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brides of blood

brides of blood
Aka: brides of blood island, brides of death, brides of the beast, grave desires, island of the living horror, orgy of blood, terror on blood island

brides of blood

Une équipe de scientifiques débarquent sur une île, nommée "l'Ile de Sang" afin de mettre un peu d'ordre chez les indigènes qui y vivent et dans le but de les civiliser...
L'équipe gouvernementale se compose de Jim Farrell, un jeune garçon fort et vaillant, du Docteur Henderson, vieux beau omnibulé par la science, de sa femme pulpeuse, hystérique et nymphomane... et d'autres personnages peu importants.
Le jour de l'abordage, l'accueil n'est pas vraiment chaleureux... les autochtones, sur fond de chants monocordes, procèdent à une marche funèbre. Ils portent des brancards sur lequel sont étendus des corps, recouverts d'un linge blanc taché de sang.
Les femmes de la tribu en pleurs suivent le cortège.
Un accueil peu enjoué, loin de l'idée qu'on peut se faire d'une île philippine... ceci dit, les filles sont tout de même vêtues de paréos colorés et portent des fleurs aux couleurs chatoyantes dans les cheveux.


brides of blood island

Ainsi nos héros s'installent sur cette île mystérieuse.
Et comme il y a un jeune premier dans le lot, il y aura forcément son double féminin... Jim va vite tomber amoureux de la fille du grand chef de la tribu, nommée Alma, jeune fille belle et fragile à forte poitrine.
Dès le début du film, les choses sont "entendues". On sait d'emblée qu'on ne sera pas surpris, que "Brides of Blood Island" utilisera les bons vieux codes présents dans les films d'horreur de l'époque.... et ce n'est pas plus mal.
Le spectateur peut s'installer dans son confortable fauteuil, l'esprit tranquille, il ne sera ni malmené, ni dérangé, ni effrayé mais juste diverti. Gerardo de Leon et Eddie Romero lui ont concocté une petite histoire de monstre de plastique, entendu, sur fond de romance, de cruauté et d'instants grotesques.
Bien entendu, l'histoire fait suite à des essais nucléaires... d'où la présence sur cette île idyllique d'un monstre de latex vert aux gros yeux , qui affiche un charmant sourire : il a les "dents du bonheur" comme Vanessa Paradis.
Ah... cette peur des nouvelles technologies issue des années 60, fait encore mouche, pour notre plus grand plaisir !


brides of blood

Dans ce fameux petit bijoux appelé "Brides of Blood Island" tout droit sorti des Philippines, il y a plusieurs petits cadeaux plus intéressants les uns que les autres. Le traitement 'bon enfant' de nos deux réalisateurs est tout à fait attrayant et les créatures sont plutôt amusantes.
Le monstre court dans la nature en poussant des cris de bête et se jette d'une façon désordonnée sur les femmes et les hommes. Il est censé violer et tuer ces charmantes demoiselles, mais nous le voyons juste gesticuler, faire du bruit, bref, le personnage fait son spectacle !
Il y a également un papillon tout ce qu'il y a de plus commun, qui pendouille accroché au bout d'un fil. Celui ci tourne pendant de longues minutes autour de ses proies effrayées par tant d'insistance. Puis il les mordillent, ne faisant pas vraiment de dégâts. Ben oui... après tout ce n'est qu'un papillon, il n'a pas de grandes dents comme le monstre.
Parmi ces créatures, nos héros rencontrent de méchants arbres mauvais comme la gale qui attaquent les passants. Au bout de leurs branches assassines pendouillent parfois des bouts de bras, de pieds et même des têtes de mannequins. (Le réalisateur d'"Evil Dead" aurait-il piqué l'idée à "Island of the Living Horror" pour ses célèbres arbres sexuels ?).
Vous vous doutez bien que les effets spéciaux participent amplement à faire de cette joyeuse foire sanglante un pur moment de plaisir kitsch.
La bande sonore n'est pas en reste. Ces grandes notes emphasées sont assez imbuvables et totalement inappropriées.


brides of blood island

Ajoutez à cette grande mascarade quelques sacrifices de jeunes filles. Celles-ci sont choisies par un jeu de hasard, au cours d'un rituel. Les proies sont attachées sur des piliers par les hommes du village et sur fond de musique tragique, le grand chef découvre leur poitrine.
On finit même par se demander pourquoi il reste encore autant de filles sur cette île étant donné l'appétit du monstre : celui-ci viole, tue et mange deux filles par soirée !
Ces petites scènes répétitives ajoute à la légèreté de l'ensemble.
Et je ne vous parle pas de la forteresse où vit Esteban, remplie de nains, serviteurs agités, désordonnés et chapardeurs ! On se croirait presque dans la célèbre série de notre enfance "L'île Fantastique".
D'autre part, côté réalisation, nous ne sommes pas en reste, bien que le film soit dans l'ensemble assez correct. On s'aperçoit que le traitement du temps n'est nullement une priorité des réalisateurs, car il fait parfois nuit en plein jour, et vice versa. Dans l'île de Sang, il y a même du soleil à minuit, il faut dire que cette île est très mystérieuse...


brides of blood

Bref, dans "Brides of Blood", souffle un petit vent frais d'exotisme kitsch à souhait.
Les réalisateurs jouent avec de grosses ficelles, l'intrigue n'est pas prise de tête, les personnages sont stéréotypés, sans profondeur, les monstres et effets spéciaux sont en cartons pâtes. L'histoire est entendue.
Quelques petites surprises nous égayent ça et là.
La fin vaut son pesant de cacahuètes : débordante de joie, nous y voyons les jeunes gens de l'île s'abandonner à des danses sensuelles et ridicules pour fêter la mort du monstre.
Bref, le tout est très philippin et fleure bon la joyeuse naïveté de l'époque.
"Brides of Blood" est le genre de film qu'on regarde sans se prendre la tête, juste par plaisir de voir un petit film d'horreur sixties, sans prétention, dont les défauts sont de qualité.
Un film d'une grande fraîcheur et plutôt bien réalisé pour un petit budget (d'autant plus si on le compare à son homologue "Monster")...


bloodyjane

Affiche(s)

jaquette