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casa con la scala nel buio (la)

casa con la scala nel buio (la)
Aka: la maison de la terreur, a blade in the dark, house of the dark stairway

casa con la scala nel buio (la)

Bruno, un compositeur, s'installe pour quelques temps dans une superbe villa louée par Tony, une connaissance. Ce lieu lui permettra d'être en condition pour composer au calme la bande originale d'un film d'horreur, réalisé par son amie, Sandra, film dont il n'a vu que le début.
Fasciné par le charme inquiétant de cette demeure, il a bien du mal à s'atteler à sa tache et décide d'en faire le tour, histoire de voir s'il y traîne quelques fantômes. Et devinez sur qui il tombe ? Sur sa coquine de voisine, Katia...qui sort en hurlant du placard effrayée par une araignée... drôle de trouvaille, vous allez dire. Mais Bruno n'en est qu'au début de ses surprises... car un assassin traîne dans les parages, armé d'un cutter dont il est bien décidé à se servir sur justement cette jolie Katia.
Et tout ceci pendant que Bruno consulte le carnet intime de celle-ci : Katia a apparemment découvert quelque chose de terrifiant, un terrible secret, concernant Linda, l'ancienne locataire, qu'elle a peur de dévoiler mais quelle ne peut garder pour elle...


la maison de la terreur

Les années 80 ne sont plus réellement l'époque des gialli, néanmoins, Lamberto Bava renoue un peu avec le genre pour nous concocter un petit film d'horreur sous fond d'arme blanche.
Tout d'abord notre tueur, dont on ne découvre bien entendu qu'à la fin l'identité, est filmé comme il est de coutume par brides. Gros plans sur ses chaussures noires (des chaussures de femme), gros plans sur sa main qui fait sortir tout doucement la lame du cutter, gros plans sur la chemise à jabots et le gilet rouge un tantinet ringard de notre tueur, qui semble d'ailleurs plus être une tueuse... Et tout au long du film, Lamberto Bava brouille les pistes, serait ce la petite amie de Bruno ? Ou encore la réalisatrice du film, ou encore le jardinier déguisé en femme ou bien, cette pauvre Linda qui a mystérieusement disparu mais qui semble présente partout dans la maison ? Décidément, on se croirait dans le cluedo ! Peut être que le colonel moutarde apparaîtra à la toute fin ?


casa con la scala nel buio (la)

Et tous ces personnages oeuvrent dans un lieu étrange. La villa participe à l'ambiance du film, elle recèle bien des mystères, cette maison est étrange. Remplie de recoins, parfois asymétrique comme dans certains décors d'Argento, elle regorge d'endroits propices aux meurtres comme ces grillages à travers lesquelles on peut glisser une lame de couteau afin de rendre le meurtre plus alléchant, de placards dans lesquels on peut se cacher ou se faire zigouiller...
Elle contient tous les atouts pour être un décor de film d'horreur, cette somptueuse villa avec piscine et magnifique jardin.
C'est également un lieu ouvert. En effet, des personnages vont et viennent dans la maison : Katia, Angela, le ou la meurtrier(e), Tony... Comment sont il entrés ? Personne, sauf votre spectatrice, ne se pose la question (et encore moins le locataire)... leur présence est comme évidente. Que font-ils là ? Idem. Pourquoi y a t il des balles de tennis partout ? Idem.


la maison de la terreur

Ainsi tout au long du film le mystère plane. On sent bien qu'il y a quelque part quelques étranges corrélations entre le film en cours de réalisation et les meurtres. D'ailleurs, parfois, les deux univers se confondent, puisque les quelques notes de piano que Bruno est en train composer reviennent comme un leitmotiv lorsqu'apparaît notre tueur à la tenue ringarde.
Ainsi, "A Blade in the Dark" a tous les ingrédients sinon d'un bon giallo, d'un bon film d'horreur : un décor adéquat, une atmosphère particulière, un suspense présent jusqu'à la dernière minute, des meurtres plutôt réussis, et même parfois gore (attention, âmes sensible s'abstenir pour le meurtre de la salle de bain), une histoire certes très évasive mais qui sert l'intrigue, des secrets et non dits intrigants... cependant, il n'est pas aussi abouti qu'un Argento, qu'un Mario Bava ou encore, dans le genre slasher, qu'un "Black Christmas". Pourquoi ? Bonne question... Sans doute à cause d'un rythme un tantinet mollasson, et d'un acteur principal peut charismatique.


casa con la scala nel buio (la)

Ceci dit et malgré quelques longueurs, on peut tout de même considérer que "La Maison de la terreur" est un bon petit film et que Lamberto Bava a plutôt réussi son coup. C'est un film discret comme nous les aimons, pourvu d'une réalisation assez travaillée, qui a le mérite d'être basée sur l'atmosphère plutôt que sur les effets spéciaux (contrairement à son autre réalisation critiquée sur Aka : "L'Antichambre De L'Enfer").
Le suspense reste intègre jusqu'à la fin et les meurtres sont assez intéressants, diversifiés et longuement filmés pour satisfaire le sadisme du spectateur adepte des films sanglants. Et même le film se termine par un dernier meurtre ridicule, mettant une petite touche d'humour et de légèreté. Volontaire ou non, ce dernier pied de nez grotesque à la Lamberto Bava est plutôt bienvenu.
Un film divertissant à voir entre amis !


bloodyjane

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