* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

malabimba

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Aka: possession of a teenager, the malicious whore

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Un esprit malin a élu domicile dans le corps d'un représentant de la vénérable famille Karoli. La victime est une adorable adolescente, Daniela Karoli. Ce qui est ennuyeux pour la famille c'est la sérieuse propension de l'esprit malin à faire chuter sa proie dans le péché de chair. Les résidents du manoir familial seront-ils dès lors assez forts moralement pour repousser les tentations charnelles de la petite? Quoi qu'il en soit, en voilà une qui risque bien d'aller " sucer des bites en enfer " pour de vrai.


possession of a teenager

Ce film est extraordinaire, dans le double sens du terme, c'est-à-dire qu'il sort de l'ordinaire et qu'il est plutôt bon. On a dans les mains un film qui ose exactement ce qu'il voulait faire sans craindre le mauvais goût ; mauvais goût dans lequel il tombe parfois, il faut le reconnaître, et derechef confesser que l'on ne déteste pas cela. Dès le début les dés sont jetés et vos yeux pourront s'écarquiller, quand l'esprit frappeur qui est appelé au cours de la séance de spiritisme se manifeste directement par l'ouverture magique de la braguette d'un des fils Karoli. Mais, à la seconde suivante, la vélocité de notre esprit que l'on aime déjà s'attaque au pull de la belle-soeur pour l'arracher et mettre au jour une magnifique poitrine - Ô intelligente caméra, nerveuse et précise qui sait capter au passage cette charnelle apparition! Ô mille fois merci! très grand Andrea Bianchi, de viser immédiatement l'essentiel sans perdre de temps. La perversion cynique du malin est dès lors explicite sans le recourt fastidieux à trente-six mille explications (environ). Il ne reste plus qu'à choisir un corps en adéquation avec ce souci de corruption: la charmante adolescente, là dans le coin, bon dieu, mais c'est bien sûr! Une fois incarné dans ce charmant corps parfaitement pur de toute souillure, il va pouvoir pervertir toute la famille ou presque et la religieuse de service.


malabimba

Le fait de choisir une adolescente possède intrinsèquement des avantages certains. D'abord de jouer complaisamment sur une ambiguïté: les pulsions de notre chère petite sont-elles le résultat du malin ou bien du passage à l'âge adulte? Mais écoutons plutôt l'avis de la belle soeur, au demeurant complètement nymphomane, " Bimba a juste une puberté un peu retardée, ce qui cause un peu de sexualité morbide ". Nous voilà rassurés, le nounours lacéré de coups de couteau et fiché d'une bougie pour le doter d'un phallus, n'est pas si méchant que ça. De toute façon, il faut reconnaître que la conception de la belle-soeur sur les femmes reste relativement tranchée: " Più o meno tutto le donne sono puttane ". Mais la perversité de Bimba va aller crescendo d'une façon tout à fait proprette, et de telle sorte que l'on ne pourra pas accuser l'esprit frappeur de manquer d'imagination. L'autre avantage du choix d'une tendre adolescente c'est que Bianchi peut jouer de la meilleure façon sur un registre qui lui plaît, à savoir les relations incestueuses (et cannibales, mais cela revient au même) entre le parent et sa progéniture. Thème que l'on retrouve au moins dans deux autres ouvrages du même auteur, "Le Notti Del Terrore" - si vous n'avez pas vu la scène du fils qui arrache le mamelon de sa mère, vous devez me corriger cela - et, de façon moins provocante, dans "Nude Per l'Assassino".


possession of a teenager

La scène fameuse (ou la fameuse scène, à vous de voir) qu'il serait dommage de passer sous silence est complètement démente dans le domaine de la surenchère mais elle est aussi complètement réussie si on la regarde comme une plaisante manière de se moquer d'un certain "L'Exorciste": la fifille suce jusqu'à la mort son tonton! Suce-t-elle son oncle ou son grand-père? les choses ne sont pas très claires. Ce qui est certain c'est que la victime (grand dieu! Qu'elle âme dépravée a lu " l'heureuse victime "?) est complètement impotente, elle se déplace en chaise roulante et ne peut pas manger seule. Alors, debout les morts! L'humour peut sembler de mauvais goût, mais en tous les cas l'effet est saisissant. Et les choses sont très bien filmées, avec assez de distanciation pour ne pas tomber dans le malsain à pieds joints. À propos de choses qui peuvent déranger le spectateur, même s'il est plein de bonne volonté, considérons les quelques inserts pornographiques (voulus par les producteurs) dont notre film est parsemé. Je tiens à faire remarquer d'abord que rien ne nous oblige a priori de s'élever contre les inserts en tant que tels. Pour ma part ce n'est pas ce genre de traficotage qui me donne envie de monter une association. Mais le problème c'est plutôt que ces ajouts ne sont franchement pas soignés, et même un peu stupides surtout si l'on pense au premier de ceux-ci. En effet, la scène dans laquelle il intervient implique un couple mixte dont on nous dit que le type ne peut pas satisfaire sexuellement la femme; à partir de là on voit en gros plan un coït qui, ma fois, me semble l'oeuvre d'un garçon tout à fait gaillard et soigneux. Les choses sont donc contradictoires (faut-il monter une association qui lutterait contre les choses contradictoires?). Par contre je serais plus nuancé en ce qui concerne l'insert au moment de la meurtrière fellation: elle n'est pas vraiment salement intégrée. Et puis, bon, d'habitude on se plaint d'une censure qui vient nous soustraire les scènes du film...ici on en a de nouvelles, alors pourquoi faire la fine bouche? Je propose, comme solution intermédiaire, de garder le tout et de faire un léger travail qui consiste à faire abstraction, mentalement, des gros plans supplémentaires. Il faut dire aussi que les scènes coquines, tout à fait charmantes, voulues par l'auteur, sont quand même pleines de poils pubiens. Ce qui signifie que le film n'est pas absolument dénaturé par les ajouts, si l'on est contraint de visionner la version avec ceux-ci.


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Pour se résumer, disons que l'on a sous les yeux un film érotique avec des ajouts pornographiques supportables. Le prétexte de l'ouvrage est une possession qui imite et parodie de façon sympathique un film bien connu sur le même thème. L'ambiance gothique qu'offre l'auteur permet une distanciation facile et une image qui parfois n'est pas du tout stéréotypée. Parfois cependant, les séquences sont un peu creuses et faciles, mais la caméra reste toujours assez vivace pour ne pas s'attarder trop longtemps. L'érotisme est agréable, même s'il ne nous fait pas grimper au plafond. J'aime bien les moments où le film semble complètement oublier son histoire d'esprit malin pour ne plus s'intéresser qu'à la vie sexuelle de nos protagonistes malchanceux. En supplément, comme on a pu le voir, on a le droit à quelques réflexions très profondes sur la véritable nature des femmes et sur le complexe d'Oedipe. Je n'irai cependant pas jusqu'à dire que ce film est à conseiller dans un but pédagogique.


orribile rene

Affiche(s)

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