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night after night after night

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Aka: nuit après nuit, he kills night after night after night, night slasher

night after night after night

Londres est à nouveau la cible d'un tueur en série qui n'hésite pas à tuer toute jeune fille qui passe à sa portée. Ainsi, une strip-teaseuse, une prostituée, mais aussi quelques filles "de tous les jours", meurent sous les coups de couteaux enragés du tueur.
L'inspecteur Bill Rowan est mis sur l'enquête. Une description approximative de quelques témoins lui donne un portrait robot de l'assassin : il porte une veste de cuir et des cheveux longs noirs. Et justement, le policier vient d'arrêter un jeune homme dans une affaire de tentative de viol qui correspond étrangement à ce signalement.
Pourtant, bien d'autres personnes ont des comportements assez louche : du juge Lomax qui semble n'en plus pouvoir de traiter des affaires de moeurs à la pelle et qui ne regarde plus sa femme, en passant par son associé, fervent amateur de littérature pornographique et de club de strip-tease.
C'est alors que la petite amie de l'inspecteur Rowan meurt à son tour...


nuit après nuit

Si on tuait votre petite copine, vous vous remueriez, vous ?
Hé bien l'inspecteur Rowan, non ! On a d'ailleurs rarement eu l'occasion de voir si piteux inspecteur dans un film. Pas très glorifiant pour la fameuse police britannique. Incapable de se bouger, il arrive toujours trop tard, et tout ce qu'il réussit à faire, c'est de s'acharner sur un pauvre beatnik en espérant que ce soit bien le meurtrier.
D'ailleurs, la mort de sa bien aimée ne semble pas lui faire beaucoup de peine... bon, ils n'étaient pas depuis longtemps ensemble, mais quand même !
Les autres personnages sont du même acabit : le juge psychorigide délaisse sa femme, son associé passe son temps à mater et planquer des bouquins pornos... Bref, on nous offre une belle brochette de losers, et le seul personnage un brin charismatique est le... fameux beatnik !
Serait-ce un anti-héros ? Le méchant qui est en fait un gentil ? Le coupable qui dépassera le flic dans son enquête ? Même pas...


night after night after night

Avec des personnages d'aussi haute voltige, on aurait pu espérer un scénario à la hauteur.
Malheureusement "Night After Night After Night" s'embourbe littéralement dans son sujet au bout d'à peine dix minutes. Lieux communs, longueurs insoutenables, on subit difficilement les 80 minutes suivantes, pourtant agrémentées de lentes scènes de strip-tease qui ne sont pas sans rappeler celles de "Zero In And Scream" ou "Mardi gras Massacre", en pire. Le tout sur une musique digne de "La Panthère Rose". Dur dur !
Alors oui, vous aurez l'occasion de voir un nombre assez conséquent de poitrines, mais filmées comme des bouts de jambon. Notons d'ailleurs l'ensemble de la réalisation, assez froid et statique, qui redonne tout son sens à la pseudo rigidité anglaise."Night After Night After Night" n'a rien de graphique, rien qui ne serait qu'un peu esthétique.
Heureusement, la fin apporte son lot de sourires (grandement mérités).


nuit après nuit

Un tueur vêtu de cuir qui tue à l'arme blanche, un flic touché dans son intimité, on a déjà vu ça, notamment dans certains gialli. Les meurtriers de ce genre de film ont souvent un brin de classe, un je-ne-sais-quoi de charisme.
Le tueur de "Night After Night After Night" tend plutôt vers le pauvre type. Un pauvre mec quoi, un paumé, ridicule qui plus est !
Je ne vous ferai pas l'affront de vous révéler de qui il s'agit, au demeurant, vous le devinerez bien assez vite, et le 'twist' final n'aura rien d'une révélation. Mais on appréciera grandement, à la fin, ses déguisements et l'incroyable incapacité de l'inspecteur Rowan ! Je ne vous en dis pas plus !


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Bref, "Night After Night After Night" est purement fonctionnel, suit son scénario sans saveur, enchaîne les scènes d'érotismes, de meurtres et de tribunal un peu au détriment d'une certaine notion d'écriture. Bref, on est dans un pur film d'exploitation.
Ce n'est pas un défaut pour certains films, mais dans celui-ci le manque de créativité rompt immédiatement le charme. On n'est loin des films de S.F. Brownrigg ou de Ray Dennis Steckler.
Dommage, les acteurs sont assez charismatiques, et ces personnages 'sordides' auraient mérité un scénario à la hauteur. Il ne reste, au final, qu'un film tout mou, soporifique, à peine sauvé par une fin involontairement ridicule.


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