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beauties and the beast (the)

beauties and the beast (the)
Aka: desperately seeking yeti, the beast and the vixens

beauties and the beast (the)

Un être sauvage et effrayant sillonne la forêt, lugubre et angoissante, avec de grands mouvements de bras, poussant des cris de bête, effrayant les promeneurs et promeneuses....
Hé oui, vous l'avez compris, revoilà notre grand héros de la montagne boisée : j'ai nommé le grand big foot !
Tous poils dehors, avec ses gestes désordonnés, son air vorace, griffes sorties, notre monstre légendaire refait surface, pour notre plus grand plaisir, dans "The Beauties and The Beast".
Et pour que le spectateur ne doute pas de la véracité du phénomène, dès le début du film, nous avons droit à un mini reportage, dans lequel un colon accroupis dans la forêt nous relate l'histoire du Yéti, preuves à l'appui, en images d'archives toutes pourries et articles de journaux. Ce colon est assurément un expert de la chasse au Yéti, il est comme il se doit, armé de jumelles. C'est à n'en pas douter un homme de terrain... Censé nous mettre l'eau à la bouche et nous faire frissonner car... "l'histoire qui va suivre pourrait être vraie !".


desperately seeking yeti

Le problème, c'est que franchement, il est impossible d'imaginer qu'un tel être puisse exister... Le mythe du grand Big Foot en prend un sacré coup. Tout au long du film, on soupçonne que le Big Foot est un personnage déguisé que le réalisateur dévoilera à la toute fin...
Il semble d'ailleurs que Ray Nadeau soit allé se procurer un costume au magasin de 'farce et attrape' du bout de la rue... les poils sont collés ça et là sur la face de l'acteur,
Toute la première partie du film tourne autour d'un seul et unique sujet : les nanas. On y voit notre yéti-tombeur en pleine action : enlever des filles dénudés et les enfermer dans sa grotte, reluquer un couple qui fait l'amour pour finalement se mettre dans une fureur noire et attaquer nos tourtereaux, bref, vivre sa vie de yéti terrifiant et lubrique qui s'en prend au sexe faible.
Mais dans cette première partie, il n'y a pas d'intrigue. Ceci dit le tout n'en reste pas moins divertissant.


beauties and the beast (the)

C'est dans la deuxième partie qu'une pseudo histoire quelque peu décousue viendra animer le tout. Étrangement, cette partie bien que très agréable également, contient quelques longueurs.
Des hippies sortent d'on ne sait où, ils vivent en harmonie avec la nature, passent leur temps à se baigner nus et à faire l'amour sous la caméra pendant de longues longues minutes.
Ceux-ci seront brutalisés par des chasseurs méchants et corrompus.
L'auteur dévoile ici ses obsessions et fantasmes d'auteur : il semble d'ailleurs faire un blocage sur les filles nues armées de pistolet et ne cache pas son plaisir à filmer des corps dénudés, d'hommes ou de femmes.
Mais rassurez vous, le tout reste très bon enfant.
Le film fleure bon la douce insouciance des années Beatniks.
Peace and love !


desperately seeking yeti

Ray Nadeau ne s'embarrasse pas de cohérence, ni de linéarité.
Il n'hésite pas à accumuler les scènes bout à bout sans réelle logique apparente.
Le montage est totalement chaotique, à l'image de notre homme velu.
A chaque personnage correspond un thème musical, qui est interrompu brutalement à tout changement de scène.
La musique criarde et insupportable est omniprésente. Elle couvre tous les bruits habituels de voiture ou d'oiseaux... sans doute par souci économique.
Pas de chichi donc, chez Ray Nadeau on filme selon ses humeurs : dans ce montage surréaliste, on passe allégrement du jour à la nuit. Et on passe même de l'été où les jeunes filles se prélassent nues au soleil, à l'hiver, où elles trébuchent dans la neige, vêtues de doudounes...
Ca et là, notre farceur de réalisateur décide de détendre l'atmosphère, instaurant de petits moments ludiques, insérant des instants insolites tel le canard en plastique qui fait cuuuouick à un moment inopportun (le couple fait l'amour et l'écrase malencontreusement) ou le gars nu, surpris par big Foot en plein coït, qui se sauve les bras en l'air, jetant sa dulcinée dans les bras du monstre. Le tout prenant parfois une tournure surréaliste.


beauties and the beast (the)

Ainsi "The Beauties and The Beast" comme toute bonne série Z est un condensé de tout ce qu'il ne faut pas faire au cinéma.
C'est ce genre de petit film pour lesquels j'ai énormément d'affection, un spécimen tout droit sorti des années 70, naïf, bon enfant, distrayant, raté, bref qu'on aime pour ses défauts.
"The Beast and the Vixens" comporte les ingrédients utiles à tout navet qui se respecte : l'exagération y est de mise, le montage est haché au couteau, le monstre est ridicule et gesticule comme un forcené, l'histoire est sans queue ni tête, les personnages surjouent et passent leur temps à se dénuder, la musique est omniprésente et assourdissante, et le réalisateur laisse de grands vides scénaristiques.
Ainsi, on ne sait pas d'où surgit ce vieil ermite qui ressemble à "captain cavern", ni pourquoi il est aussi copain avec le Big Foot . De même, on ne saura jamais dans quel but le monstre à poil enferme les demoiselles,ni quel sort leur est réservé... Mais est ce bien important ?
Il n'en reste que l'équipe d'AKA a passé un agréable moment à visionner ce petit budget bien sympathique.


bloodyjane

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