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prowler (the)

prowler (the)
Aka: rosemary's killer, the graduation

prowler (the)

A la fin de la seconde guerre mondiale, dans une petite ville des Etats-Unis, on fête la fin de l'année scolaire avec un bal. On festoie, tout le monde s'amuse jusqu'à ce que Rosemary et son nouveau petit ami (l'ancien étant en train de se faire tuer au front) se fassent trucider. Avec une fourche qui plus est.
Trente cinq ans plus tard, les étudiants de la ville refont un bal de fin d'année, alors que le maire les avait interdites jusque là.
Mais au milieu de la fête, un soldat mystérieux est aperçu par Pam, une des étudiantes, rôdant dans son dortoir. On dirait bien que le tueur à la fourche est revenu, et qu'il entend bien continuer le massacre initié trente ans plus tôt.


rosemary's killer

Carton plein pour "The Prowler", qui réussit à réunir en un même film l'ensemble des caractéristiques du slasher des années 80 :
La petite ville de campagne marquée par un événement sordide. Le meurtre initial qui engendre un traumatisme dans la ville, et l'élément déclencheur, trente ans plus tard, provoquant le retour du meurtrier. Les adolescents éméchés ne cherchant qu'à copuler, boire toujours plus d'alcool et se dodeliner sur de la musique que la morale réprouve (le rock, pouah ! Une musique satanique !). L'héroïne et son petit ami, seuls face à l'incrédulité de l'ensemble des personnes quand on leur dit qu'il y a un tueur dans les parages. L'arme singulière (la fourche), signature du psychopathe sanguinaire. L'habit caractéristique du meurtrier le rendant immédiatement reconnaissable.


prowler (the)

Et après tout, pourquoi se gêner ? On ne compte pas le nombre de films partageant ces caractéristiques au début des années 1980. Pour cause: on sait le succès phénoménal que fut "Halloween" et "Friday The 13th", sortis respectivement en 1978 et 1980. Autant suivre la voie royale ouverte par ces prédécesseurs.
Vous en trouverez d'ailleurs de nombreux parmi nos pages, certains suivant au pied de la lettre le modèle du slasher (comme "My Bloody Valentine"), d'autres s'en éloignant un petit peu car un peu plus tardif ("April Fool's Day").
Suivre à la ligne les techniques du "Slasher pour les Nuls" est pourtant un exercice risqué; Car la formule, déjà en 1981, a été largement empruntée, détournée, et parce que le public connaît déjà les routines du genre, héritées des films d'horreur des années 60.
Donc, pour retenir l'attention, "The Prowler" se devra d'être particulièrement efficace.


rosemary's killer

Or, ce n'est pas le cas !
Pourtant, l'imagerie est plaisante. Je veux dire par là que le méchant à un look sympathique avec ses airs de GI ombrageux, le visage constamment recouvert d'une cagoule-camouflage et son uniforme toujours miraculeusement suintant comme s'il sortait d'on ne sait quelle tranchée. Fourche, baïonnette et grosse pétoire : les meurtres sont de bonnes factures sans être grandement imaginatifs, et le rendu est assez bon, les effets spéciaux étant signés Tom Savini: ceci expliquant cela.
L'ensemble bénéficie d'un budget honorable qui lui donne un look très à la hauteur, nettement du niveau de ces homologues sus-cité.(dans le paragraphe au dessus, faut suivre !)


prowler (the)

Cependant, le plus gros point noir de "The Prowler" est sans aucun doute son manque de souffle, son rythme un chouilla trop "mou-du-genou"... Ajoutons à cela un scénario qui fait vraiment le minimum syndical, et n'offrant que peu de réelles motivations au tueur, ni de raison probante à son retour (si ce n'est une allusion à une interdiction de festivité depuis le meurtre).
Qui plus est, l'interprétation n'est pas à la hauteur : les héros manquent de charisme, ce qui empêche tout sentiment d'identification, ou même ne serait-ce qu'un brin d'empathie.
Tant et si bien que quand apparaît le fatidique "The End" à la fin du film, on ne retient pas grand chose, sinon l'ennui qu'il a lentement insinué...
Allez plutôt voir "My Bloody Valentine" qui, s'il est assez proche de "The Prowler", offre un contenu bien plus homogène et un suspens bien mieux entretenu.


maht

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