai

Pourtant, si "Daimajin" est indéniablement agréable à regarder, il manque tout de même un petit quelque chose. Ce petit plus qui rendait "Yokai Hyaku Monogatari" si différent.
Rien n'est à redire sur la réalisation : aussi bien du côté des acteurs (on retrouve d'ailleurs les excellents Jun Fujimaki, et Miwa Takada présents tous deux dans "Yokai Hyaku Monogatari") que la musique, le montage, ou encore les décors qui sont encore une fois fantastique.
Non, c'est plus ce petit brin de fantaisie, cette profondeur donnée à l'histoire, et l'utilisation moins balourde des monstres.
Car finalement, le maijin n'est rien de plus qu'un Godzilla médiéval. Pas un fantôme issu de la mythologie, juste un monstre de pierre qui va tout détruire sur son passage, sans distinction. Ainsi, le méchant est puni, mais finalement, le village est détruit, le monstre ne reconnaîtra même pas celle qui l'a appelé et manquera de la tuer. Toute la dimension morale passe ainsi à l'as. Dommage dommage.


daimajin

Bref, loin d'être un chef d'oeuvre impérissable, "Daimajin" reste un film très agréable à regarder. Ce premier opus met en appétit pour les deux suivants ("Daimajin Ikaru" et "Daimajin Gyakushu"), même si je regrette un scénario un peu léger, ou qui aurait mérité légèrement plus de profondeur.
Mais l'histoire est suffisamment bonne, les personnages suffisamment attachants et la réalisation suffisamment solide pour ne pas décrocher, et au contraire y trouver du plaisir. Ajoutez à cela des décors magnifiques, et vous passerez un sympathique moment, à condition de ne pas se focaliser sur l'arrivée tant attendu du géant de pierre..
L'arrivée du maijin, gigantesque et terrifiant, vous apportera la satisfaction finale de voir tous ces traîtres périr d'une mort affreuse. La cerise sur le gâteau !
Mais c'est une histoire à suivre... Dans "Daimajin Gyakushu"...


maht

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