* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

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Aka: l'emprise

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Rien ne semble troubler la vie de Carla : elle habite une jolie maison dans un quartier résidentiel avec son fils et ses deux filles. Mais un jour, alors que Carla est sur le point de se coucher, une force invisible l'envoie sur le lit. Maintenue aux pieds et aux mains, elle ne peut que subir le viol que lui impose cette force colossale.
Apeurée, elle quitte la maison en pleine nuit avec ces enfants pour rejoindre une amie.
Mais quand Carla explique son histoire, personne ne la croit, et son amie lui demande d'aller voir un psychiatre.
Dépitée, elle retourne chez elle, et subit de nouveaux viols surnaturels. Ne sachant comment interférer, et voulant protéger sa famille et ses enfants, elle se rend chez un psychologue, le Dr. Sneiderman. Celui-ci la prend en charge, mais ne voit dans ces phénomènes paranormaux que la manifestation d'une vie difficile. Est-ce bien le cas ?


l'emprise

Les années 70, et plus particulièrement après "l'Exorciste" en 1973, fut une période faste pour les films de maisons hantées et autres possessions démoniaques.
Puis, à force de remake plus ou moins inspirés ("L'Anticristo" sur ce site), le genre avait un peu perdu de sa superbe (même si "Amityville Horror" de 1979 restera gravé dans ma mémoire, avec ses qualités et ses défauts).
"The Entity" est, à ma connaissance, un des dernier films de ce genre qui ait su resté efficace, et surtout novateur.
Tiré d'un fait réel (on nous a déjà fait le coup), l'héroïne ici n'est pas simple spectatrice de phénomènes paranormaux : elle en est l'actrice principale et involontaire, subissant viol après viol, les assauts d'un poltergeist.


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Hormis les effets spéciaux impressionnants où l'on voit le corps dénudé de Carla se faire peloter par des doigts invisibles, et qui aujourd'hui encore font frémir (malgré l'odeur de caoutchouc qui s'en dégage), le film n'est pas exempt de qualités qui en font un classique du film de possession.
Car Sidney J. Furie a su sortir des clichés (meubles qui volent, vitres qui tremblent et autres vomis verts), et dégager d'autres intérêts du film. Intérêts psychologiques essentiellement.
Nous sommes tiraillés entre les deux versions de l'histoire.
La première version est celle de Carla et des scientifiques spécialisés en parapsychologie, où l'entité en question est un fantôme quasi physique.
La seconde version est celle du docteur Sneiderman : Carla a un contentieux à régler avec les hommes, et tout ce qui lui arrive n'est que le fruit de son imagination ou d'hallucination collective.
Si à priori, le film se concentre sur la version de Carla, jamais on obtient de preuve tangible que la version de Sneiderman est fausse. D'autant plus que Sneiderman est dual, à la fois ennemi et ami, il est le seul véritable "sauveur" à la fin du film.


l'emprise

Plus important que tout : le film parle de violence conjugale, d'une façon général, et rien ne nous est épargné. Brutalité, gifles, empreintes, odeurs et bleus, autant de détails qui n'ont rien de surnaturels. Quand Carla décide de subir les viols sans dire un mot, afin de protéger ses enfant, on imagine très bien que l'important n'est pas de savoir si le violeur existe ou pas. D'ailleurs, les enfants ne peuvent rien contre l'entité, comme ils ne pourraient rien contre la figure paternelle.
Comble de la subtilité : Sidney J. Furie ne nous montre les viols que par des gros plans ou détails, nous laissant deviner l'atroce mais pas le voir. Ainsi, hormis la dernière scène, on ne verra jamais Barbara Hershey nue.
Enfin, soulignons la musique de Charles Bernstein, incroyablement simple, qui nous assène comme un marteau un accord de guitare électrique sur coups de grosse caisse. L'effet couplé aux images de viol est terriblement efficace et terrifiant, et restera pour sûr gravé dans vos mémoires.


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Seule la dernière partie du film, et la fin sont véritablement décevantes. Je ne voudrais pas gâcher le suspense, mais à partir du moment où Carla rencontre les parapsychologues, le film tombe un peu dans le grand n'importe quoi, pour finir sur une scène finale à la limite du ridicule.
Mais malgré cette fin douteuse et quelques longueurs, "l'Emprise" est à mon avis un des meilleurs films de possession. La violence des scènes de viols couplée à la musique de Bernstein et à des effets spéciaux très réussis, donne un mélange explosif qui reste dans la tête, et vous fera oublier ses mauvais côtés.
Bref, un film intéressant, qui ne mise pas tout non plus sur ses effets spéciaux, et vous fera passer un "agréable" moment.


maht

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