* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

evil come evil go

evil come evil go
Aka: preacherwoman

evil come evil go

Soeur Sara Jane Butler, pendant américano-accordéoniste de Soeur Sourire, distribue les sermons dans la rue, houspille les passants, les implore de laisser tomber leurs relations sexuelles sordides et sans amour.
Au cours d'un de ses prêches pop-folk-musettes, elle rencontre une jeune fille fort intéressée par ses sermons. Plus tard, alors que Soeur Sara Jane Butler tombe en panne de voiture, la jeune fille la dépannera, et tombera ostensiblement sous le charme évangéliste de la Soeur. Elle l'invitera même à venir vivre chez elle.
Mais Soeur Sara Jane Butler est une extrémiste patentée ; Elle embrigade la jeune fille pour l'amener à la seconder dans un rituel très peu catholique : elle devra attirer les hommes à se coucher dans le stupre avec elle, avant de les tuer!


preacherwoman

"Evil Come Evil Go" est clairement un de ces petits, minuscules films que seules les années 70 pouvaient encore créer. Minimaliste et dérisoire, tout ici fleure bon le quasi-amateurisme flamboyant, les joies de la liberté sexuelle enfin filmées, et les promesses d'un cinéma mélangeant les genres ! Alors, que nous promet-on ici ?
Eh bien Mesdames et Monsieur... Non pas de la pornographie à en faire rougir vos parents et grand-parents ! Non pas du cinéma gore, sanguinolent et tripailleux ! Mais bien de la pornographie ET du cinéma gore, Mesdames et Messieurs ! Apprrrrrrrochez ! Venez voirrrrrrrr !!


evil come evil go

Halte là, je vous arrête tout de suite! En fait de gore, on obtient tout au plus quelques rares scènes où un sang bien rouge coule le long de quelques corps (de mâles... calmez-vous les pervers) dénudés, parfois agrémenté de quelques abats.
En fait de pornographie, on a plutôt un érotisme softcore avec une certaine tendance aux gros plans sur les zigounettes et les pilou-pilous, sans toutefois jamais écorner les bonnes moeurs et montrant le premier dans le second (l'inverse n'étant pas possible).
Qui plus est, la réalisation est plus que sommaire et le jeu déplorable des acteurs qui n'ont d'ailleurs jamais percé dans le cinéma, ajoutent au côté amateur du film... Une impression de "ni fait ni à faire" - comme disent nos grands parents - plane.
Et pourtant...


preacherwoman

Quel esprit malade a eu l'idée de faire ce film ? Est-ce un coup de génie ironique ou un simple film d'exploitation poisseuse, misant sur le sexe et le sang ? A n'en pas douter, la seconde proposition prévaut, et malgré cela.... Malgré ce nombre incroyable de défauts, étalés dans les précédents paragraphes par votre serviteur... "Evil come Evil go" est attachant.
Sous ses airs de petit film médiocre et sans envergure, il reste dans l'esprit. Pire, il m'a marqué au point que le lendemain, je me suis mis à rire seul comme un idiot rien qu'en y pensant.
Totalement hilarant, il est remarquable par son scénario complètement déjanté (Soeur Sourire qui baise avec des types en chantant des prières, et les tue quand ils jouissent !?) , par un je-m'en-foutiste scénaristique qui frôle le génie, par un approximatif constant et en tout domaine - et surtout par son premier degré délicieux, qui n'existe malheureusement plus de nos jours.


evil come evil go

A l'instar des premiers films d'horreur de H.G. Lewis, "Evil Come Evil Go" n'est ni un joyaux de narration, ni une perle de réalisation, et encore moins un travail d'orfèvre de réalisation. Pourtant, la relative candeur de l'ensemble, l'histoire abracadabrante et tous ses défauts font de ce petit film de sexploitation un objet agréable à regarder.
Bien sûr, si le film fonctionne, c'est aussi qu'il est relativement court (1h15): car tenir deux heures avec un scénario tenant sur une demi-page A4, un peu de gore fait-maison et pas mal d'érotisme softcore, cela aurait été un vrai coup de génie.
Non, "Evil Come Evil Go" est juste un petit film marrant, divertissant, et qui gagne à être vu... au second degré.


maht

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