* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

gwendoline

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Aka: the perils of gwendoline in the land of the yik yak

gwendoline

Le père de Gwendoline, un éminent collectionneur de papillons, a disparu alors qu'il recherchait un spécimen particulièrement rare en Chine.
Bien décidées à le retrouver par n'importe quel moyen, Gwendoline et sa servante Beth arrivent par voie postale (sic) en Chine.
Là, Gwendoline se fait dérober par des pilleurs puis est revendue à un magnat local. Elle est sauvée in-extremis par un charmant jeune homme, Willard, qui n'en demeure pas moins un chasseur de prime patenté.
Il refuse d'abord d'aider les jeunes femmes à trouver le père perdu, mais apprenant qu'il y a une belle somme en jeu, décide de les emmener là d'où personne ne revient jamais... les fameuses terres de Yik Yak !


the perils of gwendoline in the land of the yik yak

On ne sait par où commencer tellement "Gwendoline" regorge de détails croustillants qui raviront le fan de films oubliés.
Quand on sait que Gwendoline a été réalisé par Just Jaeckin, le papa du premier "Emmanuelle" et d'"Histoire d'O", entre autres, on ne peut que se lécher les babines.
Attendez, ce n'est rien : la musique est composée par le grand Pierre Bachelet, qui d'ailleurs signa aussi les musiques des précédents films de Jaeckin. Nous avons d'ailleurs pour thème principal de "Gwendoline" le tube interplanétaire "En l'An 2001", version instrumentale.
Et attendez encore un peu ! Le film est tiré d'une bande dessinée sadomasochiste de John Willie datant des années 50 : "Sweet Gwendoline".
Ce n'est pas tout : on y retrouve Zabou Breitman, Bernadette Lafont, et le dessinateur Schuiten a travaillé sur le design.
Enfin, les copies du film étaient relativement rares, ayant subit un flop monumental à sa sortie en 1984. Sortie dont personne ne se souvient, c'est dire s'il est tombé dans l'oubli...
Il n'en faut pas plus pour que le cinéphage averti se jette sur une copie de "The Perils of Gwendoline in the Land of the Yik Yak", la bave aux lèvres.
Heureusement, quelques fous nous ressortent ces petites perles du cinéma, avec un sens du suicide commercial rare, et nous les en remercions fortement !


gwendoline

On pourrait disserter pendant des heures sur la vacuité de "Gwendoline". Film pseudo artistique, bénéficiant à l'évidence d'un budget conséquent et d'une volonté forte de "tout faire à l'envers pour ne pas faire comme tout le monde", il ne fait que s'enliser inlassablement dans son propre propos. La direction des acteurs est à mourir de rire, la musique de Bachelet est horripilante et le thème, qui rime pour tous les trentenaires avec ce tube imbitable de 1987 scandé par des pré-Choristes, est insupportable.
Ajoutons à cela un humour pour le moins... ravageur et une tendance à l'infantilisme, et on obtiendrait un film qui ferait passer "Le retour des Bidasses en Folie" pour du Kubrick.
Et pourtant... Et pourtant...


the perils of gwendoline in the land of the yik yak

Et pourtant, "Gwendoline" est totalement, complètement, étonnamment attachant.
Mieux, on en vient, après avoir littéralement subit les vingt premières minutes, à attendre impatiemment la suite. Juste pour voir jusqu'où Just Jaeckin est allé dans le n'importe quoi.
Car l'impression BD prend de plus en plus de place au fur et à mesure qu'avance le film, un peu à l'instar d'un "Barbarella", avec lequel "Gwendoline" partage pas mal de son goût immodéré pour l'auto-dérision.
On assiste donc à des scènes totalement superficielles et loufoques, à chaque fois prétextes à montrer la poitrine de Gwendoline, ou de sa bonne, ou de n'importe quelle femme qui passe dans le coin.
A la fin, on tombe même dans un pseudo heroïc-fantasy dans une ville souterraine peuplée d'amazones, ce qui donne lieu à une très belle course de chars tirés par des... femmes en tenues SM, bien évidemment ! Véritable 'climax', cette scène à elle seule résume parfaitement l'esprit du film : à voir à tout prix !


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Bref, sous ses airs de navet pédant et régressif, "Gwendoline" de Just Jaeckin est un nanar formidable, une de ces petites perles du cinéma.
Il faut laisser de côté les premières minutes, le jeu désastreux des acteurs, l'incohérence de l'ensemble, la musique toujours mal à propos, et se laisser emporter pour apprécier véritablement ce grand n'importe quoi.
Un peu moins réussi que le "Barbarella" de Vadim, mais avec un peu plus de poitrines (on est dans les années 80 tout de même), bien mieux que "Flesh Gordon", on trouve comme dans ces deux films le véritable esprit des bandes-dessinées futuro-nimportequoi ! Un délice.


maht

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