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fury (the)

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Aka: furie

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Israel, 1977 : Peter Sandza et Robin, son fils s'amuse sur la plage. Peter prévoit de l'envoyer aux Etats-Unis, dans une très bonne école où Robin pourra exercer ce don si particulier dont il a hérité. Ben Childress un ami de Peter avec qui il a travaillé dans un service plus ou moins secret, devra escorter Robin jusqu'aux USA. Tout à coup, arrivent des hommes armées qui canardent tout ce qui bouge. Le jeune Robin est emmené en voiture, tandis que Peter essaye de se dépatouiller de la situation. Il se rend compte que celui qui a organisé cet attentat est Childress, et parvient à s'en sortir de justesse.
Un an plus tard, à Chicago, Peter recherche son fils. On lui signale qu'une jeune fille a quasiment les mêmes pouvoirs que Robin, une sorte de médiumnité. Il recherche cette jeune fille, persuadé qu'elle le mènera à son fils. Mais Childress le surveille.


furie

Il y a bien des films oubliés dans les bases de données de cinéma. Des films de petits réalisateurs, des nanars et des petites perles. Il y a même des films de grands réalisateurs connus, comme De Palma, qui passent mystérieusement à la trappe.
"The Fury" est l'un de ces petits films que le maître du plan séquence nous a pondu à la fin des années 70, juste après avoir réalisé le formidable "Carrie".
De fait, les deux films sont assez proches, puisqu'ils traitent tout deux d'adolescents et de pouvoirs surnaturels. Mais si "Carrie" a marqué les esprits par son sujet ambigu et une réalisation terrifiante, "The Fury" est résolument plus tourné vers le fantastique pur et dur, comme on le trouve dans les romans. Et entre un roman fantastique et un scénario de film, il y a un énorme pas.
De Palma décide de mettre toutes les chances de son côté, et demande à l'écrivain John Farris de faire le scénario du film. Farris a toutes les cartes pour le faire : c'est lui qui à écrit le roman "The Fury" et il a déjà une toute petite expérience du cinéma en tant que réalisateur.


fury (the)

Difficile de condenser des centaines de pages et l'imaginaire qui va avec en quelques minutes de pellicules. Et de fait, le film a un aspect 'littéraire' que l'on a peu l'habitude de voir dans ce genre de production, et s'offre le luxe d'emprunter des chemins contradictoires : très sérieux, prenant son temps pour placer une histoire assez complexe, "The Fury" va pourtant souvent à l'essentiel, et ne s'accorde aucun détour, laissant planer délibérément une grosse part de mystère.
Ainsi, les personnages sont peu développés, mais l'action est omniprésente.
On ne sait quasiment rien du père qu'est Kirk Douglas, de ce qui le lie ou l'a lié à John Cassavetes, ni réellement quels sont les pouvoirs du fils et de la jeune fille. On patauge un peu, volontairement obligés de démêler l'inextinguible enchevêtrement d'indices qui parsèment le film, sans jamais comprendre le pourquoi du comment.


furie

Car ce n'est pas tous les jours qu'on croise ce genre de film fantastique, qui s'offre un casting à la limite de la perfection : des habitués de DePalma (William Finley le héros de "Phantom of the Paradise", Dennis Franz dans son traditionnel rôle de flic) au duo Kirk Douglas - John Cassavetes, en passant par quelques uns de ces seconds couteaux dont on ne retient jamais, et c'est dommage, que les visages (Andrew Stevens,Charles Durning). Bref, "Furie" nous met sous la dent de ces acteurs qui croustillent.
D'ailleurs, l'essentiel du film s'apparente plus à un de ces thrillers cher à DePalma. Les éléments du fantastique, omniprésents mais sous-jacents, n'apparaissent réellement qu'à la toute fin, dans une apothéose plutôt sanguinolente riche en lévitation.
A noter, et c'est une habitude chez DePalma, LA scène du film : 4 minutes de ralenti muet, uniquement porté par la musique de John Williams. N'importe qui aurait écourté cette scène de peur de tomber dans le gnangnan (on a souvent reproché à John Woo ces ralentis excessifs). Mais finalement, la scène en ressort grandie, théâtrale. Une sorte d'entraînement pour la fameuse scène du musée dans "Dressed To Kill", 2 ans plus tard.


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En fait, "The Fury" donne une étrange impression quand arrivent les mots "the end" à l'écran. D'abord, d'avoir passé un agréablement et surtout mystérieux moment.
Puis l'impression d'un incroyable gâchis. Quelques longueurs de trop, quelques bons moments gâchés par des dialogues parfois un peu léger, quelques minutes de plus auraient fait passer le film de divertissement agréable à un niveau supérieur. D'ajouter quelques pièces essentielles au puzzle. Un Cassavetes trop anecdotique, un Kirk Douglas qui porte à lui seul une bonne partie du film.
Autant de petites imperfections qui expliquent le relatif oubli dans lequel sombre "Furie".
Néanmoins, le film a ses moments, et mérite sûrement un peu plus d'attention que ce qu'on lui a donné.
Loin d'être un chef-d'oeuvre, "The Fury" vaut un petit détour, au moins pour voir qu'un bon film, parfois, ne tient pas à grand chose.


maht

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