* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

being (the)

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Aka: easter sunday, freak, the pottsville horror

being (the)

A Pottsville, une petite ville comme il y en a beaucoup aux Etats-Unis, tout le monde coule des jours paisibles malgré l'énorme usine qui déverse des produits dans la rivière à l'entour. Enfin, tout ne va pas si bien car depuis quelques temps, hormis les orages qui grondent, certaines personnes disparaissent mystérieusement, ne laissant derrière eux qu'une trainée des plus verdâtre.
Et tout cela a commencé après la disparition d'un petit enfant du village, Michael, que sa mère cherche toujours par monts et par vaux...
Le Détective Lutz décide de mener l'enquête, d'autant que la fête de Pâques approche. Il se fera aider par Garson Jones, un spécialiste en chimie qui défend corps et âme l'usine.
Car non ! Ces disparitions n'ont rien à voir avec l'usine et les déchets qu'elle déverse dans l'eau !!!


easter sunday

Si on doit retenir quelque chose de Bill Osco, ce n'est surement pas l'acteur - et surtout pas ce rôle - d'autant qu'il a joué dans très peu de films.
On préfèrera plutôt le producteur, car au milieu de pornos insipides, de films d'horreurs tournés par sa chère et tendre (comme "The Being"), Bill nous a offert une petite pépite : "Flesh Gordon"...
Ne chercher d'ailleurs pas de points de comparaison entre "The Being" et l'érotico-porno-nunuche-fantasque "Flesh Gordon" : ici, on nous offre plutôt un petit film qui tend vers "le méchant monstre des marais", si vous voyez ce que je veux dire...
Dur d'être original tant le sujet est éculé. Beaucoup s'y sont frottés depuis les années 50, et c'est surement dans cette catégorie qu'on trouve les plus grosses perles du cinéma fantastique, particulièrement dans les années 80. Au hasard, "Monster" ou "Humanoid From The Deep", qui lui, n'est pas si mauvais que ça.


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Le couple Bill Osco (à la production) et Jackie Kong (à la réalisation) sont les instigateurs de quelques films, dont deux d'horreurs, "The Being" et "Blood Diner", le second étant un peu plus connu que le premier. D'une façon générale, on ne peut pas dire que ces films aient marqué les esprits, aussi c'est avec angoisse qu'on se demande à quelle sauce on va être mangé (ah non, ça c'est "Blood Diner"!)
Notez que nous avons tout de même un joli casting, puisqu'on nous offre Martin Landau dans le rôle du gentil-méchant scientifique, et José Ferrer dans un moindre rôle.
Voir ces deux noms lors du générique pourrait laisser augurer un film ne serait-ce qu'un brin intéressant. Malheureusement, les premières minutes cassent définitivement l'espoir : voix off, coup de tonnerre, un homme court et se fait poursuivre par un truc gluant... Ca sent le re-sucé, mes amis ! Mais après tout, c'est dans les plus vieux pots qu'on fait les meilleures recettes.


easter sunday

Enfin, théoriquement...
Premier point noir : les acteurs, y compris Bill Osco, ne sont vraiment pas à la hauteur. Difficile de croire à leurs histoires en les voyant gesticuler dans tous les sens, poursuivi par un bout de latex glougloutant et recouvert de confiture.
Second point noir : la réalisation. On a du mal à distinguer l'action à l'écran tant la caméra est mobile, ce qui n'est pas arrangé par une lumière quasi inexistante. Déjà qu'il ne se passe pas grand chose...
Troisième point noir : l'ennui énorme qui pèse inlassablement sur les paupières du spectateur. Même les scènes de suspense ont les effets d'une berceuse.
Quatrième et dernier point noir notable : les effets spéciaux. Tant que la créature n'apparaît que par petits bouts (ici une griffe, là une patte, là une bouche), ça va. C'est assez mauvais, mais ça colle au reste du film.
Par contre, sachez qu'à la fin, on voit le monstre véritablement. Et il lorgne un peu vers un Alien... purulent ?! Ridicule...


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Finalement, l'ensemble de la réalisation est à la hauteur : le film penche allègrement vers le Z, sans en apporter le côté rigolard, le gore à gogo ou bien quelques scènes zéro-tiques.
Non, "The Being" se contente d'être mou du genou, approximatif de tous côtés, sans saveur aucune, re-pompant à droite à gauche sans jamais apporter un brin d'originalité, un zeste de transgression, un iota d'auto-dérision.
Seule une scène comico-horrifique donne quelques occasions de sourire, alors que pleins de petits enfants partent à la recherche d'oeufs de Pâques dans un parc, pendant qu'aux alentours la bête veille, prête à bondir. D'où l'un des aka: "Easter Sunday".
Bref, un petit film, pour les fans des monstres ridicules, et les ceuses qui veulent parfaire leur culture de navets.


maht

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