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sender (the)

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Aka: transmission de cauchemars, rêves sanglants

sender (the)

Un jeune homme se réveille en pleine campagne. Il se lève, marche, et se dirige vers la plage. Et là, incrédules, les gens qui se baignent et qui jouent au bord de la mer le regardent marcher vers l'eau et avancer jusqu'à ce qu'il disparaisse sous l'écume.
Arrivé à l'hôpital psychiatrique, on demande au jeune homme son nom, et pourquoi a-t-il fait cela. Comme il ne répond pas et reste prostré dans un mutisme tout relatif, les docteurs l'appellent John Doe n°83.
Plus particulièrement, c'est le Dr. Gail Farmer qui va s'en occuper : mais à partir de ce moment, la jeune femme et les personnes de l'hôpital sont témoins de phénomènes étranges. Par exemple, un jour, Gail va apercevoir John Doe chez elle alors qu'elle apprendra qu'il est pourtant resté enfermé à l'hôpital.
Elle en arrive à une conclusion extraordinaire : quand John Doe rêve, ses rêves prennent corps dans la réalité !
Il va falloir gérer ses rêves... et la mère de John Doe, qui réapparaît sporadiquement.


transmission de cauchemars

Obscur petit film d'un obscur réalisateur (qui réalisa pourtant le 'fameux' scientologique nanaresque "Battlefield Earth" vingt ans plus tard), "The Sender" n'est néanmoins pas exempt de qualités.
Malgré un aspect très téléfilm, la scène du suicide au début permet une entrée en matière directe et prenante. D'ailleurs, l'essentiel du film tournera autour de cette scène initiale et en un mot : pourquoi ?
Pourquoi ce réveil en pleine campagne ? Pourquoi ce suicide ? Pourquoi cette amnésie ?
Bien sûr, l'intrigue n'en reste pas là, puisqu'une part de fantastique entre en jeu lorsque l'on découvre le pouvoir très particulier dont souffre John Doe. La capacité du jeune homme à matérialiser ses rêves laisse d'ailleurs apparaître une névrose macabre.


sender (the)

Dès lors, rêve et réalité se mélangent et le docteur va essayer de comprendre ce qu'il arrive à ce jeune homme.
Les scènes de rêves prennent un intérêt tout particulier, car nous sommes dans la position du docteur : nous essayons de décoder ce qui a amené le jeune homme au suicide.
Les personnages quant à eux, sont suffisamment épais pour ce genre de petit budget, et le scénario évite pas mal d'écueils habituels : ainsi, n'apparaissent pas d'histoire d'amour entre le héros amnésique et la jolie docteur, ni de conflit d'intérêt entre les différents praticiens. C'est suffisamment rare pour être noté.
On retiendra aussi le climat 'froid' du film, comme un déficit d'humanité qui colle assez bien à l'ambiance générale et à l'asile.
Malgré cela, le "The Sender" souffre parfois de quelques longueurs, au milieu d'un rythme pourtant déjà relativement lent. Mais les quelques rêves viennent accélérer le rythme de temps à autres et provoquer quelques sueurs, comme cette scène où des rats sortent de la bouche de John Doe.


transmission de cauchemars

Cette histoire de "Cauchemars Qui Naissent La Nuit" n'est pas sas rappeler un certain Freddy. Pourtant, le premier "Nightmare On Elm Street" sortira deux ans plus tard.
Finalement, les deux films, hormis ce point commun, diffèrent largement : l'un est qualifié pleinement dans la catégorie horreur où les visions cauchemardesques ne sont que prétextes à des scènes d'horreur; l'autre colle plus au fantastique, à la psychologie, voir au drame personnel du héros amnésique.
De fait, le mélange incessant entre rêve et réalité laisse deviner un retournement de situation final qui a d'ailleurs bien lieu : sans être trop gros, tout s'éclaire pour le spectateur, qui fait enfin la part entre ce qui était réel et ce qui ne l'était pas - ou plutôt de ce qui était réel, et ce qui le devenait.


sender (the)

"The Sender" ne mérite certainement pas le titre de meilleur film fantastique de l'année 1982, il présente néanmoins suffisamment de qualités pour qu'on lui accorde une petite heure et demi. Pourtant, et malgré ces qualités, il faudra bien se replacer dans les années 80 pour l' apprécier, tant les scènes et le scénario ont perdu de leur originalité aujourd'hui.
Il manque quand même ce petit quelque chose, le petit plus qui aurait fait la différence : peut être une réalisation plus ambitieuse, un climat plus tendu, une écriture plus nerveuse.
"Transmission De Cauchemars" (en VF) a le cul entre deux chaises, perdu entre une volonté de faire réfléchir et un désir de faire peur. Il n'arrive finalement à faire ni l'un ni l'autre correctement. Il offre juste un moment agréable. Ce n'est déjà pas si mal !


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