* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

chiesa (la)

chiesa (la)
Aka: sanctuaire, the church, cathedral of demons, demon cathedral, demons 3, in the land of the demons

chiesa (la)

Evan, un jeune bibliothécaire, vient de se faire embaucher pour travailler dans une cathédrale où il doit s'occuper de vieux manuscrits. Il est accueilli plus ou moins chaleureusement par les personnes qui hantent l'édifice : Lisa, qui est venue réparer les si peu primesautières peintures qui ornent le monument, Lotte la fille du sacristain en pleine crise d'adolescence, un évêque acariâtre et père Gus, un prêtre noir qui a du mal à se faire accepter par sa hiérarchie.
La vie dans l'église est assez morose et l'édifice est en assez mauvais état, alors quand Lisa trouve par hasard un vieux parchemin, Evan décide de le traduire pour en découvrir le secret.
Il faut dire que la cathédrale a un passé peu glorieux. Elle fut construite par les chevaliers de l'ordre Teutoniques, qui, pourchassant les impies, massacrèrent des villages entiers, créèrent cet édifice sur une fosse remplie de cadavres de soi disant sorcières.
Evan rêve déjà de découvrir les puissants secrets que révèle le parchemin et de se les approprier. Mais ne risque-t-il pas de réveiller l'église, et les démons qui la hantent ?


sanctuaire

Bon, le coup du cimetière sous la maison, on nous l'a déjà fait, mais avouez que c'est un classique.
Le film s'ouvre sur quelques scènes plantant le décor : les méchants Chevaliers Teutons tuent des pauvres hères qui portent tout de même des marques étranges sous les pieds. Ils massacrent ce beau petit monde, puis cèlent l'ensemble en construisant une église monumentale. Z'avaient qu'à pas blasphémer !
Retour dans les années 80. Evan arrive, et les nombreux personnages sont placés. Il sont d'ailleurs suffisamment nombreux pour qu'aucun héros réel ne se distingue d'emblée.
Alors, oui ! Lisa découvre le parchemin, et Evan s'obsède à le traduire. Oui ! la petite Asia Argento (merci papa !) fait quelques escapades nocturnes et son père, le sacristain, a des tendances assez violentes. Oui, Evan va trouver une sorte de porte vers un ailleurs bleuté, d'où il sortira assez dérangé, violent, exalté.
Mais aucune histoire ne se dessine réellement, aucun personnage ne ressort, et, aussi incroyable que cela puisse paraître, l'ennui commence à s'installer.


chiesa (la)

A cet instant, le spectateur que je suis à plusieurs alternatives. Nous sommes quasiment aux deux tiers du film, et mon intérêt va décroissant. Alors ? Je continue à souffrir en silence, ou j'arrête pour courir tout nu dans les champs. Aussi tentant que soit la dernière solution malgré l'hiver qui point encore à ma fenêtre, et aussi masochiste que soit la première, j'ai poursuivi. Car croyez moi, un film qui contient des morceaux de Philip Glass interprété par Goblins ne peut pas être totalement mauvais.
Grand bien m'en fasse d'ailleurs, car comme par magie, c'est à ce moment là que tout s'est emboîté, plus ou moins heureusement, et que le film a commencé.
Grossière erreur de ma part, l'héroïne était là, devant mes yeux depuis le début. Le personnage principal, c'était... la cathédrale ! (j'aurais bien lu le titre, j'aurais compris plus vite !)
Bon, je veux pas trop vous gâcher le plaisir, mais finalement, se retrouvent coincés dans la cathédrale une foultitude de personnages : ceux pré-cités, mais aussi quelques visiteurs, une mariée et sa suite, une classe venue visiter les lieux.
Et là, le cauchemar commence. La cathédrale se referme sur eux, et la folie assiège le domaine du saigneur.


sanctuaire

Enfin, saigneur... Pas tant que ça, même si on a droit à quelques jolies scènes gores, telle celle du sacristain qui se 'martopiquerise' l'estomac. Les effets spéciaux font très "plastique fin d'année 80", mais l'ensemble se tient bien et donne une bonne idée de l'enfer cauchemardesque dans lequel sont plongés les personnages. Car le film explose littéralement dans tous les sens quand les personnages sont pris de folie morbide suite à l'ouverture de la pseudo-porte vers l'au-delà : les scènes grotesques se succèdent, créant un ambiance assez malsaine, et ne reste qu'un personnage sain qui va essayer de refermer tout ce bordel. Je vous laisse deviner qui.
Quelques scènes marquent l'esprit : la mamie qui fait sonner la cloche de l'église en utilisant la tête de son mari, l'adolescente qui meurt écrasée par un métro. Ou encore cette scène où deux bambins se jurent fidélité alors qu'on devine que le mal est en train de prendre la main sur eux. Splendide.


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La fin du film n'est d'ailleurs pas sans rappeler "In the Mouth of Madness" et "Prince of Darkness" de sieur John Carpenter.
D'ailleurs, on retrouve les même qualités dans ces trois films : l'ambiance est là, véritablement là. La folie est présente à chaque millimètre de pellicule. Mais les histoires dérisoires servent plus de prétextes, de moyens de mettre en scène une imagerie riche et des idées fortes.
C'est le reproche qu'on peut faire à "La Chiesa", d'autant qu'il faut attendre pas mal de temps pour que les visions apocalyptiques prennent réellement corps, contrairement aux films de Carpenter qui entrent bien plus vite dans le vif du sujet.
De fait, "La Chiesa" n'est pas un film abordable. La première partie laissant un goût amer, malgré le très bon jeu de Tomas Arana dans le rôle de Evan. Le final, cependant, vaut à lui seul le détour.
Alors, vous lui laissez sa chance !?


maht

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