* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

car (the)

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Aka: enfer mécanique, deathmobile, l'enfer mécanique

car (the)

Dans une quelconque bourgade des Etats-Unis, tout le monde vit dans le calme. Cependant, c'est l'effervescence : on prépare la fameuse fanfare qui, chaque année, remet un peu de 'baume au coeur' aux habitants de ce charmant village perdu dans les rocheuses.
Pourtant, un fait troublant ternit les préparatifs de la fête. En effet, deux jeunes gens ont été retrouvés morts, précipités dans un gouffre par une voiture alors qu'ils se promenaient en vélo.
Wade, le chérif, commence à peine son enquête lorsqu'il apprend qu'un auto-stopper vient d'être tué par une grosse voiture noire, qui n'a d'ailleurs pas hésité à faire plusieurs aller-retour sur son corps.
C'est décidé : le chérif va se débarrasser de cette voiture et de l'enfer mécanique qu'elle a amené dans sa paisible ville.


enfer mécanique

Dans le film d' OMNI (Objet Motorisé Naturellement Infernal), il y a deux catégories :
La première est celle de "Duel" (1971), de Steven Spielberg. Ce sont les films qui jouent admirablement de l'angoisse, qui insufflent un vrai suspense, qui personnifient les voitures et rendent crédible la terreur qu'elles inspirent. Au hasard, on pourrait mettre dans cette catégorie "Christine" de John Carpenter.
La seconde catégorie pourrait être celle de "Killdozer" : ces films misent vaguement sur la copie , mélangent plus ou moins habilement les genres, et finissent généralement dans l'oubli, vendus au kilo dans quelques braderies. Eh bien "Enfer Mecanique" pourrait être classé dans cette catégorie !
Sauf qu'il ne finira pas inconnu : il est en effet ressorti en DVD, permettant aux collectionneurs de jeter leur vieille VHS pour ne garder qu'une élégante galette de polycarbonate.


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Le plus gros reproche qu'on pourrait faire à "Enfer Mecanique", si on fait abstraction de son histoire assez sobre, voire banale, c'est le côté involontairement cartoon que prend le film dès que la voiture entre en scène.
Car Elliot Silverstein use et abuse des effets d'accélérations qui, aujourd'hui, paraissent un peu vieillots. La volonté de vouloir en faire toujours plus pour rendre la voiture terrifiante, tyrannique, ultra-rapide et démoniaque finit par tomber à l'eau, et tout cela devient énorme. Le design de la voiture, très graphique, et l'affiche originale en sont la preuve : une calandre gigantesque, un profil volontairement rabaissé, des pneus titanesques, la colonne de fumée colossale que déplace systématiquement le véhicule en roulant, le "honk honk" retentissant du klaxon... Tout cela tient finalement plutôt de la caricature, et collerait plus au dessin animé qu'à la réalité.
Pourtant, ces quelques détails donnent aussi du charme, comme justement cette calandre, le côté exotique de la voiture (mais d'où peut-elle donc sortir ?), et le mystère qui restera insondé : qui conduit le véhicule ?
Est-elle mue par un conducteur, par un quelconque démon, ou pire, a-t-elle une volonté propre ?


enfer mécanique

D'où elle vient, le film veut nous donner un indice en tirant sur une ficelle énorme qui amènera son lot de casseroles... Ainsi, le grand chef indien qui avait prédit le malheur qui s'abattrait sur la ville fait un effet assez semblable à la découverte d'un cimetière indien sous une maison hantée... D'ici à ce que le grand Nanabozo soit derrière le volant de la voiture, il n'y a qu'une vitesse à passer !
En parlant de Nanabozo le grand lapin, on remarque une certaine similitude entre "Enfer Mecanique" et "Night of The Lupus".
Comme celui-ci, le film mélange les genres, ( on peut voir quelques clins d'oeil du côté de "Duel", bien sûr, mais aussi vers "Les Dents De La Mer". Ne haussez pas les sourcils : la mécanique du film de terreur est sensiblement la même, que le tueur soit une voiture, un requin ou un lapin. La musique, saturée de cuivre, n'est d'ailleurs pas étrangère à cette bizarre impression de déjà vu.)
L'unicité des lieux aussi, puisque les deux films se passent dans un semi-désert, avec des chérifs, des pièges, des pick-up qui sautent des dunes, des voitures/lapins audacieux et plus intelligents qu'on ne le pense, etc. Même les fins des deux films se ressemblent vaguement.


car (the)

Pourtant, et même si "Enfer Mécanique" est bizarrement plus fade que "Night of The Lupus", le temps y passe aussi plus vite. Meilleure répartition de l'action, du suspense, sans doute. Peut être aussi qu'une voiture sera toujours plus terrifiante qu'un lapin.
Bref, "Enfer Mécanique" n'est certainement pas le film du siècle, ni ne mérite le titre de "meilleur film de voiture qui fait peur". Difficile de croire qu'un jour ce film ait pu terrifier, tant l'intrigue a vieilli. Pourtant, il demeure quelques bons instants, et une voiture qui, bien que 'grossière', a un certain charme.
Un peu longuet, on le réservera aux curieux qui n'ont pas peur d'un peu d'ennui dans un film.
Pour les fans de James Brolin qui ici arbore fièrement une magnifique moustache, deux ans avant le fameux "The Amityville Horror" qui, lui, parle... d'une maison construite sur un cimetière indien ! La vie est un éternel recommencement...


maht

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