* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

embryo

embryo
Aka: created to kill

embryo

Alors qu'il rentre chez lui en voiture, le Dr. Holliston écrase malencontreusement une chienne doberman. Il la ramène chez lui et décide de tout faire pour sauver la chienne et les petits qu'elle porte. Malheureusement, la pauvre bête n'a guère de chance de survivre, et le docteur décide donc de tout faire pour sauver les trois embryons chiots. D'ailleurs, cela tombe bien, car Mr Holliston s'intéresse en ce moment à des expériences de fécondation in-vitro.
Par quelques savants mélanges, il réussit à sauver un des bébés chiens qui, par suite d'effets secondaires incompréhensibles, grandit à une vitesse incroyable. En quelques heures, le bébé chien devient une belle bête d'un an environ, intelligente comme.... enfin, très intelligente.
Le Dr. Holliston, sidéré par sa propre découverte, sait qu'il doit maintenant passer à l'étape suivante.
Mais il lui faut un embryon...humain !


created to kill

Ay, caramba ! El gringo ne sait pas avec quoi il joue, car nous qui aimons les films d'horreur le savons bien: "Quand homme blanc jouer avec la génétique, homme blanc créer dangereux monstre psychopathe".
Le film nuancera un peu tout cela quand même, et ne nous infligera pas un psychopathe sanguinaire mais plutôt une psychopathe modérée très jolie, genre "Je ne tue que quand j'en ai besoin et parce que je le vaux bien".
En l'occurrence, c'est assez rarement qu'elle occira son prochain, préférant étudier la maladie qui la ronge : car la demoiselle, momentanément maintenue à une vingtaine d'année, continue de vieillir.
Le chien lui, affectueusement appelé "n°1" (comme c'est mignon, les scientifiques ont des coeurs d'artichauts), se contentera de bouffer un petit caniche grognard - qui le méritait bien si vous voulez mon avis. Niveau psychopathe, entre un top-model préoccupé par le vieillissement de sa peau et un clébard joueur, on s'éloigne pas mal de "Massacre à la Tronçonneuse."


embryo

N'en déduisez pas, d'après mon air goguenard, que le film est une parodie de "La Fiancée de Frankenstein". Non, tout cela est très sérieux, comme le spécifie l'incipit du film, écrit en blanc sur noir avec des bruits de battements de coeur super-flippants : "Embryo" est une fiction, mais ça peut arriver aujourd'hui les gars ! Les techniques utilisées dans le film existent, faites gaffe, ça nous pend au coin du nez !
Quoi qu'il en soit, sous ses allures de petit film cheap se basant sur une idée vieille comme le monde (l'homme devient dieu)(et créé des êtres qui grandissent plus vite que normalement et deviennent des tueurs), "Embryo" parvient à nous maintenir éveillé. Alors, bien sûr, quelques longueurs inhérentes à ce genre de production parsèment le film, mais rien de bien grave.


created to kill

D'ailleurs, si le film parvient à nous maintenir éveillé malgré la semaine incroyable que nous avons tous eu (je ne nous en parle même pas !), c'est sans doute par la réelle qualité de l'interprétation. Rock Hudson joue plutôt bien le docteur mi-dépressif mi-exhalté mi-dépassé par les événements (Garçons ! trois demi...), lui qui partagea l'affiche avec James Dean et Elizabeth Taylor dans "Giant", ce qui n'est pas rien.
La belle Barbara Carrera (aaaaaaaaaaaahhhh "Condorman"...) est relativement à la hauteur dans son rôle de petite génie décalée ayant grandie trop vite.
Et le doberman est foutrement intelligent, puisqu'il va chercher tout seul sa gamelle dans le frigo, ouvre les portières des voitures, etc. etc. C'est à peine croyable !


embryo

Reste que "Embryo" est plus à caser dans le genre "drame de science fiction" que dans la catégorie "horreur": car l'accent est mis sur la psychologie, et non sur les meurtres. D'ailleurs, on ne verra pas de meurtres (quelques cadavres tout au plus), à part peut-être le doberman qui agite frénétiquement une peluche en forme de caniche... ce qui est fort amusant d'ailleurs !
Finalement, on ressort relativement ravi d'"Embryo". On aurait pu s'attendre à du très mauvais en voyant le générique et les premières images qui laissent la désagréable impression d'être face à un téléfilm. Pourtant, l'interprétation des acteurs rend tout cela concret, et l'histoire, sans faire preuve d'une originalité énorme, est suffisamment bien menée pour qu'on regarde l'ensemble avec bienveillance.
La fin même, évite pas mal d'écueil et a l'intelligence de laisser l'histoire en suspend, plutôt que de nous servir l'habituel retournement de situation.
Bref, un film sympathique.


maht

Affiche(s)

jaquetteposteraffiche