* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

ossessa, (l')

ossessa, (l')
Aka: la possédée, the sexorcist, the eerie midnight horror show, enter the devil, the devil obsession, the tormented

ossessa, (l')

Danila est une jeune artiste qui travaille à la restauration d'objets d'art. Aussi, elle est heureuse de participer à celle d'un Christ en croix saisissant de réalisme, taillé dans une seule pièce de bois.
Pourtant la vie familiale de Danila n'est pas toute rose : bien qu'issue d'une famille aisée, ses parents sont en froid et sa mère a une vie assez dissolue. D'ailleurs, un soir, la jeune fille découvre sa mère en pleine partie de jambe en l'air avec un homme plus jeune, pratiquant une séance de sadomasochisme avec des roses.
Choquée, la jeune fille quitte la soirée pour se réfugier dans l'atelier, ou elle doit surveiller le Christ mais aussi restaurer une peinture.
Mais dans la nuit, le Christ prend vie et la jeune fille médusée se fait violer par cette apparition.
Quand elle se réveille, le Christ est en place, elle n'a pas bougé. Etait-ce un rêve ?
Peut-être, mais en tout cas, la jeune fille commence à avoir un comportement pour le moins étrange et lascif...


la possédée

On ne compte plus les remake de "L'Exorciste" de William Friedkin qui ont été faits dans les années 70, particulièrement par le cinéma d'exploitation italien. Nous avons déjà critiqué ici "L'Anticristo" de Alberto De Martino, sorti la même année que "L'Ossessa".
"L'Ossessa" est donc un petit film qui ne paye pas de mine, mettant le paquet sur le côté sexuel d'une hypothétique possession de Satan, mais laissant aussi une place au doute de cette possession.
Car si, dans les deux films précédemment cités, les possédées possédaient de véritables pouvoirs paranormaux, ici la jeune fille à juste une certaine perversion : une sorte de nymphomanie qui la pousse à proposer la botte à tout le monde, y compris son père. Bien sûr, à la fin, la jeune fille a le teint pâle, une mine déconfite, les yeux rouges et une salivation très abondante...
De fait, l'obligatoire introduction "ce film est tiré d'une histoire vraie" pourrait paraître plausible pour une fois : rien pendant le film ne permet de jurer que la jeune femme soit vraiment possédée par le diable. Peut-être est-ce simplement due à la dissolution de sa famille, à la vision de sa mère se faisant fouetter à coup de roses par quelqu'un d'autre que son père.


ossessa, (l')

La scène que l'on retiendra dans "The Sexorcist" (quel titre !) est sans aucun doute celle que j'ai citée dans l'introduction : la statue du Christ prend vie, puis viole plus ou moins la jeune femme. Je dis "plus ou moins" car Danila a l'air de participer... En même temps, ce n'est pas tous les jours qu'on fait l'amour à Dieu !
Quoi qu'il en soit, on peut se demander si une scène de ce type pourrait aujourd'hui encore être projetée au cinéma sans que ne s'élèvent des milliers de voix réprobatrices. Car même si la scène est désamorcée par le montage qui laisse suggérer que tout s'est passé dans la tête de Danila, nous assistons tout de même à un viol commis par Jésus !
Sans trop vous en dévoiler, il ne s'agit en fait pas de Jésus comme le pense les spécialistes, mais d'un démon étrusque. Ouf ! Les bigots peuvent ramasser leur bible et leur livre de droit ! Ce n'est que du cinéma après tout !


la possédée

Le reste du film nous explique par le menu comment la jeune fille périclite mentalement et physiquement, puis est sauvée in-extremis par un prêtre exorciste ermite.
Rien d'extraordinaire, si ce n'est le casting, puisqu'il nous propose pas moins que Luigi Pistilli dans le rôle du prêtre exorciste, Gabriele Tinti dans celui de l'amant de la mère de Danila et Lucretia Love dans celui de la maman justement.
Stella Carnacina quant à elle, interprète la pauvre Danila et en fait des caisses : on ne retiendra d'elle que cette longue scène où Danila court dans les rues étroites d'une petite ville en criant et agitant les bras en l'air... Un grand moment de cinéma !
Le reste de la réalisation est sobre, sans fioriture, filant droit au but sans virer à aucun moment dans quoi que ce soit d'artistique ou d'original.


ossessa, (l')

On peut donc dire que "L'Ossessa" est un pur produit d'exploitation, mélange de sexe, d'exorcisme, et de drame familial.
Un cocktail qui put être détonant, mais qui finalement ne casse pas des briques et se paye uniquement le luxe d'être regardable : peut-être parce qu'il laisse tout au long du film la possibilité d'émettre des doutes sur la véracité de la possession de la jeune fille.
Moins mouvementé que "L'Anticristo", plus low-budget, il ne vaut que pour la scène du viol, véritable monument de provocation et de jusqu'au-boutisme.
Bref, un petit film qui séduira les fans d'exploitation pure et dure, au fan de possession ou de blasphème !


maht

Affiche(s)

jaquetteposteraffiche