* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

lisa, lisa

lisa, lisa
Aka: axe, california axe massacre, california axe murders, the axe murders, the virgin slaughter

lisa, lisa

Steele, Lomax et Billy sont trois voyous que rien n'arrête. Après avoir torturé et tué un homme pour on ne sait quelle histoire, ils s'arrêtent à une épicerie et humilient la pauvre jeune femme qui est à la caisse.
Les trois truands, conscient d'avoir fait un peu trop de bruit récemment, décident de se mettre au vert. Et c'est une véritable aubaine : en cours de route, ils découvrent une petite bicoque perdue au milieu de la campagne. Y vivent une jeune fille, Lisa, et son grand-père paralysé. Les trois truands imposent leur venue comme leur "revenant" de droits, et Lisa devient la servante de la maisonnée. Seul Billy éprouve quelques remords, et aident la pauvre jeune fille.
Mais Lisa, même si elle est un peu dépressive, n'entend pas se laisser faire.


axe

Voilà un film qu'il est étrange ! A vrai dire, on s'attendrait, en considérant les 'akas' ("California Axe Massacre" ou "California Axe Murders"), à un slasher sanguinolent, à grands coups de hache.
Pourtant, le titre original ("Lisa, Lisa") fait plus penser à une supplique. Et de fait, le film tend plutôt vers le drame.
Lisa, ô pauvre Lisa !
Sûrement dépressive de ne rien faire à part s'occuper de son grand-père sénile, le laver, couper du bois, tuer des poulets et aller chercher des oeufs, la jeune fille vit une vie rurale et quasi-monacale : seule et silencieuse.
Coupée du monde par la télévision même qui, bien que regardée assidûment par son grand père, n'en reste pas moins désespérément brouillée. Ce qu'on appelle communément une vie de merde, surtout pour une jeune fille comme elle.


lisa, lisa

C'est d'ailleurs un monde bien terne que nous offre le film : la pauvre Lisa, bien sûr, mais aussi le grand père impotent qui bave, qui ne peut rien faire de ses journées à part contempler la télé d'un oeil vide. Héros de guerre déchu, il reste là, seul, oublié de ses congénères.
Les méchants eux, sont sadiques, pervers, et la violence du premier meurtre ne laisse planer aucune équivoque sur leur nature. Un pauvre type se fait littéralement détruire, ils lui éteignent un cigare sur la langue, le tapent à mort avec tout ce qui passe, y compris une poupée. L'humiliation de la jeune femme dans l'épicerie parachève un tableau déjà bien noir. Bref, ces types sont des enflures.
Notons que pour un film de ce budget, le casting nous offre quelques acteurs (tout au plus une dizaine) amateurs mais assez bons. La jeune Leslie Lee campe assez bien une Lisa neurasthénique, Jack Canon et Ray Green ont un physique de repris de justice qui colle parfaitement à leur rôle de salopards. Quant au réalisateur, qui s'est gardé le rôle du méchant-gentil, s'il n'avait cette coiffure résolument kitsch, il serait assez crédible.


axe

Malheureusement, le film souffre d'un rythme relativement lent, très lent, voir ennuyeux. Est-ce une volonté de prendre à contre pied le spectateur ? De se distinguer d'un banal film d'horreur ?.. Aucune idée... Mais le fait est qu'on a du mal à garder son attention sur des plans assez statiques et plutôt contemplatifs.
D'ailleurs le montage, suivi de très près par une trame musicale assez étrange composée de percussions, est saccadé et répétitif. Les plans courts s'enchaînent parfois en dépit du sens, et la répétition de ceux-ci donne une impression bizarre de longueur (si, c'est possible !).
Le reste de la réalisation est de la même envergure : lumière assez médiocre, son assez mauvais et post synchro parfois louche (des gens qui parle la bouche fermée, même dans un low-budget, c'est limite).
C'est dommage, car le côté relativement intimiste pourrait faire penser à l'excellent (et je pèse mes mots) "Let's Scare Jessica To Death" ou au moyen "Three on a Meathook".


lisa, lisa

"Lisa, Lisa" a donc quelques côtés intéressants, voir attendrissants. Malheureusement, son rythme très lent et son côté très cheap en découragera plus d'un. La musique n'arrange rien, avec ses percussions décousues, bruitistes.
Dommage, car l'interprétation et l'histoire dans une moindre mesure, avec ses parts d'ombre et de nihilisme, rend le film relativement intéressant, ou du moins regardable.
Pas un chef-d'oeuvre, mais pas un navet non plus, "Lisa Lisa" est un petit film qui se laisse regarder, et ses 110 minutes environs ne le rendent pas indigeste, pour peu qu'on lui laisse sa chance.
Un film pour les curieux.


maht

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