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beast of blood

beast of blood
Aka: beast of the dead, blood devils, horrors of blood island, return to the horrors of blood island

beast of blood

L'histoire commence alors que Bill Foster, jeune agent du département américain revient de l'île de Sang, sur laquelle il a vaillamment combattu un affreux monstre tout vert et son créateur...
C'est alors que sur le navire, en pleine mer, un mutant se met à décimer l'équipage. Le bateau finit par prendre feu...
La créature et Bill Foster sont comme par hasard les uniques survivants de ce carnage. Notre jeune premier décide de repartir sur l'île de Sang, histoire d'en finir une fois pour toute avec cette histoire de monstre vert.
Pour ce voyage, une jolie journaliste s'est invitée, il s'agit de Myra qui envisage de raconter la formidable aventure de notre héros.
Et c'est reparti pour un tour !


beast of the dead

Et oui, Eddie Romero ne comptait pas en rester là... après "Brides of Blood" et "Mad Doctor of Blood Island", il récidive. Cette troisième suite était d'ailleurs prévue d'avance puisqu'à la toute fin du "Médecin Dément de l'Ile de Sang" nous voyons avec effroi qu'un monstre s'est caché dans un canaux de sauvetage... brrr.
Ceci dit, alors que "Brides of Blood" et "Mad Doctor of Blood Island" n'avait comme point commun que le lieu de l'action, ici il s'agit d'une véritable suite, avec les mêmes personnages principaux (sauf pour le docteur Lorca qui honnêtement a moins de classe que le premier) et une continuité dans l'histoire.
Pas d'originalité donc, le docteur Lorca a survécu aux flammes et continue d'effectuer des expériences sur les indigènes, en leur injectant de la chlorophylle, ce qui les transforme en mutant tout vert (maquillage à base d'épinards obligé).
Bien entendu, on mettra de côté toute volonté de réalisme scientifique !


beast of blood

Cependant, même si le fond de l'histoire est le même, si Bill Foster est toujours aussi vaillant, et qu'aucune fille ne résiste à son charme enivrant, le film prend ici une autre tournure.
Le monstre ne sera présent qu'en début et fin d'histoire. Celui-ci est d'ailleurs toujours aussi ridicule, mais un peu mieux réussi que dans les films précédents ou parfois on pouvait croire à un canular... Contrairement aux précédentes oeuvres de l'île de Sang, "Beast of Blood" n'est pas un film d'horreur, l'histoire de monstre cédant sa place à la recherche de la jeune fille kidnappée par le diabolique Dr Lorca.
En effet, il tient plus du film d'aventure et d'action, dans lequel sont inclus de vieux clichés du genre : scènes de combats, longues traversées dans des passages secrets et souterrains, attaques soudaines de serpents, période de guet du camp adverse avant l'attaque au fusil, longs parcours de paysages artificiels sans grand intérêt, etc.
Bref, Eddie Romero sombre dans le style "Indiens et cow boy" mollasson... On assiste à du 'déjà vu' et la lassitude s'installe assez rapidement.


beast of the dead

Bien entendu, pour distraire le spectateur, quelques scènes d'amour sont distillées ça et là, montrant pudiquement un bout de sein ou de jambe. On assiste également au combat au couteau d'une jeune philippine sexy, nullement décoiffée par l'action.
Mais le tout reste désespérément plat.
Le pire étant ce traitement désespérément niais de l'histoire principale : La fragile jeune femme blonde retenue captive par le Dr Boiteux attend son sauveur, entre deux dîners copieux, servi par des serviteurs.
...Et je vous passe les discussions insipides qui accompagnent ces repas.


beast of blood

J'ai donc été extrêmement déçue de la tournure qu'a pris ce troisième film issu de la trilogie de l'île de Sang.
Je m'attendais comme pour les deux premiers opus à un film d'horreur à petit budget, certes, mais touchant par ses défauts, son traitement approximatif et son monstre ridicule (comme avait su l'être le premier : "Brides Of Blood ou comme peux l'être un "Humanoid From The Deep").
Mais il n'en est rien... le rythme est lent, l'histoire n'a que peu d'intérêt, l'ensemble devient vite soporifique.
"Beast of Blood" a perdu de sa saveur ! En bout de course, Eddie Romero s'est essoufflé...
Même l'apparition finale du monstre dont la tête est posée sur une table et le corps s'affère à tuer son créateur ne sauve pas l'ensemble.
Même l'aspect carton pâte des décors qui s'écroulent ne réussissent à ramener l'enthousiasme...
La déception persiste. "Beast Of Blood" a perdu ce côté naïf, passionné et touchant qu'avait "Brides of Blood" et dans une moindre mesure "Mad Doctor of Blood Island".
Dommage.


bloodyjane

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