* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

night of the creeps

night of the creeps
Aka: extra sangsues, la nuit des sangsues

night of the creeps

Chris et JC sont deux boutonneux post-pubères en quête de sexualité débridée dans une université d'une petite ville des USA. Alors, quand Chris croise la nouvelle, une certaine Cynthia, à une soirée des Bêta-Epsilon, il n'a plus qu'une solution : intégrer ce club.
Mais il faudra pour cela réaliser un bizutage périlleux : filer la frousse aux membres du club Oméga-Gamma en mettant un véritable cadavre devant leur résidence.
Ils filent alors en chercher un discrètement dans le département de recherche de l'université, où ils tombent sur un cadavre fraîchement conservé et relié à moult appareils électroniques lumineux. Ils appuient sur quelques boutons et filent, terrorisés, sans n'avoir rien fait.
Un inspecteur mène l'enquête, mais voilà : le mort s'est déplacé alors que Chris et JC n'y ont pas touché. Pire, un second cadavre, celui d'un scientifique, a été retrouvé.
Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que le dit cadavre est en fait celui d'un lycéen mort 40 ans plus tôt, alors qu'il avait suivi une météorite. Pendant que le garçon cherchait le corps extra-terrestre, sa petite amie se faisait joyeusement massacrer par un fou échappé de l'asile.
Et ce que ne savait pas ces deux lycéens des années 50, c'est qu'au dessus de leur tête, dans un vaisseau spatial, un drame s'est déroulé : un alien infecté par un mystérieux virus était en train de jeter une expérience par dessus bord !


extra sangsues

"Night Of The Creeps" commence par deux scènes qui servent d'avant-goût : d'abord, la scène d'un extra terrestre qui essaye de s'échapper d'un vaisseau spatial, se faisant tirer dessus par deux congénères. Références à pas mal de films de SF (au hasard, "Alien" ou "The Thing"), le choix est ici de montrer les monstres, sortes d'E.T. de pacotilles en matière celluloïd. Le ton est immédiatement donné : de tels effets spéciaux ne peuvent pas être sérieux, on est bien dans une parodie.
Puis, scènes en noir et blanc dans les années 50. Adolescents, drive-in, fou échappé de l'asile, là encore le film tape dans le lourd. C'est clair, "Extra Sangsues" ne sera pas sérieux
Enfin, après ces quelques minutes passablement amusantes, on entre dans le vif du sujet : année 80, new-wave, alcool, héros horripilants, le film commence réellement, et déjà la peur me noue l'estomac : est-ce que je vais tenir jusqu'au bout et pouvoir vous offrir une de ces critiques dont j'ai le secret ?!


night of the creeps

D'abord, problème de casting : les héros ont des visages insupportables de têtes à claque. Bon, c'est un peu les personnages qu'ils interprètent, mais tout de même, comment rendre crédible l'histoire d'amour qui va naître entre ces ersatz d'hommes et la jeune Cynthia ?
Surtout que le film s'enlise, et que ça fait pas loin d'une demi-heure qu'"Extra Sangsue" a commencé... Et pour l'instant, rien de bien intéressant à part quelques sangsues justement, dont on devine qu'elles prennent possession des corps pour se reproduire.
Heureusement, le film prend un peu de rythme, et enfin l'histoire commence : les méchantes sangsues se rependent comme une traînée de poudre, faisant revivre les cadavres ou incubant de pauvres habitants qui n'en attendaient pas tant.
Notons d'ailleurs les effets spéciaux, qui, à part les extra-terrestres du début, restent d'assez bonne facture. Et les sangsues du titre sont extras et assez bien animées. C'est d'ailleurs la seule explication plausible au titre du film en français. Le traducteur fou a encore frappé !


extra sangsues

A un moment, le Détective Cameron se pose une question : "Qu'est ce que c'est : une enquête criminelle ou un mauvais film de série B ?". C'est aussi la question que nous nous posons.
Ou plutôt, nous ne nous la posons plus.
C'est un exemple flagrant de la petitesse de l'écriture du film, qui aime voguer sur les jeux de mots brouillons, les connotations sexuelles plus qu'allusives, et autres auto-citations lourdingues du genre : "Je préférerais avoir la tête envahie de créatures venues de l'espace plutôt que d'entrer dans ce genre de club" (je cite de tête, mais l'idée est là). Si on peut sourire vaguement au début, les dialogues deviennent vite indigestes et ennuyeux. On croirait qu'ils ont été écrits par un enfant de 12 ans persuadé d'avoir réinventer la poudre avec son humour vaseux.
Le scénario n'est pas non plus transcendant. On peut lui reconnaître cependant de respecter les règles du genre, de suivre même scrupuleusement les balises, et d'être relativement efficace dans sa dernière partie.


night of the creeps

"Night of The Creeps" est un de ces petits films typiques des années 80 : adolescents universitaires et clubs bêta-gamma-gaga, histoire très téléphonée et connotée, humour raz des pâquerettes, second degré de rigueur, auto-références, quelques bouts de poitrines, des effets pseudo-gore... Tout pour affoler les papilles des gastronomes en culotte courtes.
Trop courtes hélas, car la cible est évidemment les (pré-)adolescents, et à force d'user du second degré pour désamorcer le côté horreur, le film balance assez vite dans la caricature grotesque et auto-suffisante.
Dommage, car le rythme, vers la fin n'est pas mauvais, les effets spéciaux non plus. Mais les dialogues en raz-motte sont assez pénibles et le casting, s'il est efficace par certains aspects (Tom Atkins dans le rôle du détective, ou David Paymer en scientifique) est trop inégal pour le reste.
Bref, un petit film divertissant, amusant, mais seulement à condition d'avoir désamorcé son cerveau.


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