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deepstar six

deepstar six
Aka: m.a.l. mutant aquatique en liberté, deep six

deepstar six

Au fin fond des mers, une équipe de professionnels est missionnée pour stabiliser une plate forme appelée DeepStar Six et y arrimer des missiles nucléaires. La mission ne devait durer que 4 mois, mais elle s'éternise quelque peu. L'équipage commence à s'impatienter, la vie sous marine a son intérêt mais n'est pas trépidente au point d'y rester toute sa vie !
Le grand chef décide donc de précipiter les choses. Il souhaite stabiliser cette plate forme au plus vite, mais l'équipage a décelé une grotte dont la profondeur est inconnue. Malgré les réticences des scientifiques, le chef donne l'ordre de faire sauter cette grotte afin de pouvoir faire aboutir le projet qui a pris selon lui trop de retard. Mais la chercheuse Scarpelli l'avait prévenu... en 1848, un rapport d'un navire nglais rapportait que ces eaux contenaient des créatures inconnues et peut être dangereuse. Faire exploser cette grotte pouvait les libérer...
Bien entendu, le décideur se moque bien de ces rapport et passe outre les conseils de cette petite jeune qui fait une étude biologique sur les fonds marins... je vous laisse deviner la suite !


m.a.l. mutant aquatique en liberté

C'est donc dans cet univers confiné, sous marin, que l'action du film va se dérouler.
D'emblée, l'ambiance est plantée. Les décors sont typiques des films "aquatiques" et similaires à ceux qui se déroulent dans l'espace.
Les effets spéciaux, tout droit sortis des années 80, nous montre des maquettes vaisseaux, qui se déplacent doucement, avec des bruits de machines atténuées et qui craquent de l'intérieur comme les vieux sous marin de la seconde guerre mondiale. Les vaisseaux sont équipés de gros sas tout ronds, montrant des tableaux de bord avec écrans pour voir son interlocuteur et de gros boutons de toutes les couleurs, sur lesquels ils s'empressent d'appuyer en répétant "citrax à StarDeep, citrax à StarDeep , information bien reçue".
Tout ceci est résolument à la pointe de la modernité et la base est bien entendu éclairée d'énorme spots hallogènes, pour éviter que les caméras ne filment que du noir...
Le fond sonore se combine parfaitement au décor, les notes de synthé, claires nous plongent dans la douceur des profondeurs ! Ce qui est assez appréciable.
Bref, cette ambiance me rappelle, nostalgique que je suis, certaines scènes tant regardés de certaines séries de mon enfance telles : "Cosmos 99" ou "Star Trek".


deepstar six

En lisant ceci, vous comprenez bien que "M.A.L. Mutant Aquatique En Liberté" (le traducteur est un génie !) n'est pas un modèle de modernité !
Rien de nouveau sous le soleil dans ce film, qui utilise les stratégies et effets connus, revus et corrigés. Et alors ? À quoi bon faire du neuf alors que l'ancien fonctionne bien ?
Ainsi, nous avons les stéréotypes bien huilés, tant au niveau du décor, de l'action ou des personnages.
L'histoire est banale, prévisible et attendue.
Nous retrouvons dans " DeepStar Six" les traditionnels scènes de déjeuner ou l'équipe rage contre la bouffe, les scènes habituelles de romantisme, l'indispensable scène où la jeune scientifique se nettoie sous la douche (tss tss, ne rêvez pas, vous n'en verrez pas plus qu'il n'en faut...), et les scènes plus ou moins réalistes montrant les pilotes très professionnels, casques sur les oreilles, qui utilisent des termes techniques.


m.a.l. mutant aquatique en liberté

Les personnages sont bien entendus stéréotypés.
Il y a celui qui pète un plomb et devient fou car il ne supporte plus l'enfermement. Celui ci est d'ailleurs superbement bien interprété par Miguel Ferrer, qui joue son rôle à merveille. Il y a deux couples d'amoureux, dont l'un va perdre sa moitié, pour mettre un peu d'émotion dans ce monde de brutes aquatiques. Il y a le valeureux capitaine noir (et oui il en faut un, pour ne pas être taxé de raciste) qui se condamne pour sauver l'équipe, alors qu'il a des enfants ! Le brave homme...
Et devinez qui va être les joyeux rescapés de la plate forme sous marine ? Je ne vous le dirais pas, mais c'était couru d'avance.
Bref, tous les ingrédients d'une bonne recette pour un film réussi sont ici réunis : séquences émotions, réalisme scientifique, tensions, angoisses, suspens, romantisme... Il y a quelques meurtres assez intéressants, perpétrés bien sur par le monstre !
Il manque juste le monstre... qu'on aperçoit tardivement et surtout rarement.
Ceci dit, il est vrai qu'il n'est pas nécessaire de montrer des monstres pour faire une bonne réalisation : il suffit de voir "Alien" pour s'en convaincre. Mais ici, j'ai été quelque peu frustrée par cette absence, d'autant que le titre français avait titillé mon imagination au préalable au sujet de cette créature aquatiquement diabolique.


deepstar six

Ainsi, bien que Sean S. Cunnigham réutilise de vieux procédés et reprend les stéréotypes habituels présents dans les films de science fiction de l'époque, "DeepStar Six" s'en sort plutôt bien.
Certes l'action a du mal à démarrer, et notre réalisateur est avare d'images montrant la créature tant attendue, mais le film se regarde plutôt bien.
Nous émergeons avec un certain plaisir dans les années 80 : le bon vieux temps où les filles avaient des coiffures ingrates et ne portaient pas de soutien gorge sous leurs blouses, la merveilleuse époque où les hommes mettaient en valeur leur musculature sous des marcels saillants et arboraient fièrement des sur chemises à carreaux. C'était le temps où l'on croyait naïvement que quelques boutons colorés suffisaient à donner un réalisme probant, et que des valeurs comme l'amour, honnêteté et le courage étaient des incontournables pour réaliser un bon film.
Pour le spectateur peu exigent et adepte des films de ce genre, le film se montre plutôt divertissant. On ne s'ennuie pas devant ""M.A.L. Mutant Aquatique En Liberté" (j'adore ce titre !) et celui ci est plutôt efficace.
L'ambiance aquatique est assez agréable et reposante.
Vous n'allez ni frémir, ni avoir la peur de votre vie, ni crier au génie, ni être scootché à votre fauteuil, mais vous passerez un petit moment détendu et agréable au fond des abîmes de la mer....


bloodyjane

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