* a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z

perawan disarang sindikat

perawan disarang sindikat
Aka: virgins from hell, maidens revenge

perawan disarang sindikat

Deux jeunes demoiselles sexy-chocolat et court vêtues de cuir "s'infiltrent" dans un bar peu recommandable, afin de se venger de l'assassinat de leurs parents. En effet, ce bar appartient à l'horrible Monsieur Tiger, un mac trafiquant de drogue.
Ce méchant personnage a tué les parents des deux filles juste pour s'installer dans leur immense bâtisse. Il y séquestre des savants en blouse blanche et les obligent à travailler sur la création d'une drogue aphrodisiaque....
Les demoiselles ont un plan : elles vont se venger de la bande de Monsieur Tiger en volant l'argent de la drogue. Le plan est diabolique : l'une d'elle monte dans une chambre avec l'un des truands, puis le frappe. Elle ouvre la fenêtre et appelle ses copines bikeuses qui attendent dehors. Celles ci entrent avec fracas dans le bar en vue de mettre une belle raclée aux méchants dealers. Les filles sortent vainqueurs du lieu, avec des sacs remplis d'argent, dans un boucan infernal de piaillements féminins et de coups de feu tirés en l'air.
Non contentes d'avoir réussi ce méfait, elles décident maintenant de s'attaquer au domaine de Monsieur Tiger...


virgins from hell

Dès la première scène j'ai été ébahie devant l'aspect rudimentaire et vieillot de "Virgins from hell" qui, rappelons-le, date de 1987. Je me suis donc interrogée et renseignée sur les codes du film Indonésien de l'époque , dont je ne suis absolument pas spécialiste.
Apparemment, celui-ci était déjà un peu désuet dès sa sortie pour le spectateur autochtone...
Mais tout de même un petit rappel du contexte, très rapide, sera donc nécessaire pour comprendre certains aspects du film :
Dans les années 70/80, le film populaire et le cinéma bis s'est extrêmement développé en Indonésie, et beaucoup de réalisateurs se sont essayés aux films d'exploitation. Au travers de ces films populaires, les réalisateurs ont bien souvent défendu la culture locale, l'identité nationale, certains ont dénoncé le colonialisme dont le pays a longtemps été victime, etc.
Je vous rassure, dans "Virgin From Hell" nous ne trouvons rien de tout ceci... Le film est tout sauf engagé. Mais il s'essaye à l'exploitation et au kitch le plus improbable. Notre petit bijou de pacotille Indonésien participe donc de ce courant nouveau, avec bien entendu, toute la fraîcheur et l'engouement que l'on développe face à un nouveau genre cinématographique.


perawan disarang sindikat

Ainsi, il pille à tout va chez ses prédécesseurs, mettant bout à bout tous les genres populaires jusqu'ici essayés chez les voisins. Dans un grand délire rocambolesque, "Perawan Disarang Sindikat" mélange allègrement des scènes de films d'aventure comme celle de la bagarre d'une jeune fille avec un crocodile en plastique, des scènes de films gores où l'on assiste stupéfait à l'implosion d'un homme à qui on a injecté une potion, dont le sang coule à gros bouillon, des scènes de films de 'womens in prison', des scènes de films de bikeuses plutôt stupéfiantes montrant des demoiselles vêtues de combinaisons et de casques roses rouges bleus fluos maladroites sur leurs motos, des scènes de prise d'assaut du fort avec force coups de feu et fumigènes explosifs, et j'en passe et des meilleures...
Cet amalgame de genres superposés sans réel fil conducteur donne un aspect grotesque et délirant à la réalisation.
Le metteur en scène y a entassé tout et n'importe quoi, préférant sans doute la quantité à la qualité, car bien entendu le tout est plutôt approximatif et les effets spéciaux aussi peu convaincants que le reste...
Ceci dit, l'accumulation des défauts de "Virgins From Hell" fait aussi sa force.


virgins from hell

Mais entrons un peu plus dans le vif du sujet et dans le monde de Monsieur Tiger et de ses "vierges" diaboliques... Le film regorge de petits détails plutôt décalés, surjoués et - je dois l'avouer - très sympathiques.
Les scènes en prison ou de torture sont à mourir de rire, tant les allusions au sexe sont grossières et récurrentes. Car mettez des femmes dans une prison toutes ensembles et devinez ce qu'elle font ? Elles se chamaillent, elles finissent par se tirer les cheveux et se bagarrer dans l'eau, d'autres se lavent de façon langoureuse, d'autres encore font entrer et sortir doucement des saucisses de leurs bouches à l'heure du repas, où s'allongent en position lascive, une autre se pend au milieu de la grotte (on se demande d'ailleurs où elle a bien pu accroché la corde ?) et reste pendue les jambes écartées (ce qui défie les lois de la gravité)...
Bref, ces demoiselles s'occupent comme elles peuvent, pour le plus grand plaisir du spectateur.
Et nous ne sommes pas en reste du côté des méchants. Ceux ci sont réellement méchants. Et ils savent s'amuser les gaillards ! (ils me rappellent d'ailleurs les "2000 Maniacs"). Nos beaux moustachus sont ingénieux en ce qui concerne les tortures sur le sexe faible : - on ose défier Monsieur Tiger ??? et hop, la demoiselle rebelle dans un sac avec un lémurien ! - On essaie de fuir petite brunette ? Allez, zou, sur une broche ! À la rotissoire ! Tu n'auras pas besoin d'UV pour cet été...
L'humour n'est pas, je vous l'accorde, de toute finesse, mais il fait son petit effet.
Monsieur "Tiger", outre ses tenues des plus kitchs, passe son temps à se lécher les lèvres et à se toucher les tétons en faisant son regard lubriques dès qu'une situation affriolante pointe le bout du nez. Des allusions grossières à son coté sauvage reviennent en leitmotiv : le réalisateur effectue régulièrement de gros plans en aller retour sur le regard de Monsieur Tiger et sur le regard du tigre ou du cheval qui ornent le mur (c'est d'un goût...). L'orage gronde lorsqu'il fouette ses captives et chacun de ses mouvements déclanche un coup de tonnerre... Décidément, ce monsieur est viril, bestial et violent comme la foudre !
L'insistance sur ces effets de style mettent assurément en joie un spectateur surpris devant tant de culot !


perawan disarang sindikat

Ainsi, vous l'avez compris, le côté grossier - oserais je dire gras ? - de "Virgins From Hell" est extrêmement agréable. Il met en joie le spectateur dès le début et titille les mauvais instincts qui dorment en nous par son côté pipi caca.
L'aspect caricatural des personnages, les situations saugrenues qui s'enchaînent, le mauvais jeu des acteurs, l'absence de logique et surtout l'exagération dont le réalisateur fait preuve tient plus de la bouffonnerie que du film d'action ou d'horreur ou d'aventure (c'est selon...).
"Virgin From Hell" est le type de film que nous apprécions sur AKA juste pour la qualité de ses défauts.
L'intérêt de "Virgin From Hell" est qu'il garde un petit côté naîf plutôt savoureux. Certes il traite de misogynie, d'histoires de jeunes filles se vengeant contre des 'hommes sexuels' qui veulent les asservir et leur faire subir les pires outrages, certes il montre des filles soumises, court vêtues, emprisonnées, torturées et violées, mais le traitement reste jusqu'au bout 'bon enfant'. Ceci nous évite d'être mal à l'aise devant des scènes qui pourraient être dérangeantes de par leur contenu.
D'ailleurs il est à noté qu'aucun bout de sein ou de fesses ne seront montrés, les demoiselles restent pudiques et habillées tout au long du film. Selon le vieil adage : 'moins on dévoile, plus c'est sexy chocolat'... et c'est plutôt sympa.
Aussi laissez vous emmener gaiement par Monsieur Tiger (qu'on s'attendrait à faire "roarrr" avec son oeil de tigre et ses dents de cheval) et ses vierges de l'enfer, vous ne le regretterez sans doute pas !
Un film Indonésien à regarder entre amis.


bloodyjane

Affiche(s)

jaquette