* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

frankenhooker

frankenhooker

frankenhooker

Jeffrey Franken a abandonné ses études de médecine pour se consacrer à un mélange détonnant de mécanique, d'électronique et de bio-électronique. Il se passionne donc pour les agrégats de transistors, de moteurs, de muscles, de condensateurs et d'abats divers et variés.
Ainsi, il travaille avec passion sur un cerveau muni d'un oeil, par lequel il peut voir via un moniteur.
Pour l'anniversaire du père de sa chère et tendre petite amie, Elizabeth, il met la main à la patte et transforme le cadeau acheté par la famille, une tondeuse, en super tondeuse à télécommande.
Malheureusement, alors qu'Elizabeth fait une démonstration à son père, elle se fait découper en morceau par la dite tondeuse.
Jeffrey planche alors sur un nouveau projet : reconstituer sa petite amie, dont il a récupéré la tête, entre autres. Mais voilà : il lui manque quelques pièces pour achever le corps.


frankenhooker

Qui vend son corps pour de l'argent, Roxane ? Les prostituées, bien sûr ! D'où le titre, puisque, pour les moins anglophones, 'hooker' signifie prostituée.
Frank Henenlotter n'en est pas à son coup d'essai de fable comico-horrifique riche en latex. Après deux "Basket Case" et un "Elmer", il nous refait le coup de Frankenstein en gardant son mélange détonnant d'humour décalé et d'horreur. Oh, n'ayez pas peur, vous n'aurez pas le grand frisson en regardant "Frankenhooker" : vous aurez plutôt envie de rire, et c'est sûrement voulu. Quant au côté gore de "Frère de Sang", il est mystérieusement absent, et laisse place à des effets bon enfants, sans vraiment mettre de sang à l'écran.
Henenlotter reprend donc les bases de l'histoire du fameux docteur, et replante le scénario dans les années 90 : crack, prostitution, maquereau body-buildé, Jeffrey va devoir jouer des coudes pour obtenir ses bouts de corps. Et le mélange des victimes, aussi parfait dût-il être, ne sera pas si formidable que ça.


frankenhooker

Comme toujours, si le budget n'est pas là, les idées fusent, et sont plus ou moins bonnes.
Le générique d'introduction, où l'on entend et voit Jeffrey en train de préparer sur un dessin grandeur nature de corps humain, l'implantation de divers moteurs et condensateurs, est assez réussi.
Aussi, Jeffrey, pour s'éclaircir les idées, se met régulièrement des petits coups de perceuse dans le crane : complètement invraisemblable !
Les parents, quant à eux, ne sont pas étonnés de voir leur fils jouer avec des bouts de cerveau et l'oeil, qui n'est pas sans rappeler celui de l'affiche de "The Brain That Wouldn't Die".
Bref, tout ce beau monde part en sucette, et encore, je ne vous parle pas du super crack qui fait exploser les gens qui le fume, du "tête à tête" de Jeffrey avec les restes du corps de son ex-compagne, et des types qui, après une passe avec Frankenhooker, s'électrisent jusqu'à exploser.


frankenhooker

Malheureusement, c'est inhérent à ce genre de films, et même si il est recommandé de déconnecter son cerveau (un petit coup de perceuse ?) pour regarder ce film, sur la longueur "Frankenhooker" lasse un peu. L'incohérence de l'ensemble donne parfois l'impression d'assister à un film à sketches, et la partie avec la monstruosité principale, la prostituée recomposée, manque franchement de tonique. En gros, la parodie va trop loin, et la partie horreur est laissée de côté pour le côté potache et blague Carambar. Ajoutons à cela le jeu de Patty Mullen dans le rôle du monstre de Franken, qui est franchement assez mauvais. Surtout en considérant le Dr Franken, qui est assez bien interprété par James Lorinz, toujours à la limite entre l'idiot du village et le génialissime inventeur.
La fin revient un peu sur tout ça, et nous offre quelques créatures amusantes, faites de bric et de broc. Le final quant à lui, est assez prévisible, et donne lieu au pire effet spécial du film... C'est dire !


frankenhooker

Bref, loin d'être un phénomène de réalisation, "Frankenhooker" amuse, et on reconnaît la patte de Frank Henenlotter sur ce petit budget.
Pas mal de petites idées amusantes, beaucoup d'humour gras, un (tout petit) peu de satire sociale, on est quand même loin du assez crados "Frère de Sang".
Mais le film tire un peu sur la longueur, et manque de pêche. Le début est carrément prenant, mais la créature éponyme reste assez anecdotique... Pour vous donner une idée, un meilleur titre pour le film eût été : "Les Folles Aventures de Jeffrey Franken"
Un petit film marrant, qui ne casse pas des briques, mais après tout... C'est aussi bien comme ça, non ?


maht

Affiche(s)

jaquetteposter